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Journal d’une insomniaque

Que la personne qui n’a jamais fait d’insomnie lève la main! Pour ma part, comme j’ai déjà dit souvent ici, je suis une grande insomniaque, depuis le plus loin que je me souvienne. Évidemment qu’un livre nommé Journal d’une insomniaque allait me taper dans l’œil. Catherine Fouron signe ici son premier roman, compilation de son blogue Journal d’une insomniaque – conversation avec mon hamster qu’elle a alimenté pendant 8 ans. 8 ans à raconter ses nuits blanches passées avec Guy, son drôle de hamster, qui lui parle sans arrêt pendant la nuit. Ce fameux hamster Guy joue dans ce roman le rôle de psychologue, de parent, de fidèle ami et peut parfois être franchement bien emmerdant avec elle. Le roman de Catherine Fouron fait sourire souvent et vous amènera surtout à vous questionner à outrance sur divers sujets de votre vie. Les discussions avec Guy sont souvent loin d’être banales, et il en va de questions existentielles fort importantes qu’on se pose tous un jour ou l’autre dans nos vies. Les sujets de Guy sont variés mais il pose des questions et parle surtout avec notre insomniaque de relations homme-femme, de rencontres, …

Larguer les amours; la rupture sous toutes ses coutures

En juin, j’ai vécu une rupture plutôt difficile – lesquelles ne le sont pas, tsé – quoi que nécessaire. Depuis, mes lectures semblent teintées par celle-ci. J’ai le goût de lire des essais qui parlent d’indépendance, de désir, de vie, de liberté. De me plonger dans les histoires des autres pour mieux comprendre la mienne. De lire les opinions et réflexions de femmes qui m’inspirent pour me sentir un peu moins seule, me comprendre un peu mieux et, bien sur, mieux comprendre le monde qui m’entoure. Larguer les amours, c’est un peu tout ça. Ce sont 20 textes sur le thème de la rupture, mais d’abord et avant tout sur la beauté et sur la complexité des rapports humains. Vingt femmes couchent sur papier leurs déboires amoureux. Elles sont écrivaines, poétesses, scénaristes, dramaturges, journalistes. Elles ont l’écriture dans le sang, et le sang qui s’enflamme pour des amours foutus d’avance.   Larguer les amours, ce sont des variations sur le thème de la rupture, l’exploration de cet instant cru, brutal, fou, de cette fois où …

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En ces bois profonds : la folie en héritage

En ces bois profonds, publié aux éditions Tête première, est le dernier roman de l’écrivain et journaliste culturel François Lévesque. Une fois de plus, l’auteur nous fait cadeau d’un récit plutôt lugubre, mais bien campé dans la réalité. Retour aux sources du mal En ces bois profonds raconte l’histoire d’une adolescente née d’une relation incestueuse. Elle habite avec sa mère, Isabelle-Marie, qui croyait avoir fui le village de Rivière-Aux-Hiboux pour toujours, mais qui est appelée à y retourner, à des fins légales, lorsque l’aïeule s’enlève la vie, leur léguant maison, argent et horreur en héritage. Certains lacs et rivières avaient inspiré des légendes Le lac Misiginebig n’avait, quant à lui, inspiré que terreur. Le neuvième roman de Lévesque nous transporte dans l’atmosphère sinistre d’un lac, au cœur de la forêt boréale, où a eu lieu, plusieurs années auparavant, le suicide collectif de gens manipulés par leur gourou Nicolas Jones. C’est la jeune narratrice qui nous raconte sa version de l’histoire. Les autres points de vue sont accessibles par les quelques dialogues entre elle et sa …