Month: mai 2019

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Partir de rien ou être forcée à grandir

Partir de rien est un roman écrit par Maude Nepveu-Villeneuve, paru aux éditions de Ta Mère en 2011 et réédité en 2019 avec une nouvelle première de couverture. Comme tous les livres de cette maison d’édition, le graphisme est alléchant et invite juste à vouloir plonger dans l’œuvre littéraire. À la mer pour tout recommencer Partir de rien est l’histoire de Chloé et Almée, deux meilleures amies d’enfance qui, après une fugue de quelques jours dans les champs, reviennent dans leur petit village natal désert. Il n’y a plus personne dans les rues, les maisons sont inoccupées et leurs familles sont parties sans explications. Les deux filles en profitent pour commencer une nouvelle aventure qui les mènera plus loin qu’elles ne le pensent. Elles rassemblent tout ce qu’elles peuvent trouver, livres et restants de nourriture, et partent à l’aventure avec leur lièvre Oreste. Elles décident d’aller jusqu’à la mer à vélo pour débuter leur nouvelle vie. Arrivées à la ville portuaire sans nom, elles décident de jouer les touristes quelques jours afin de découvrir la …

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Je pars en Inde : voyage à travers le monde et soi-même!

Cet hiver aura été plutôt difficile pour la plupart des gens avec cette météo en montagnes russes et un printemps se laissant désirer. Avec un tel hiver morose, l’envie de voyager se sera fait sentir pour plus d’un. Toutefois, le voyage n’étant pas toujours accessible à tous, il restait les livres sur quoi se rabattre pour s’évader afin d’oublier un tant soit peu notre calvaire enneigé et froid. D’ailleurs, en janvier, le blogue nous avait offert de belles suggestions pour se réchauffer. J’ai décidé, dans un moment de déprime hivernale, de choisir un des titres de cette liste en guise d’automédication. Voici ce qui est ressorti de ma lecture de Je pars en Inde de Véronique Daudelin.

Et vous, avez-vous déjà lu un livre vous ayant permis à la fois de voyager et de réfléchir sur votre propre existence? 

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Splendeurs et mystères au nord du 52e parallèle

J’ai découvert Ariane Gélinas à tout hasard, en tombant sur son roman Transtaïga sur les tablettes d’une librairie. Je venais tout juste de terminer ce livre lorsque j’ai visité la Côte-Nord pour la première fois. Je me rappelle très bien avoir contemplé la route, les forêts et les tourbières avec un regard différent. Comme si les images du livre se superposaient à la réalité. Quelle sensation étrange et libératrice. Et maintenant que je lis Quelques battements d’ailes avant la nuit, je me remémore à quel point j’ai souhaité tout laisser derrière pour m’établir sur la Côte-Nord, à l’instar de Séverine, le personnage principal de l’histoire. On tombe rapidement en amour avec cette façon dont Ariane Gélinas nous fait découvrir l’arrière-pays québécois. Elle possède un don pour concevoir des ambiances à la fois fantastiques et inquiétantes. Elle dépeint la beauté d’un endroit tout en y insérant une touche obscure, créant parfois un certain malaise. Les lieux sont toujours des éléments importants dans ses histoires. Ils peuvent même prendre vie, être habités d’une volonté, comme c’était le cas dans son …

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Le paradoxe du choix, ou pourquoi je n’ai pas de pile à lire…

Récemment, je suis tombée sur le Ted Talk de Berry Schwatz, un psychologue américain prétendant que le libre choix de la société occidentale a des effets plus négatifs sur notre quotidien que nous le croyons. Sa théorie s’appelle le paradoxe du choix. En effet, le nombre élevé de choix à faire dans notre quotidien aurait pour effet d’augmenter l’anxiété, le degré d’insatisfaction et irait même jusqu’à pousser certains individus à carrément ne rien faire. Trop de choix tuerait le choix. Cela vient entre autres de la peur, celle de se tromper, de regretter, de passer à côté de quelque chose d’extraordinaire, etc. Plus il y a de possibilités, plus l’individu aurait tendance à choisir de ne rien faire. Cela expliquerait pourquoi ce n’est pas tout le monde qui voyage, car pour chaque élément d’organisation d’un voyage, il existe des dizaines de choix possibles:  destination voulue, temps de l’année, durée du départ, type d’hébergement, moyen de transport, comment s’alimenter, quoi faire, etc. Et la lecture dans tout ça? Heureusement, cela ne m’empêche pas personnellement de voyager! …

Mademoiselle Samedi Soir

La fin des commencements

J’ai toujours adoré les romans de Heather O’Neill. J’aime comment l’écriture est extrêmement imagée, comment elle fait également appel à l’imaginaire de l’enfance et des contes de fées tout en traitant de sujets on ne peut plus adultes. J’ai récemment assisté à une conférence de Katy Roy sur la bibliothérapie, et j’ai été marquée par l’importance thérapeutique de l’imagerie mentale, et par la façon dont cela vient faire appel à quelque chose de profondément ancré en nous. Avant que nous n’apprenions à parler le langage verbal, lorsque nous étions enfants, nous interprétions le monde à l’aide d’images plutôt que de mots; l’imagerie mentale vient refaire appel à cette connaissance primaire chez nous, et est utilisée dans ce roman comme une béquille pour affronter le quotidien: «Raphaël avait commencé à me bombarder de questions détaillées. Il essayait de couler mon porte-avions.» (p.306) Les romans de Heather O’Neill m’ont toujours fait un bien fou, et je n’avais pas spécifiquement compris pourquoi avant d’assister à cette conférence: c’est que le langage y est tellement imagé que ça ne …

Un livre québécois par mois : Mai : Boréal

En mai, on lit un livre de la maison d’édition Boréal! Les Éditions du Boréal furent créées en 1963, à Trois-Rivières. L’entreprise a vu le jour grâce à Gilles Boulet, prêtre, Pierre Gravel, libraire, Jacques Lacoursière, professeur, Denis Vaugeois, historien, et Mgr Albert Tessier, cinéaste et historien. Elle a été au départ reconnue pour son journal d’histoire du Canada. Le premier livre publié abordera justement des sujets historiques. La maison d’édition prendra beaucoup d’importance dans le cœur des Québécois lors de la Révolution tranquille, pendant laquelle ils souhaitent sonder leur passé. Pourquoi avoir choisi les Éditions du Boréal? Je crois que cette maison d’édition accorde une grande valeur à l’histoire du Québec. Son catalogue offre également une grande variété d’auteurs et d’autrices, aux styles de plus en plus variés. Elle est en constante évolution. Voici quelques suggestions de lecture : Feu le Soleil de Suzanne Jacob Le visage originel de Guillaume Morissette Les marées de Brigitte Vaillancourt Le temps qui m’a manqué de Gabrielle Roy Grand fauchage intérieur de Stéphanie Fillion Et puis, quelle sera …