Auteur : Marjorie Rhéaume

Ça fait tellement pinterest

Bien oui, au risque d’avoir l’air ridicule, je vous parle aujourd’hui de ce fameux site qui s’est presque transformé en adjectif du langage courant. «  Haaa le mariage de Marilou et Alexandre Champagne faisait tellllllllememnt Pinterest ! » «  Les cactus, c’est tellement la mode sur Pinterest » «  Wow, ton appart est vraiment Pinterest » Sur cette plateforme, il y a des tendances prédominantes et les gens qui sont y vraiment actifs finissent souvent pas re-piner le même style et, souvent, les mêmes photos. Sur Pinterest, les gens auraient assez d’idées de déco pour décorer l’ensemble des maisons de l’île de Montréal (presque, j’en suis sure), assez de linges pour remplir au moins une de ces maisons et assez de citations pour en remplir un dictionnaire. Ça, c’est sans compter les mille et un mariages et photos d’hommes à barbe. Pinterest c’est le rêve, c’est la consommation, mais TSÉ… c’est aussi bien le fun ! Je n’ai pas ici l’intention de faire un essai sociologique sur les effets de pinterest, malgré que je trouve …

Ma petite soeur est plus grande que moi : l’égalité

Ma grande sœur, c’est elle qui m’a appris à me tenir la tête à l’envers, les jambes accrochées sur ces espèces d’échelles horizontales que notre gardienne avait dans sa cour. Ma grande sœur, c’est avec elle que j’avais décidé de déménager, à tout jamais, dans ma chambre, en apportant une boîte de biscuits et nos brosses à dents.  C’est dans ces moments de mon enfance qu’elle fut ma grande sœur et moi sa petite. Elle et moi, on avait un langage presque secret, en fait c’est elle qui en connaissait les codes et moi qui les déchiffrais. J’étais l’interprète de son langage, de ses mots qui s’enfargeaient dans sa langue et qui y ressortaient mâchés et un peu baveux. Puis, un jour, les rôles se sont inversés… Quand j’ai pris, sans lui dire, le rôle de la grande sœur. Quand j’ai rencontré mon copain actuel et que je suis tombée en amour, ma sœur a dit à ma mère qu’elle avait commencé à regarder les poussettes dans le catalogue Sears; quand je bois du vin, …

Critique littéraire : Mémoire d’une enfant manquée

C’est il y a deux ans, au Salon du livre, que j’ai remarqué ce livre pour la première fois. Je trouvais la couverture vraiment belle et ça m’a tout de suite attirée (oui, oui je fais partie de cette gang de gens-là!). Malgré la tentation, il m’a fallu un an de plus pour finalement me décider à l’acheter, un Salon du livre plus tard. Comme si ce n’était pas assez long, il m’a bien fallu six mois avant de m’y mettre, faute de temps. Mais bon, tout ça, c’est du passé, tout autant que la lecture de ce premier roman de l’auteure Brigitte Pilote (qui a aussi écrit Motel Lauraine ). Même si c’est dans le passé, je n’ai pas totalement oublié l’existence de ce roman: c’est bon signe! C’est court (156 pages), alors ça se lit facilement en une soirée. Dans le cas de cette œuvre, la longueur n’est aucunement signe d’un manque de péripéties,  il aurait été plus long que j’aurais probablement perdu le souffle avant de l’avoir terminé. Voici la quatrième de …

Vivre à crédit ; une histoire de conditionnement

La carte de crédit, ça peut-être une allié quand tu sais t’en servir et la pire des ennemies quand tu la prends pour une banque à pitons pour combler tous tes «  besoins ». Tsé veux dire. Un des problèmes du crédit, qui s’applique même avec l’argent qui se trouve réellement dans votre compte, c’est son utilisation à des fins de gratification immédiate. Des fois, j’ai l’impression de m’auto-conditionner comme on le fait avec un chien, de me donner une gâterie à chaque fois que je donne la patte, ou que j’ai une bonne note dans un examen.  On se félicite en dépensant, mais on finit par se sentir plus mal parce que, souvent, on dépense de l’argent qu’on n’a pas . Bon, se récompenser une fois de temps en temps, pour de vraies bonnes raisons, il n’y a rien de mal à ça, ce qui dérange plus, c’est acheter quand on se sent comme de la bouette pour se faire sentir mieux. Exemple : si je suis vraiment anxieuse ou bien triste, ou bien …

All about that what ?

L’autre jour , en écoutant ( en boucle ) la nouvelle chanson de Taylor Swift, je suis tombée sur le nouveau hit pop du moment, qui me restera malencontreusement en tête trop longtemps. Le titre : All about that bass de Meghan trainor (nom) , une jolie blonde avec une voix assez décente qui chante ce qui a été qualifié comme la nouvelle  « body image self acceptante anthem » ( terme que je ne saurais justement pas traduire ). Ce hit a attiré l’attention de bien des femmes pour ces paroles plus que pour le rythme accrocheur qui les soutiennent. En effet, les paroles ont été critiquées par plusieurs, car derrière cet anthem, qui cherche à faire une cassure avec les standards de beauté inatteignables que nous renvoient souvent les médias, on retrouve la même recette, mélangée de manière différente. Pour mieux vous expliquer, voici quelques-uns des passages (en traduction française) de ladite chanson: Ouai c’est plutôt clair, je ne fais pas une taille 2
Mais je peux secouer, secouer ça comme je suis supposée …

