Le célibat, ou «vivre sur une île déserte»
Durant mon adolescence, j’ai lu les huit livres de la série Le journal d’Aurélie Laflamme plus d’fois qu’le nombre de doigts que j’ai sur ma main gauche. J’connaissais plein d’passages par cœur (surtout dans le premier tome, que j’avais étudié de A à Z parce que j’voulais FULL être choisie pour jouer Aurélie au cinéma, sachant quand même que j’allais pas être prise en raison de ma taille de nain d’jardin et de mon manque de talent en acting). Dans l’fond, le seul point commun qu’j’avais avec Aurélie Laflamme, ç’tait que j’étais un peu extraterrestre à mes heures. Des fois beaucoup, même. J’pense que c’est pour ça qu’j’ai aimé lire les huit romans à ç’point-là. J’arrivais vraiment à m’identifier à Aurélie (mais pas physiquement, vous aurez compris). India est bonne pour créer des personnages comme ça. Des personnages comme moi. Comme vous. Comme un peu tout l’monde. Mon bout préféré d’la série (après le french de Nicolas, quoique… Tommy…), ç’tait celui des post-it. J’avais même fait l’coup à ma mère, qui l’avait pas trouvé si …









