Month: février 2017

Ce qu’on a lu comme autobiographie/autofiction en janvier #Jelisunlivrequébécoisparmois

Pour le mois de janvier, l’équipe du Fil rouge vous avait donné comme défi de lire une autobiographie ou une autofiction. Ce défi fut quand même plus ardu que je ne l’avais cru, étant donné que je lis plus de fictions qu’autre chose. Je dis bravo à ceux et celles qui ont relevé le défi! Je vous invite à partager vos lectures sur le groupe Facebook Un livre québécois par mois. Je suis toujours très curieuse de voir ce que vous lisez et j’aime que vous partagiez vos photos! Ce que j’ai lu : Borderline Ça faisait longtemps que le roman de Marie-Sissi Labrèche prenait la poussière dans ma bibliothèque. Avec le thème du mois de janvier, une autobiographie ou une autofiction, lire Borderline allait de soi. Lors de mes études en travail social, j’ai eu la chance d’avoir un cours qui portait sur les maladies mentales. Comble de chance, le sujet de mon travail de fin de session portait sur les personnes ayant une personnalité limite. Je me souviens qu’avec mon équipe de travail, nous …

Nos suggestions d’album ou roman jeunesse pour le mois de février du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Pour le mois de février, l’équipe du Fil rouge aurait très bien pu choisir l’amour comme thème, mais nous avons voulu être originales. C’est pourquoi la contrainte du mois est un roman ou un album jeunesse. Comme vous avez sûrement pu le constater, cette littérature est tout de même assez populaire chez les fileuses. Que voulez-vous, elle nous rappelle tant de souvenirs auxquels nous sommes accrochées. Personnellement, je vous dirais que c’est souvent mes achats les plus compulsifs, parce que rares sont mes déceptions. Je vous invite à partager vos lectures sur notre groupe Facebook Un livre québécois par mois. Les lectures ou suggestions des fileuses : Je compte lire L’enfant mascara de Simon Boulerice. Vanessa Coutu : « Je vais lire Le facteur de l’espace de Guillaume Perreault comme album jeunesse et Souffler dans la cassette de Jonathan Bécotte comme roman jeunesse. Je recommande L’enfant mascara de Simon Boulerice. » Amélie Panneton : « Je vais lire Louis parmi les spectres d’Isabelle Arsenault & Fanny Britt! Je recommande Fé M Fé d’Amélie Dumoulin, où on retrouve une famille bordélique, une histoire …

La singularité de l’oppression

  On a tous vécu une première fois. Si on y pense bien, notre quotidien est rempli de première. Le premier café, le premier deuil, la première faille. Cette faille nous appartient, et bien qu’elle nous angoisse, nous soit secrète ou nous rende honteux, elle est en nous. On ne peut la dénier. Il y a aussi le premier roman. Celui qui lève le rideau sur les écrivains d’aujourd’hui et de demain. Je n’écris pas de roman, mais je les lis. Surtout les points de départ. Ceux qui façonnent notre relève, qui frappent par leur sincérité et leur témérité. L’honnêteté du premier roman n’a pas d’égal. L’œuvre parle d’elle même et ne tente pas de prouver, ou d’égaler quoi que ce soit. On ne peut que s’émerveiller devant cette nouvelle découverte. Si la rentrée littéraire de l’automne 2016 nous a autant émerveillés, c’est en grande partie par la présence de nouveaux auteurs qui élèvent leurs jeunes voix et se démarquent par la clarté de leurs propos. Parmi ces auteurs, un en particulier se démarque par …

Raconter le Vietnam

Dans l’univers des mots, rien n’est plus difficile que de raconter un voyage. Essayer de faire comprendre aux autres ce que nous avons vécu à plusieurs milliers de kilomètres de là, dans des situations qui dépassent parfois l’imagination, semble être un combat perdu d’avance. Lorsque je suis revenue du Vietnam, je suis restée coïte les premières fois qu’on m’a demandé « Alors, c’était comment ton voyage? Raconte! » Transcrire autant d’émotions en quelques secondes parait si vain et inutile, que je ne pouvais que répondre un simple et vide « C’était super! », accompagné d’un sourire de malaise. Quand on revient d’un voyage aussi enrichissant, on a l’impression d’avoir fait un gigantesque bond dans l’évolution; on a tant appris, tant découvert; forcément, le temps a dû avancer vite pour tout le monde! C’est vite décevant de voir que ceux qui sont restés au Québec ont continué la même petite routine et on se sent vite gêné d’avoir tant à raconter. Il y a tant à dire sur le Vietnam et même si ça fait maintenant presque 4 ans …

Patti Smith et Mapplethorpe: deux grands enfants

Si on m’avait demandé il y a 2 mois dans quel univers littéraire je voudrais habiter, j’aurais sans doute répondu celui de Paris est une fête, pour être entourée de Gertrude Stein et Zelda Fitzgerald. Si on me le demandait maintenant, je répondrais le New York de Patti Smith et Robert Mapplethorpe. Même après avoir fini ma lecture, j’ai l’impression d’y habiter encore. C’est une amie qui m’a refilé le livre autobiographique Just Kids, ça avait été sa lecture marquante de l’année. Pendant plusieurs semaines, il est resté sagement sur ma table de chevet, bien en vue. Je l’ouvrais pour contempler les photos, ou bien pour lire quelques extraits au hasard, sans vraiment m’investir. Un soir, je me suis installée, j’étais prête. J’ai mis le CD Horses de Patti Smith et j’ai plongé. Dès les premières pages, j’étais déjà attachée à cette enfant portée vers l’art, qui invente d’interminables histoires pour ses frères et sœurs. J’aurais aimé la connaître à l’adolescence pour passer des nuits entières à écouter ses albums préférés, à parler de ses poètes qui la …