Tout pour tuer Shakespeare
Je marchais, tout doucement, à travers les allées plus que bondées du Comiccon de Montréal, vendredi dernier, quand une magnifique voix tonitruante est venue attirer mon attention. Elle m’invitait à m’approcher. Ce que j’ai fait. Cette voix, c’était celle de Conor McCreery, l’un des auteurs de la bande dessinée Kill Shakespeare. Il essayait, comme un vrai professionnel habitué à la vente, de me vendre son produit. Quand je me suis approchée, je me suis sentie prise au piège, comme quand quelqu’un étant reconnu pour beaucoup trop parler, te regarde et t’a dans sa mire ; qu’il s’approche et qu’il commence une conversation avec toi. Une conversation qui, tu le sais, ne se finira pas de sitôt. Bref, même si je me sentais comme tel, j’y suis quand même allée. Pas nécessairement par plaisir, je l’avoue, mais plus parce que je me sentais obligée. J’avais déjà eu ce petit « eye contact » qui t’empêche de faire comme si tu n’avais rien vu, rien entendu. Trop tard. Il avait commencé son speech de vente et nous avait, ma coloc et …

