Auteur : Marjorie Rhéaume

Le parfum de Janis

Tout de ce roman m’a attirée au premier coup d’oeil. Autant le titre qui, dans mon esprit, m’a fait penser à Janis Joplin -qui est en effet la Janis en question- que le quatrième de couverture. La couverture elle-même, fidèle aux  publications  du Cheval d’août, capte aussi les regards. Les années cristalliseront ce tableau de ma mère. Un tableau figé et flou en même temps. Figé, car il comporte la scène de l’enfance, celle qui a laissé l’empreinte. Flou, car avec le temps on dirait que la mémoire en a grugé les rebords, comme si elle avait faim d’oubli. Le parfum de Janis est à la fois un roman du présent et du passé.  Une quête sur le passé pour mieux comprendre le présent, un roman sur le désir de fouiller son histoire pour l’écrire. Ici, le passé c’est la famille, c’est l’implosion de ce modèle familial, c’est la rupture, la dépression, l’image qui se fixe est celle d’une mère trouble, d’un sentiment d’impuissance que ressent tout enfant face à la misère d’un parent. C’est …

Je ne suis pas une littéraire

Ça m’aura bien prise un baccalauréat en littérature dans ma poche pour m’en rendre compte; je ne suis pas une littéraire. Du moins, pas au sens « universitaire » du terme. J’ai vaguement pensé à faire une maîtrise, très vaguement puisque mes notes ne me le permettaient pas de toute façon. Pas que j’étais une mauvaise étudiante, mais je n’avais pas l’intérêt ni le goût d’aller plus loin. En plus, j’ai lu Twilight quatre fois entre l’âge de 14 et 18 ans. J’ai arrêté de lire Harry Potter au quatrième tome et, en réessayant, je n’ai pas passé à travers le premier tome. J’ai trop de livres de psycho pop et pas assez de « vrais/bons » romans. Je n’ai pas de genre favori, j’essaie encore de découvrir ce qui me plaît vraiment, même après avoir exploré plusieurs genres. Je n’ai pas d’auteur(e) favori non plus. Je commence tout juste à être à l’aise avec l’idée de faire des critiques littéraires et pourtant, j’ai quand même co-fondé ce blogue. Je ne suis donc pas une littéraire, mais selon qui? Est-ce qu’on …

L’art de cuisiner sans gaspiller ni se ruiner

Depuis que je vis seule, j’essaie tant bien que mal de mieux gérer mon épicerie. C’est vraiment facile d’acheter en trop grosse quantité et de faire du gaspillage sans s’en rendre compte. En plus, je finis toujours avec des restants à ne plus finir et après avoir mangé la même chose trois soirs de file, ça devient redondant. C’est pourquoi j’ai sauté sur l’occasion quand j’ai entendu parler du livre L’art de cuisiner sans gaspiller ni se ruiner. Hybride entre livre de recettes et guide culinaire, il est le compagnon parfait pour faire de bonnes recettes sans gaspiller ce qui se trouve déjà dans notre réfrigérateur. Ce guide est divisé en 8 chapitres, débutant par des trucs pour économiser et planifier son épicerie, suivi de trucs et astuces pour utiliser les bases (farines, beurre… et ce qui se trouve sous notre main).  Ensuite, chaque page est dédiée à un « comment cuisiner » tel ou tel aliment, avec trucs, astuces et recettes. On passe par les légumes, les fruits, les viandes, les grains, plus moyen de faire du gaspille, tout …

Lekhaim! aperçu d’un quotidien hassidique

Quand j’ai vu ce tout petit livre en librairie, je n’ai pu faire autrement que de l’acheter. Il y a déjà quelques années que je suis fascinée par les communautés religieuses qui, de par leurs croyances, vivent en marge de la société. Que ce soit les juifs hassidiques ou bien les anabaptistes – plus communément appelés les amish- je saisis toutes occasions d’en apprendre un peu plus sur leurs modes de vies, croyances et coutumes. Depuis quelques années, il faut dire que ces types de communautés sont de plus en plus médiatisés, souvent sous un oeil voyeur- et extérieur- qui dépeint très mal la réalité. Dans Lekhaim! Chroniques de la vie hassidique à Montréal, l’auteure Malka Zipora fait partie intégrante de sa communauté. À la base, ses chroniques furent publiées dans un petit journal distribué dans sa communauté hassidique, mais finirent par capter l’attention d’un oeil extérieur, résultant en ce petit recueil de 140 pages. 140 pages, divisées en 22 récits, sur la modeste vie de mère et de femme de Malka Zipora. À travers son écriture …

Trois destinations, trois lectures

Vous l’aurez peut-être remarqué, les collabos du Fil rouge aiment voyager. Alexandra et moi sommes allées à San Francisco au mois de mai, Martine est partie un mois en Grèce, en France et en Espagne, Karina est allée au Maroc et Florence est partie explorer l’Asie du sud-est le temps d’un été, ainsi de suite. Martine et Karina ont toutes deux eu l’idée d’écrire des articles sur les livres à lire en lien avec les destinations qu’elles ont visitées. Idée qui, à mon avis, est vraiment géniale. Puisque je n’ai pas vraiment lu durant mon voyage à San Francisco (je n’y étais qu’une semaine) et que j’ai plusieurs destinations sur ma liste, j’ai décidé de m’imaginer à travers trois voyages sac-à-dos en solo, en y associant un livre que j’aimerais lire durant ces trois hypothétiques destinations. J’ai choisi trois titres dont le contenu est relié aux voyages non seulement parce que j’en ai plusieurs dans ma bibliothèque, mais parce que rien ne dit voyage en solitaire comme un récit de voyage pour nous accompagner et même nous épauler …