Le phénomène du café de troisième vague

J’ai une confession à faire, quand j’ai commencé à boire du café , j’y mettais un demi-lait et un peu de sucre. Ça, ce n’est pas la confession , l’affaire c’est que j’ai toujours vu mes parents boire du café noir (même dans le temps où ils buvaient du café qui ne devait pas être loin de l’instantané) et dans ma tête , boire du café avec du lait  de la crème ou du sucre, c’était un sacrilège, alors je me suis forcée. Ça a pris un peu de temps , mais maintenant, je ne boirais pas mon café autrement que noir ( à moins que ce soit un latté ).Tout ça pour dire que le café et moi , c’est une histoire sérieuse. Depuis ce temps, je m’intéresse toujours un peu plus à ce breuvage et c’est ainsi que j’ai découvert, sans vraiment le savoir, la troisième vague. Saviez-vous que le terme de « troisième vague », souvent associé au féminisme, peut aussi s’appliquer au café ? Le café de troisième vague, c’est l’artisanal, l’indépendant, c’est …

Vivre la séparation de ses parents à l’âge adulte, comment ça marche ?

 On parle souvent de la répercussion d’une séparation sur les enfants, de la garde partagée, des fêtes, du rôle de la belle–mère et du beau-père chez les petits, mais on parle très peu des adultes qui voient leurs parents se séparer. Techniquement, il est vrai que c’est beaucoup moins compliqué, pas de garde partagée, personne qui essaie de jouer des rôles de substitution, pas de paperasse, mais qu’est-ce qu’on fait de tout le reste ? Comment est-on supposé, en tant qu’adulte, réagir ?  Je ne sais pas pour vous (si ça vous est arrivé), mais moi, je n’ai pas trouvé cela si simple. Voici la petite histoire, dans les grandes lignes. Mes parents ont décidé, d’un commun accord, de mettre fin à leur relation de 23 ans, il y a un peu moins d’un an. Tout s’est fait dans les meilleures circonstances possible, dans un respect mutuel fort admirable et avec une paix intérieure qui m’impressionne encore. Je trouve beau de voir que, malgré l’âge, ils ont pris cette décision et ont eu le courage de se …

Petit guide 101 : le référendum écossais

«  L’écosse devrait–elle  être un pays indépendant ? » telle est la question à laquelle répondront, par l’affirmative ou par la négative, les écossais ce vendredi ( heure du Québec). C’est une question qui résonne beaucoup au Québec car l’indépendance, qu’on soit pour ou contre, est aussi un sujet très québécois. Bien que plusieurs tissent des liens entre les deux, ce ne sont ni des similitudes, ni des différences que je tiens à aborder, mais bien la question même du référendum écossais, question d’en connaître les bases d’ici vendredi. Voici donc quelques faits à savoir pour être éclairé sur la situation : L’écosse est  déjà un pays . Par contre, elle est l’une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni, avec l’Angleterre, l’Irlande  du nord  et le Pays de Galles, ce qui veut dire que les écossais sont des citoyens britanniques. L’écosse à ce qu’on appelle une dévolution de pouvoirs (c’est-à-dire, un transfert des pouvoirs politiques) sur l’éducation, la santé et les prisons. Par contre, Londres conserve le contrôle en matière d’immigration, de sécurité sociale, de défense …

DIY : le tapis qui rêvait d’être un coussin

Une fois, en allant au Ikea, j’ai cru avoir eu une idée de génie. Ce dont je ne me doutais pas, c’est que Martha Stewart (plus probablement quelqu’un de son équipe) avait eu la même idée que moi et l’avait rendu disponible sur les interwebs avant même que je ne sois sortie du dit magasin, mais bon j’ai fait mon deuil d’originalité et j’ai tout de même décidé de vous présenter ce petit DIY qui consiste à transformer un tapis en coussin. C’est simple, ce n’est pas cher, c’est original et c’est beau. Vous n’avez besoin que de 5 éléments pour réaliser ce coussin : Une paire de ciseaux Une aiguille Du fil style bracelet de l’amitié Un coussin ( 6$ au Ikea) Un (ou plusieurs) tapis (3$ au Ikea) Étape 1 : plier le tapis en deux et coudre chacun des côtés, vous pouvez y aller grossièrement parce que la couture ne paraitra pas à la fin. Étape 2 : Tourner le tapis pour que l’extérieur devienne l’intérieur  et mettre le coussin dans la housse. Vous pourriez …

5 livres qui m’ont donné le goût d’écrire

J’ai toujours su que je voulais écrire, sans trop savoir la forme que ça pourrait prendre, sans trop savoir quoi dire, simplement écrire, car c’est tout (pas littéralement ) ce que je sais faire . C’est ce que je fais quand j’ai besoin de clarification, quand j’ai l’impression que tout tourne, que les murs s’effritent où qu’ils sont trop haut. C’est le médium qui me convient le mieux. J’ai pour mon dire que chaque personne qui écrit n’est que le résultat des gens qu’il a lus, j’aimerais bien dire que ça vient de moi, mais Dieu sait que bien des gens l’ont dit avant cela. Les œuvres qui influencent un auteur ne sont pas nécessairement des copies de ce qu’ils écriront plus tard, ni une compilation des sujets qu’ils veulent aborder, mais plus souvent qu’autrement, ces oeuvres allument une nouvelle étoile dans les yeux de celui qui le lit, un petit feu qui reste assez longtemps pour  qu’on se rappelle de l’étincelle quand vient le temps de mettre ses propres mots sur papier. Narnia de …