Month: juin 2015

« Walmart : Journal d’un associé » d’Hugo Meunier : Nouvelle lecture de juin du défi littéraire

Suite au vote survenu sur le groupe Facebook de l’événement En 2015, je lis un livre québécois par mois, nous allons lire « Walmart : Journal d’un associé » d’Hugo Meunier. C’est la première fois depuis le début de l’année que nous allons lire un essai québécois, plutôt qu’une oeuvre littéraire, vive la diversité! (J’espère vraiment que nous aurons la chance de lire une bande dessinée québécoise au cours de ce défi!) Alors voici la petite description de l’essai offert sur le site de Lux éditeur : « Katia, ma boss de La Presse, trouve que je prends mon nouveau travail trop à coeur, que j’en oublie même un peu pourquoi je suis devenu associé. Je ne pense presque plus à mon reportage. Je pense à mes palettes, mes livraisons, mes rotations, mon over et mon facing. Je pense Walmart. » Journaliste à La Presse, Hugo Meunier s’est infiltré pendant trois mois dans une succursale de Walmart, au nord de Montréal. Pendant sa vie d’« associé », il a tenu un journal dans lequel il …

Chroniques d’une anxieuse : j’te jure, tu vas revenir!

Je ne sais pas trop pourquoi, mais j’ai toujours aimé marcher sous la pluie. Souvent, ça a été un des meilleurs remèdes pour remonter mon p’tit moral tristounet. Moi, le sourire aux lèvres, sous une douche de petites gouttes tombant du ciel, j’oubliais mes soucis, mes tracas, le merdier dans ma tête qui m’empêchait d’avancer. J’oubliais, les deux pieds trempés, que le matin un autobus avait passé un peu trop près du trottoir où je me trouvais faisant éclabousser une vague de bouette sur ma jolie robe. J’oubliais qu’en allant me chercher un café, la robe toute tâchée de gadoue bien brune, un homme m’avait dépassée et avait commandé pendant trois heures des breuvages pis des beignes pour tous ses p’tits amis. J’oubliais qu’en prenant ma douche la veille j’avais pleuré sans trop savoir pourquoi. Juste parce que mon corps avait besoin de faire sortir une peine incontrôlable, une peine qui n’avait pas de nom, mais qui était bien réelle. Pis cette peine-là me hantait encore. C’était difficile à expliquer, à comprendre, à saisir. C’était …

«Ce qu’il reste de moi» de Monique Proulx : critique de la lecture de mai du défi littéraire

Je n’ai lu qu’un seul Proulx avant «Ce qu’il reste de moi» et c’était «Le sexe des étoiles». Ce roman m’avait beaucoup marquée par son histoire. C’était l’histoire d’une transsexuelle. Suite à ma lecture de «Ce qu’il reste de moi» j’ai pu constater le même style d’écriture. Pour chacun de ses chapitres nous faisons la rencontre d’un de ses personnages. Au fil de notre lecture on constate les liens qui existent entre ceux-ci. Malgré qu’à certains moments, j’éprouvais quelques difficultés à me situer dans l’histoire. Nous faisons la rencontre de personnages intéressants, dont Gabrielle (Gaby) que j’ai beaucoup aimé. Mais honnêtement, ça s’arrête là. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai lu ce livre à un mauvais moment, mais l’histoire ne m’a pas plu. Malheureusement, à certains moments de la lecture, j’étais absente. Il y a aussi plusieurs passages que je ne comprends pas. En fait, je ne comprends pas l’histoire tout simplement. Que fait Jeanne Mance dans l’histoire, que font les autochtones?,  L’Église?, Les «esprits»? Le diable? Ça s’est trouvé à être …

Six romans pour (re)découvrir Montréal

Montréalaise depuis toujours, je me plais à retrouver ma ville en littérature. Parfois, elle ne sert que de décor dans une oeuvre littéraire, d’autres fois elle est un personnage, mais toujours elle rend compte de ses habitants. La diversité, l’histoire, la richesse, la lourdeur, les paradoxes, les beautés de notre métropole y passent. La littérature québécoise a cette qualité, elle ne fait aucune discrimination. Les régions comme la métropole y sont représentées et ce, dans leur plus grande beauté comme dans leur plus grande dureté. Voici donc quelques titres où Montréal est représentée. JE SAIS qu’il en existe des centaines d’autres, mais ce sont pour moi, ceux qui représentent le mieux Montréal. Dites-moi dans les commentaires quel livre met le mieux en scène Montréal (ou votre propre ville) selon vous ? Côte-des-Neiges  Côte-des-nègres, Mauricio Segura Ce roman de Mauricio Segura fait partie de cette littérature migrante du Québec. Entouré de grands nom comme Kim Thuy, Dany Laferrière, Ying Chen et bien d’autres, Mauricio Segura nous offre une nouvelle version de son Montréal. Ce roman qui se …