Auteur : Marion Gingras-Gagné

Expérimenter le «blind date» littéraire!

Avez-vous déjà tenté l’expérience d’acheter un livre, mais sans savoir duquel il s’agit? C’est ce que nous proposent, à l’occasion de la Saint-Valentin, deux librairies indépendantes de quartier: La librairie de Verdun et La librairie La Flèche rouge. À la manière d’un « blind date » ou d’une rencontre à l’aveugle, ces deux librairies vous offrent d’aller à la découverte d’un livre de papier comme s’il s’agissait d’un rendez-vous amoureux.   Le but? Vous faire découvrir quelque chose de nouveau, que vous n’auriez peut-être pas été porté à acheter autrement. Et, qui sait, peut-être provoquer un coup de foudre et un match parfait entre vous et un bouquin? Le concept de la vente ou du prêt de livres à l’aveugle n’est pas nouveau: les bibliothèques de la ville de Laval, ainsi que la Librairie Carcajou, entre autres, en ont déjà, dans le passé, proposé l’expérience. Mais jusqu’à maintenant, je n’avais jamais essayé. Curieuse, j’ai décidé de me prêter au jeu, et c’est ainsi que je me suis présentée à la Librairie de Verdun pour faire …

« Il était une fois »… critique enthousiaste de deux contes réinventés pas pour les enfants

Plus que jamais, les contes de fées sont un matériau privilégié dans la création d’oeuvres contemporaines détournées, et je ne peux qu’être surprise de la quantité de romans, de bandes dessinées, de films, qui sont créés à partir de ces récits. Si mon plaisir est de mettre la main sur ces créations de toutes sortes, il est surtout de trouver, à travers la grande masse de publications, des oeuvres réussies, captivantes, bien menées et déconcertantes. C’est ainsi que durant les vacances de Noël, j’ai eu la chance de lire deux de ces livres détournés, et ceux-ci se sont révélés être très réussis. D’abord, peu de réécritures humoristiques de contes m’ont autant plu que la bande dessinée Tout conte fée, pot pourri éclatant qui mélange les différents contes et récits d’un doigté de maître. L’histoire est construite autour des plusieurs personnages, qui habitent le même immeuble où il se passe des évènements étranges, comme des disparitions, des meurtres. Les policiers mènent enquête, mais se retrouvent face à des personnages rocambolesques, comme le Chaperon rouge, Peter Pan, le loup, il y a …

Réflexions sur le café. Acheter, c’est voter de Laure Waridel

J’étais chez une merveilleuse amie. Depuis quelque temps, j’essayais de lire plus d’essais. Je voulais toucher à tout, développer ma pensée critique, m’informer davantage. Ce livre se trouvait entre deux autres, dans sa bibliothèque, et je lui ai demandé si je pouvais l’emprunter. Acheter, c’est voter. Le cas du café, de Laure Waridel, est un livre que je n’avais pas encore lu. Si j’étais déjà conscientisée au commerce équitable, je n’avais pas pris le temps de vraiment en comprendre les enjeux. J’avais cependant envie d’en savoir plus et ce livre me donnait l’occasion de le faire. Le titre, tout d’abord, vaut la peine qu’on s’y arrête. À lui seul, il résume toute la pensée du livre de Waridel. « Acheter, c’est voter » signifie, tout simplement, que nous avons, en tant que consommateurs, un énorme pouvoir. Et même si nous avons souvent l’impression de ne pas avoir le choix et d’être pris dans un système trop grand et trop complexe, c’est nous qui faisons pencher la balance, c’est nous qui, par nos achats, contrôlons le marché. …

Des bonbons et des livres pour l’Halloween, ou comment faire circuler la lecture en libre-service

