Essais
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Le silence pour mieux (s)’entendre

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J’en ai parlé brièvement dans l’introduction de mon article sur Une année à la campagne de Sue Hubbell, mais je ressens vraiment comme un besoin, parfois, de me retrouver dans le silence. Pas de bruits ambiants, que ce soit venant de mon cellulaire, de la télévision, des gens autour. Du gros silence qui emplit les oreilles comme aucun son n’arrive vraiment à le faire. Même si je suis consciente que le silence est presque impossible de nos jours et surtout à Montréal, il y a des moments où me retrouver dans le silence me réconforte et me revigore comme peu de choses le peuvent.

C’est donc en lisant un article dans La Presse dans le métro en allant porter des coffrets littéraires à la Librairie de Verdun, entourée de gens et dans un environnement tout sauf silencieux, que je suis tombée sur un article qui parlait de ce livre, Un peu de silence dans cette ère si bruyante. Écrit par le Norvégien et aventurier, Erling Kagge, cet essai propose 33 chapitres pour répondre à une question toute simple : qu’est-ce que le silence ? Ce titre a été publié et traduit dans de nombreux pays et c’est cet automne que la version française a été publiée, chez Guy Saint-Jean Éditeur. J’ai donc vu cela comme un signe et je me suis empressée de me le procurer à la librairie.

Cette ère si bruyante

L’auteur est un aventurier, un éditeur et un militant qui a passé, lors de ses nombreux voyages et explorations, de longues périodes seul avec lui-même à réfléchir, mais aussi à vivre le silence. Il explique donc dans cet essai les raisons qui l’ont fait analyser le silence, ses vertus et sa place dans notre société effervescente. Il tient aussi à expliquer que le silence, ce n’est pas que l’absence de bruit, c’est plus profond, plus précieux que cela. Il faut faire preuve de courage et de détermination pour tenter de trouver ce silence en soi, avant tout.

Je conseille de déguster ces 33 chapitres en petites doses. Il faut laisser ces mots faire leur chemin et pour cela, je me suis obligée (oui, oui, dans mon cas, c’est vraiment difficile) à ne lire que quelques pages par soir. Pour laisser les pages décanter et la réflexion se forger dans mon esprit plus tranquillement. L’auteur parle de sa vie privée, de recherches en lien avec le silence, de philosophie, de littérature, de musique; il analyse de façon personnelle et parfois plus sociologique la place qu’a et a eue le silence dans nos sociétés.

Ayant passé 52 jours seul dans le silence au cours d’une de ses aventures en solitaire en territoire glacial, l’auteur dit avoir ressenti à ce moment qu’il entendait vraiment. Entendre le mieux ce qui résonne en soi. Je crois sincèrement à cette affirmation. Il faut parfois s’arrêter (pas nécessairement pendant 52 jours!) pour entendre sa propre voix se libérer des sons ambiants qui étourdissent. Bref, c’est ce qui explique peut-être aussi mon désir depuis de nombreuses années de faire une retraite de silence, un beau jour.

L’importance du calme

J’adore lire ce genre de récit, à mi-chemin entre l’essai et le témoignage. Je trouve qu’il y a un bel équilibre et que la réflexion de l’auteur est pertinente et porte à réfléchir sur sa propre définition du silence.

Bref, je ne peux terminer cet article qu’en vous incitant à réfléchir au silence, à ce que cela représente pour vous, à ce que vous ressentez une fois entouré.e de silence. Est-ce du soulagement, de l’angoisse, du bien-être, un sentiment de clarté dans votre esprit? Se retrouver dans un silence, s’y déposer, c’est un geste essentiel pour vivre dans cette ère si bruyante.

Un peu de silence dans cette ère si bruyante est une œuvre qui mérite d’être lue, dégustée et surtout, propice à l’introspection. Parce que c’est parfois dans le silence le plus complet qu’on entend le mieux son être, comme le dit si bien Erling Kagge.

Et vous, avez-vous ce même besoin que moi de vous retrouver dans le silence, dans des instants de calme?

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