Autour des livres
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Visite libre : À la découverte de la bibliothèque du Parlement

 

Cet été, j’ai décidé avec ma meilleure chum d’aller à Ottawa. L’idée m’est venue parce que je n’avais tout simplement jamais visité cette jolie ville qui est pourtant seulement à deux heures de Montréal. Après avoir réservé un Amigo Express qui allait nous permettre de nous rendre dans une autre province en une journée en écoutant du Adèle dans l’tapis, je me suis attelée à faire un beau tableau Pinterest sur la capitale du Canada. C’est à ce moment que j’ai découvert toutes les petites merveilles qui nous attendaient : le Byward Market avec ses pubs irlandais, ses marchands sympathiques et ses restaurants de smoothies et de bagels délicieux, le Musée des beaux-arts du Canada avec la fameuse « Maman » de Louise Bourgeois à son entrée (et ses couloirs infinis de tableaux de peintres impressionnistes) et le canal Rideau, bien sûr.

Puisque j’étudie pour être bibliothécaire, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder les bibliothèques qu’on pourrait visiter, sachant qu’Ottawa abrite la Bibliothèque nationale du Canada (et sûrement plein d’autres belles places remplies de bouquins). Mon instinct disait vrai : en pitonnant sur mon clavier je suis tombée sur des photos à couper le souffle d’une bibliothèque qui me donnait l’impression d’être sortie tout droit de Poudlard et des fantasmes d’Hermione ou de Rory Gilmore. Je n’arrivais pas à y croire, la bibliothèque du Parlement du Canada me donnait l’eau à la bouche : tout en elle était magnifique et nous pouvions la VISITER. Difficile en voyant sa magnificence de se rendre compte qu’au Canada se trouve une bibliothèque d’une aussi grande beauté (avec des moulures de bois sculptées pis toute).

La future bibliothécaire en moi était sur le cul.

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Comment faire pour la visiter, me demandez-vous?

Eh bien, afin de visiter la bibliothèque du Parlement, il faut se rendre au kiosque d’information du Parlement situé au 90, rue Wellington. Il n’est pas possible de réserver une visite par téléphone ou sur internet (sauf pour un groupe de plusieurs personnes), il faut donc se rendre à ce bâtiment juste en face du Parlement, très tôt le matin le jour même où on souhaite faire la visite (on est arrivé à 10 h et il ne restait que deux billets). Au kiosque d’information du Parlement, il est possible de choisir le genre de visite que l’on souhaite faire (et la langue de la visite aussi) : une visite du Parlement en entier, de l’édifice est (salles patrimoniales), du bâtiment Centre (Sénat, Chambre des communes et bibliothèque) ou encore une visite se consacrant uniquement à la bibliothèque du Parlement.

Nous avons, évidemment, choisi la dernière option parce que bien honnêtement le reste ne nous intéressait pas vraiment. À noter que toutes les visites sont GRATUITES (oui, oui!).

Un p’tit brin d’histoire

Notre visite étant prévue à 15 h, nous avons décidé de nous balader dans la ville, mais également d’aller fouiner l’allure extérieure de la bibliothèque. Situé à l’arrière complètement du Parlement (au 111, rue Wellington), l’édifice de la bibliothèque est impressionnant par sa forme circulaire et ses airs gothiques. Bâtie entre 1859 et 1876, elle est un vrai bijou d’architecture, mais également d’histoire. On apprenait qu’un incendie a eu lieu en 1916 au sein même du Parlement qui en aurait détruit plusieurs édifices, sauf quelques-uns, dont… la bibliothèque avec ses précieux livres qui ont miraculeusement été épargnés! (Et c’est à cet instant que tous les #bookworm soufflent en cœur le plus grand soupir de soulagement.)

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15 h tapante

Je voyais les minutes défiler, il était 14 h 50 et on allait être en retard, fidèles à notre habitude. Mais il n’était pas question que je rate cette chance inouïe de voir cette merveille du monde littéraire. Faque on a couru et on est arrivées à 15 h, pile-poil, devant le Parlement, à droite, à côté d’une statue (dont j’ai oublié l’allure, désolée), c’est là que se situe le point de rencontre pour toutes les visites (mais ça on vous l’explique au kiosque d’information, pas de panique!). Puis la visite bilingue a enfin débuté sous le regard bienveillant de notre guide (une ex-Montréalaise full smat). On a alors traversé le Hall de la Confédération, puis le Hall d’honneur pour se rendre jusqu’aux portes magistrales qui donnent sur la bibliothèque. C’est à coup de 20 personnes que l’on pouvait entrer dans l’antre du savoir et, lorsque nous avons pu enfin traverser les portes qui nous bloquaient la vue, c’est une vision indescriptible, plus grande que nature, qui nous attendait.

J’ai eu, oui, les larmes aux yeux.

Dans une salle circulaire, des boiseries sculptées à la main présentaient des moulures à chaque fois différentes, sous un dôme majestueux qui éclairait par son puits de lumière les livres bien rangés. De petites échelles en bois et des escaliers étaient présents un peu partout autour de nous afin que les usagers puissent grimper d’un étage à l’autre de la bibliothèque. Au centre se trouvait le bureau des bibliothécaires qui avaient l’air ennuyés par notre présence (et je les comprends quand même). Tout autour il y avait également des tables destinées aux usagers de la bibliothèque, qui est d’ailleurs spécialisée et parlementaire, donc non accessible pour monsieur-madame Tout-le-monde.

Ma meilleure chum et moi on est restée longtemps les yeux éblouis, complètement bouche bée. La visite durait environ 20-25 minutes, tout juste assez de temps pour admirer l’endroit qui donnait l’impression d’être des Moldus en visite à Poudlard, espérant trouver un manuel de sorcellerie dans cet étendu infini de vieux bouquins, qui pourrait nous aider à intégrer les rangs aux côtés de Harry Potter.

À tous les #geeklibrarian ou #bookworm de ce monde, je vous conseille vraiment d’aller voir ça, c’est si beau, pour vrai, vous allez capoter. Et sûrement verser quelques larmes.

Et vous, quelle est LA bibliothèque que vous rêvez de visiter?

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4 Comments

  1. J’adore « en pitonnant sur le clavier » (en France, on dit pianoter). Pas mal, non plus le « vous allez capoter »
    J’ai un peu de mal à voir le rapport avec « écouter du Adèle dans l’tapis »
    J’ai détesté « bookworm ».
    Et côté bibliothèque, j’adore celles des petites villes des provinces françaises et plus particulièrement le rayon local oú l’on trouve des livres non répertoriés ailleurs, d’artistes ignorès par les médias nationaux, d’éditeurs régionaux fous…

    J’aime

  2. Très intéressant et excellente suggestion de visite! Montréalaise de naissance, je vis en Outaouais depuis seulement 21 mois, en forêt. Merci pour ce texte qui donne vraiment envie de découvrir cette splendide bibliothèque. Je viens également de découvrir ce chouette blogue. ✨📖

    Aimé par 1 personne

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