J’ai toujours aimé l’Halloween. Plus jeune, j’adorais plus que tout me déguiser, arriver à l’école et avoir la surprise de découvrir mes ami.e.s sous leur costume toujours original. J’aimais plus encore, le soir venu, faire la tournée des maisons de mon quartier pour récolter des bonbons, puis revenir chez moi et tout classer, puis déguster. Cependant, depuis quelques années, à cause de contraintes comme mon travail ou l’université, ou juste par paresse, je ne célèbre presque pas l’Halloween. Je trouvais ça dommage, et c’est pour cette raison que j’ai décidé, cette année, de m’y remettre et de distribuer des bonbons pour les enfants. Puisque j’habite le 3e étage d’un appartement, j’avais décidé que je m’installerais sur le trottoir devant mon entrée toute la soirée, afin de pouvoir accueillir les nombreux « petits halloweens » qui allaient passer. J’avais invité des amis, et l’on allait tous se déguiser. Puis, j’ai eu une idée. Moi, grande folle de lecture, militant pour le plaisir de lire et agissant bénévolement en alphabétisation durant mes temps libres, j’allais distribuer des livres. Je …

L’album jeunesse Mazort Fugus. Pour l’amour de la musique

L’amour et la pratique de la musique étant au coeur de ma famille depuis mon enfance, j’ai offert à ma mère pianiste et professeure le magnifique album pour la jeunesse Mazort Fugus, écrit par Perrine Joe et illustré par Élice. Il s’agissait d’un cadeau pour son anniversaire, mais il s’est avéré être un cadeau pour tous les petits pianistes qui l’ont lu par la suite, découvrant le superbe univers musical proposé par Mazort et sa musique enchantée. L’histoire commence alors que le grand Mazort Fugus doit donner un concert. Il est en retard, toujours en train de perfectionner sa dernière composition quelques minutes avant sa prestation, mais doit se préparer hâtivement. Les notes voltigent devant lui. Il observe leur chorégraphie. C’est que les concerts du célèbre Mazort Fugus sont loin d’être ordinaires. Sa musique, fantastique, transporte les spectateurs ailleurs… mais vraiment «ailleurs». Elle fait voyager… mais vraiment «voyager». C’est ainsi que lors de son dernier concert, une partie du public avait disparu, entraîné dans un autre univers, accessible par la musique elle-même. Mais où étaient-ils? Ce soir, le …

Montréal en livres et à vélo

Depuis que j’habite à Montréal, je voyage plus que jamais à vélo. De chez moi à l’école, à mon lieu de travail, à chez mes amis ou à chez mes parents, je suis toujours à vélo. Le sentiment que ces balades me procurent est un mélange de fatigue-heureuse, alors que j’ai chaud et que je pédale à toute vitesse, de profonde motivation pour la vie, et surtout, de totale liberté. Le vent sur mon visage le soir, l’air frais et doux de mon trajet matinal, je respire et vois Montréal par ses rues remplies d’arbres comme la rue Boyer, ses parcs comme le grand et magnifique parc La Fontaine, et ses petits quartiers beaux et accueillants que je croise sur ma route. Bref, tout pour dire qu’un jour, il y a quelqu’un qui a eu une ben ben bonne idée. Utilisant son vélo surtout pour de courtes distances à l’intérieur même de la ville, pour se promener, mais surtout pour se déplacer, et ayant toujours du stock à déplacer d’un endroit à l’autre, il a décidé …

Manger, prier, comprendre, sauver

-Mmmm… c’est… correct… a dit mon ex-chum-un-peu-trop-cinéphile à propos du film. -Ben non, arrête! C’est suuuper bon! ai-je répondu, tenant à défendre le film que j’avais regardé au moins dix fois. Ou du moins, le livre, lui, est super bon! Je te jure. Il faudrait que tu le lises, tu verrais. Ce qu’il n’a pas fait, mais ça c’est une autre histoire. C’est vrai que l’adaptation au cinéma du livre Mange, Prie, Aime de l’auteure américaine Elisabeth Gilbert n’a pas eu que des éloges. Film de filles un peu « cul-cul », manque de profondeur, etc. Mais si le film est passé à côté de certaines choses, le livre reste, selon moi, complet et puissant. Je ne vous parlerai donc pas plus longtemps du film, mais bien de la façon dont le livre qui l’a inspiré m’a plu, c’est-à-dire énormément. Au début du livre, on pourrait croire que Liz a tout ce qui pourrait la rendre heureuse dans la vie. Elle a un mari, une maison, une carrière prometteuse, mais malgré tout, elle est rongée par l’angoisse et le doute. À …

