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Une sorte de lumière qui éblouit

Directe, étonnante et passionnée, la prose de Maude Veilleux sort de l’ordinaire par sa singularité. Sa poésie happe, déchire, surprend, tout en étant hyper accessible. Pour ma part, c’est par son premier recueil – au titre peu conventionnel –, Les choses de l’amour à marde (2013), que j’ai découvert cette brillante écrivaine il y a quelques années. Récemment, plusieurs ami.e.s m’ont vanté en long et en large les mérites de son plus récent recueil paru en juin dernier aux éditions de l’Écrou et intitulé Une sorte de lumière spéciale. J’ai à nouveau été comblée par la plume non conformiste de l’autrice grâce à ce dernier recueil d’une puissance qui éblouit tellement qu’on en devient presque aveugle d’émerveillement. Revendiquer le droit d’être trash  Originaire de la Beauce, Maude Veilleux se réclame, dans son dernier ouvrage, d’une esthétique trash et critique le fait que beaucoup d’intervenants du milieu littéraire ont levé le nez sur son style d’écriture parce qu’ils l’ont trouvé trop glauque, trop sale. Or, l’écrivaine provient d’un milieu ouvrier plutôt pauvre, un milieu «de cowboys du Québec …

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Juicy: un bonbon sûrette qui chatouille le palais

Quand ça pétille comme ça dans le soleil californien, pas le choix de se sucrer les lèvres dans le mousseux et de se laisser prendre par la légèreté satinée des mots de Mélodie Nelson. Dans un cocktail d’expressions franchouillardes et de trash rose nanane, elle raconte le parcours d’Alexis, une Miss Teen America qui tombe amoureuse d’un has been à la coiffure douteuse, qui se fait prendre à la frontière mexicaine avec du crystal meth, qui investit le monde de la porno et qui n’oublie jamais, jamais de s’occuper de la garde-robe de son chihuahua.  Cherrylicious, c’est le nom du chien, accompagne Alexis dans les succès et les revers de fortune, les péripéties amoureuses et la lente prise de conscience que sa mère ne l’aime peut-être pas. La narratrice se glisse dans un roman d’apprentissage qui court-circuite le classique pour s’enrouler dans l’excès, celui des amours qui font mal et des belles choses qui consolent. Alexis est un personnage volontairement caricatural, mais la prose de Nelson est si vivifiante qu’elle lui donne des nuances presque …

S’ils ont remis 1984 à l’Index, est-ce que Bleu presque transparent sera le prochain?

J’ai toujours pensé que les veines à fleur de peau sont jolies à voir. T’es pas heureux. Même les yeux fermés, je parie que t’essaie de voir des tas de trucs. (…eux) je voudrais les avaler cru et les bercer au fond de moi. Écrit en 1976, vendu à plus d’un million d’exemplaires en à peine 6 mois, premier roman de Murakami Ryü… Bleu presque transparent est le livre que je ne voulais pas lire. Et vous savez, si vous avez lu mon dernier article Le grand cahier, que je peux avoir la couenne dure. Pour vous situer, Transpotting a été écrit en 1993 et réalisé en 1996, Requiem for a dream est sorti en 2000… et en comparaison, ils semblent être des bébés de maternelle. Pas de farces! Tiens, pour vous mettre dans l’ambiance, je vous propose de réécouter la trame principale de Requiem… prenez 2 minutes. Requiem for a dream Je suis bien entendu au courant des critiques, très nombreuses, qui ont été écrites sur ce livre. Je tentais de ne pas les lire depuis si longtemps, persuadée que chaque « adulte » …

Deux pour un dans la littérature «trash»

Je n’ai peut-être pas l’air de ça comme ça, mais j’aime bien les trucs dits «trashs» que l’on retrouve parfois en littérature, en arts visuels, en musique, au cinéma et au théâtre (dans tous les domaines artistiques en fait!). Un an déjà s’est écoulé depuis que je suis tombée un peu par hasard sur le premier roman de Martin Clavet à la Librairie Pantoute sur Saint-Joseph à Québec. Le titre Ma belle blessure et l’illustration de l’artiste Pony alias Gabrielle Laïla Tittley m’ont inspirés «confiance» et on surtout attisé ma curiosité du côté plus sombre. Je repense souvent à ce roman et aux marques qu’il a laissées en moi. En traversant Rose Envy, un court roman de Dominique de Rivaz, dont le sujet est aussi très écorchant, j’ai repensé à ma précédente lecture et j’ai décidé de faire un petit spécial deux pour un en lectures «trashs». Ma belle blessure paru chez vlb éditeur en 2014, 123 pages (Prix Robert-Cliche 2014). Rastaban, dix ans, vient d’emménager dans une nouvelle ville avec son père et sa …