Bande dessinée et roman graphique
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L’unE pour l’autrE : ensemble, envers et contre tous

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Il y a quelques mois, nous avions reçu, en service de presse, un roman graphique bien intrigant. D’un trait foncé, gras, au plomb, l’œuvre de l’auteure et illustratrice Hilding Sandgren m’avait alors transportée dans l’univers de trois pré-adolescentes aux sens éveillés qui ne savaient pas encore faire la différence entre jeux d’enfants, caresses non-désirées et limites. C’était fort et doux à la fois, violent et touchant. J’ai donc été agréablement surprise lorsque nous avons reçu la suite de Ce qui se passe dans la forêt, L’unE pour l’autrE.

Dans cette suite, on retrouve les trois mêmes personnages, quelques années plus tard. Aïda, Marlène et Tess ont 16 ans et font l’expérience de la vie, ensemble ou chacune de leur côté. Encore plus que dans le premier tome, c’est l’amitié qui a le rôle principal.

Une continuation 

J’avais quelques réticences, sachant que la mauvaise traduction très franchouillarde m’avait déplu auparavant. Ce fût aussi le cas dans l’unE pour l’autrE. C’est destiné à un public très européen et ça parait. Mais bon, une fois qu’on s’y attend, on est un peu moins déçu et même un peu amusé par la grossièreté de certaines expressions.

On retrouve bien entendu le style bien à elle de Hilding Sandgren. Du plomb gras, du noir et blanc, des traits fous, de l’ombre plus que de la lumière, des visages expressifs et une grande attention aux petits détails. C’est très brut et pourtant, très travaillé. Ça m’a fait un peu penser à certains traits utilisés par Mélodie Vachon Boucher dans La chamade. C’est à la fois calculé et libre.

Dans le cas de L’unE pour l’autrE, on reste tout de même dans une formule plus classique de cases qui fonctionne bien puisque chacun des chapitres est un fragment. On ne connaît pas trop la temporalité exacte. On sait que le temps file et qu’il s’arrête lors de certains évènements, mais nous n’avons accès qu’à certains moments qui semblent parfois banals ou qui touchent directement à l’événement majeur du roman graphique ; le viol.

De plus grandes violences

Les trois adolescentes de 16 ans grandissent bien vite et font l’expérience de situations qu’on ne souhaite à personne; l’agression, le viol.  En plus des problèmes familiaux, de violence conjugale et de la découverte de certains sentiments confus, entre elles, c’est surtout autour du viol que se construit la seconde partie de l’histoire.

Du refus qui ne se fait pas entendre, aux questionnements, à la dénonciation. C’est très vrai et les émotions y sont si bien mises en images. Marlène se questionne à savoir si c’est vraiment un viol  » mais il est quand même..sympa » dit-elle. C’est aussi dans l’internalisation de certains comportements, comme cette question à savoir si elle doit dénoncer l’agresseur qui lui demande de se mettre à sa place,  que se trouve une grande violence. En la mettant de l’avant, Hilding Sandgren ouvre la porte bien grande aux discussions et à la réflexion sur nos propres comportements, réflexes et questionnements.

À travers tout ça, on retrouve donc aussi le début de sentiments amoureux confus, de grands désirs d’indépendance,  de  « l’importance des liens d’amitié indéfectibles entre ces trois jeunes femmes » et ça, on le ressent tout au long du roman graphique. Les trois amies sont là l’une pour l’autre, comme le titre le veut, et ce, peu importe les épreuves. Elles se tiennent debout, ensemble, envers et contre tous.

La fin, très symbolique et émancipatrice démontre bien l’importance de ces liens, tout comme le désir de se choisir, soi, malgré tout. L’unE pour l’autrE est un roman graphique qui, encore plus que le premier tome, raconte l’adolescence de manière vraie, crue et sans artifices.

Quels sont vos recommandations de roman ou roman graphique qui traite de l’adolescence de manière sobre et vraie ? 

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