« Assommez-moi quelqu’un » ou la chronique d’une fille (un peu trop) occupée

« Assommez-moi quelqu’un », c’est ce que je me disais hier soir, alors que je me suis retrouvée couchée à 8 h 30 dans mon lit à cause d’un mal de tête d’enfer, et qu’à ce moment-là, mon cerveau n’arrivait même pas à se relaxer trois secondes parce que je pensais à trop d’affaires. Pendant trois heures, je me suis tournée et retournée dans mon lit sans pouvoir avoir la paix. Et s’il n’y avait eu que ça! Le problème, c’est que ce n’était pas la première fois que ça m’arrivait dans un temps rapproché, et surtout, le problème, c’est qu’il y avait un méchant problème quelque part, dans ma vie, et que c’est hier, la tête dans mon oreiller à me lamenter de douleur pendant des heures, que je me suis avouée vaincue. Après une gigantesque semaine à travailler tous les jours et à faire des millions d’affaires tous les soirs, je venais de passer une journée de samedi de congé à faire la dernière correction pour un texte dont je m’occupais de la …

Mordre à nouveau dans la vie. La Chronique d’un cancer ordinaire de Dominique Demers

– Tu es vraiment si écoeurée? demande l’une à l’autre. – Écoeurite aiguë, totale et absolue. […] – O.K. T’as le droit de plier bagage. Mais avant, accorde-moi une faveur. Aide-moi à faire la liste des trucs chouettes qu’on aura jamais faits. J’étais sur le bord d’une piscine publique à Montréal, à la recherche d’un peu de fraîcheur, mais surtout, d’un endroit où me détendre et lire sans voir passer les heures. J’avais amené un petit livre avec moi et je l’ai entamé dès ma première « saucette » terminée. Le temps défile et je m’arrête enfin, presque à la fin, à ce passage. La « liste des expériences trippantes qu’elle aurait voulu faire avant de quitter cette planète », qui comprends entre-autres « foncer vers l’aéroport et prendre le premier vol qui décolle », « prendre le thé au Sahara » et « revoir Cyrano de Bergerac pour la millionième fois », est peut-être ce qui convainc une Dominique Demers très écoeurée de garder le cap et de poursuivre ses traitements contre son cancer du …

« Tous à bâbord, moussaillons! » 8 histoires de pirates pour jeunes et moins jeunes

Vous en avez assez des histoires de princes et de princesses? Vous avez davantage envie de vous lancer dans une folle aventure en mer, de crier à l’abordage et de suivre la piste d’un trésor? Et bien ces histoires de pirates sont pour vous. Idéales pour l’été, charmantes à partager avec vos enfants, petits cousins, neveux-nièces, en plus d’être humoristiques, loufoques et imaginaires à souhaits, ces albums et mini-romans vous enchanteront et vous donneront envie de casser la baraque! Marie-Baba et les 40 rameurs (Carole Tremblay, illustré par Dominique Jolin) Fille du célèbre Beurre-Noir, le plus terrible pirate des mers du Sud, Marie-Baba n’est pas n’importe qui. Et voilà qu’elle se voit lancée sur la piste d’un trésor avec, au commandement de son bateau, quarante vigoureux rameurs. Une belle histoire drôle et touchante sur une jeune fille pirate dégourdie qui n’a pas froid aux yeux! Histoires de pirates (Gudule, illustré par Frédéric Pillot et Marc Lizano) Coup de coeur de ma part dans les histoires de pirates, les 5 récits humoristiques qui composent les Histoires de pirates …