Littérature québécoise
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Le mangeur de bicyclette, un tourbillon par Larry Tremblay

Ça fait plusieurs décennies déjà que Larry Tremblay fait partie du paysage littéraire québécois. Il s’y est même taillé une place importante ; de nombreux prix, des adaptations au théâtre, des traductions et des publications à l’étranger en témoignent. Nous vous en avons même parlé à maintes reprises sur le Fil Rouge, notamment pour L’orangeraie et Le Christ obèse

Le mangeur de bicyclette est une réédition d’un roman publié pour la première fois en 2002. Oui, oui! Quinze années plus tard, ce récit réapparaît dans le paysage littéraire québécois pour notre plus grand plaisir. Il s’en est passé du temps! Heureusement, ce roman est tout aussi contemporain et correspond encore aux univers créés par l’auteur. Je n’ai pas du tout été déçue. Après avoir terminer la lecture, je me suis même ennuyée de son univers déjanté, déstructuré, sans frontière et profondément humain. Une bouffée d’inventivité qui fait du bien et qui rejoint l’universel.

Poudre de kumkum

Petit fait cocasse, j’ai lu à plusieurs reprises un autre livre du même auteur, Poudre de kumkum, publié la même année que Le mangeur de bicyclette, soit en 2002. C’est un carnet de voyage séparé en deux parties : les découvertes profondes de jeune premier très dynamique et, plusieurs années plus tard, l’événement d’un deuil important, profond et proche. Le tout prenait place en Inde, mais se rapportait souvent à ce noyau québécois, à la famille endeuillée.

Je ne peux, malgré moi, que voir des parallèles entre ces deux récits. Étrangement. Les deux comportent une part de voyages, de déplacements, de mouvements. Les deux se rapportent à des sentiments universels tels que le deuil, l’amour et les liens humains tissés.

Le mangeur de bicyclette

Le mangeur de bicyclette, c’est l’histoire d’un jeune homme puceau de 27 ans, en peine d’amour qui s’exile au Mexique afin de se guérir de l’obsession d’Anna. Il rencontre Rita, un personnage chimérique (je ne vous volerai quand même pas le punch!). C’est un récit ponctué de moments mythiques et métaphysiques!

On y retrouve des personnages hauts en couleur, attachants et désarmants, mais toujours très humains et touchants. On est confrontés à des univers et à des événements  invraisemblables et auxquels nous ne comprenons souvent pas grand-chose. 

Malgré les divers changements dans la temporalité, les lieux, les formes des personnages, nous dévorons les pages comme s’il n’y avait pas de lendemains, comme si la clé se retrouvait à la page suivante. Les frontières sont fluides, et c’est ce qui est accompli avec la plus grande précision par l’auteur : se laisser emporter par le cours de l’histoire tout en suivant le fil à travers tous ces tableaux. Finalement, on s’attache à ce tourbillon coloré!

Étant fan de Larry Tremblay, et sachant pertinemment ce qui m’attendait, j’ai grandement apprécié la lecture. Êtes-vous fan de cet auteur aussi?

Un gros merci aux Éditions Alto pour le service de presse!

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