5 raisons de tenir un journal

J’ai reçu mon premier journal à l’âge de 9 ans. C’était le typique journal intime muni d’un cadenas, avec une tonne de brillants sur la couverture et un arc-en-ciel de crayons gels pour l’accompagner. Depuis ce temps, je n’ai jamais arrêté d’entretenir un journal. Il y eu des années où mon écriture fut très sporadique, mais depuis quelques temps, y écrire à chaque jour fait partie  de ma routine. Même lorsqu’on aime écrire, prendre le temps de mettre ses pensées sur papier, jour après jour, n’est pas un exercice qui est toujours très plaisant, mais je crois vraiment aux bienfaits de l’écriture quotidienne, ne serait-ce que pour démêler un peu ses pensées et faire le vide. Pour me motiver à continuer et peut-être vous inciter à commencer, voici cinq raisons d’écrire quotidiennement. P.S je vous invite aussi à lire cet article sur les pages du matin. Écrire pour faire le point. Faire le point sur sa journée, sur quelque chose qui nous a tracassé. Pour prendre un peu de recul face à une certaine situation. Écrire …

Famille futée, une seconde réussite

Je n’ai pas de télévision, je n’avais donc jamais entendu parler de l’émission Cuisine futée, parents pressés de Alexandra Diaz et Geneviève O’Gleman. Je n’avais pas plus porté attention à la sortie de leur premier livre de cuisine, inspiré de l’émission, qui est apparu sur le marché en 2o13. Ce n’est qu’il y a quelques mois que j’ai découvert l’existence de Famille futée. Martine m’en avait parlé, Valérie en a parlé ici et puis voilà, j’ai flanchée et j’ai acheté le second tome. Après avoir passé un peu trop de temps à le feuilleté, à mettre des post-its par ordre de couleurs (je me sentais comme Monica dans Friends), je peux assurer qu’il y en a vraiment pour tous les goûts dans ce livre. 175 recettes pour satisfaire la petite famille, l’étudiante qui commence juste à cuisiner, l’adulte qui ne veut pas se casser la tête. Si vous cherchez un livre sur la gastronomie, passez votre tour, ce n’est pas ce que vous trouverez dans Famille Futée 2. Par contre, si vous avez le goût de vous cuisiner des …

La bibliothèque des coeurs cabossés; un léger «feel good» suédois

Il est difficile de ne pas craquer devant le titre et la couverture du premier roman de Katarina Bivald. Auteure suédoise, on est bien loin des polars qui caractérisent généralement la littérature scandinave – c’est un peu une généralisation, je l’admets, mais ma connaissance en la chose s’arrête là – La bibliothèque des coeurs cabossés est plutôt léger, avec un penchant pour la romance et les situations rocambolesques, ce qui en fait un compagnon plaisant pour les pluvieuses journées d’été. Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. Pour la première fois de …

L’art de l’attention, un livre inspirant sur le yoga

Ça fait que, moi aussi je me suis mise au yoga. J’ai suivi un cours d’introduction il y a deux ans déjà, mais ce n’est qu’il y a deux mois que je m’y suis remise de manière quotidienne. C’est une pratique dont la réputation n’est plus à faire et dont tout le monde semble vanter les bienfaits, je ne vous dirai certainement pas le contraire. J’apprécie ce que le yoga apporte dans ma vie et les effets qu’il a sur ma personne et c’est pourquoi j’ai décidé de continuer. Souvent, quand quelque chose devient aussi populaire, on doute un peu. Depuis quelques années, il y a une quasi-folie entourant tout ce qui attrait au bien-être, aux médecines alternatives, holistiques, au yoga, à la méditation. Il y a des abus, comme dans tout. Par contre, je crois que cette explosion provient aussi d’un besoin qu’a notre société de se recentrer sur l’essentiel et de se connecter à soi-même et au monde qui l’entoure. Peut-être est-ce aussi une partie de la solution contre le malaise, l’angoisse et …

Trois alternatives déco pour les petits budgets

Fin août, je déménage dans mon premier appartement de grown up, pas de colocs, pas de chum, juste moi, mon diplôme, puis l’espoir de faire assez d’argent pour payer mon petit 1 1/2.  En 6 ans, j’ai déménagé 5 fois, j’ai vécu avec un total de 9 personnes et puis là, j’ai juste le goût d’habiter par moi-même, de ne pas devoir attendre après personne pour aller à l’épicerie parce que je ne veux pas y aller seule, de me forcer à sortir de chez moi un peu pour voir les gens, faire l’effort d’apprendre à être par moi-même. Ha puis aussi, il y a le fait que je vais pouvoir décorer comme je veux et j’ai bien hâte. Malgré tout, habiter seule implique aussi qu’il n’y a personne pour payer la moitié du loyer et de l’épicerie. Avec un BACC et bien des projets, ce n’est certainement pas mes parents qui vont payer pour moi, ça fait que le budget est serré et que la décoration tombe un peu loin dans ma liste de priorité. Toutefois, j’ai réussi à …