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Sur les traces de Charlotte

Les plus perspicaces d’entre vous auront remarqué que ce livre porte mon nom. C’est d’ailleurs ce qui m’a attirée à lui. Il me narguait du bas de ma (trop grosse) pile de livres à lire et a miraculeusement fini entre mes mains, vainqueur contre tous ces autres ouvrages qui attendent depuis déjà trop longtemps. Charlotte, de David Foenkinos, est un livre simple et tragique, mais aussi un livre d’une douceur incroyable, malgré les sujets lourds dont il traite. L’obsession d’un auteur pour une artiste Huit ans. David Foenkinos a passé huit ans de sa vie à penser à Charlotte Salomon, l’artiste peintre qui mourut à l’âge de vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Huit ans à retracer ses moindres pas, et à essayer de comprendre une femme qui était tout sauf simple. Huit ans qui se terminent par ce livre, cadeau qu’il nous offre et qui nous permet de connaître cette femme que la vie a laissé tomber. C’est que, dès les premières pages, Charlotte est un prénom qui est lourd de sens. Comment s’en …

Chronique Écrire l’indicible : Et si nous étions ensemble…

Vous savez que j’ai l’habitude des trucs positifs, du moins en général pendant l’été. J’essaie de profiter du soleil, des parcs, de mes ami.e.s. Je suis dans un mood plus fun! Mais mon copain a mis entre mes mains le livre de Primo Levi, Si c’est un homme, publié en 1947. Puis, ça m’a rappelé ma chronique « Écrire l’indicible », à laquelle j’ai mis un frein puisqu’il me fallait lire autre chose, des romans qui m’ont permis de souffler un peu. Or, je ne peux pas passer sous silence cette lecture. Comme Primo Levi n’a pas pu taire sa souffrance, à la suite de sa déportation dans le camp d’extermination d’Auschwitz. L’écriture du témoignage a intéressé bon nombre de théoricien.ne.s de littérature. C’est que Théodore Adorno, en 1949, s’est demandé comment on pouvait écrire après Auschwitz, après la Seconde Guerre mondiale. Il affirmait que cela allait contaminer les arts, mais surtout, que la culture s’est effondrée après ce « traumatisme social absolu » (Adorno). La réponse générale a été que justement, il fallait témoigner de ce Mal, raconter en quoi consistaient les horreurs vécues …

Le journal d’Anne Frank ou l’annexe

  Comme vous le savez sans doute, cette année, cela fait 70 ans que la Deuxième Guerre Mondiale s’est terminée. Pour l’occasion, énormément d’événements et de publications ont été créés pour commémorer les victimes de l’Holocauste. C’est essentiel de prendre le temps de se souvenir et même pour plusieurs, d’apprendre sur ce passé historique incroyablement dur. Voilà pourquoi le Théâtre du Nouveau Monde a décidé de présenter l’adaptation d’Eric-Emmanuel Schmitt du Journal d’Anne Frank et ce, pas seulement à Montréal, mais un peu partout au Québec. Je suis donc allée assister à cette pièce de théâtre inspirée d’un des plus grands témoignages de la deuxième guerre mondiale. J’avais lu, comme plusieurs, Le journal d’Anne Frank, pour l’école, mais je ne m’en souviens pas réellement. C’est plutôt vers l’âge de 19 ans que j’ai relu le journal. Je me souviens d’y avoir perçu une grande lumière et avoir été charmée par Anne. C’est toujours un peu délicat d’adapter un texte si grand au théâtre… Comme il y aurait beaucoup à dire concernant l’adaptation elle-même, je vais m’en …