Year: 2015

« La tempête » de Gabriel Anctil : lecture de mars du défi littéraire

Après avoir lu La déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen et Javotte de Simon Boulerice, nous sommes déjà rendus au mois de mars. Voilà pourquoi nous avons effectué un sondage pour savoir quelle sera notre lecture de mars. Les résultats ont été assez serrés, mais nous lirons La tempête de Gabriel Anctil ce mois-ci! Bonne lecture! Et n’hésitez pas à venir nous dire ce que vous en pensez sur le groupe Facebook! Pour vous joindre à l’événement En 2015, je lis un livre québécois par mois, cliquez ici. Pour vous joindre au groupe Facebook Un livre québécois par mois, cliquez ici. Le 5 janvier 1998, une tempête de pluie verglaçante s’abat sur le Québec. En l’espace de quelques heures, des millions de personnes seront privées d’électricité. Jean, quatorze ans, et ses parents, Marie et Louis, sont de ceux-là. Ils trouveront refuge chez la grand-mère de Jean dans le quartier Outremont, à Montréal, où habitent également son oncle Arthur et sa femme Manon. Ce qui aurait pu être une occasion de resserrer les liens familiaux …

Éléments clé pour un mode de vie plus durable

  Ces derniers temps, je suis de plus en plus attirée par les modes de vie alternatifs du genre vivre sans déchets. Bien que je n’ai aucunement l’intention d’aller à cet extrême, je trouve tout de même l’idée très intéressante. Je n’aurais jamais la capacité, ni la patiente et le dévouement nécessaire pour, par exemple, ne produire qu’un simple pot masson de déchet en un an. C’est ce qu’a réussi à faire la jeune auteure du blogue new-yorkais Trash is for tossers.  Que vous soyez plus modérés ou que vous soyez prêts à faire le saut, ce blogue est une vraie source d’informations et d’inspiration pour tous ceux et celles qui s’intéressent à ce type de mouvement/mode de vie .     Après avoir fait quelques recherches, j’en suis venue à la conclusion qu’il y a moyen d’être conscient de nos déchets, d’en réduire la quantité  et, surtout, de consommer plus durablement sans pour autant se ruiner et changer son mode de vie du jour au lendemain. Dans la cuisine Bye bye les sacs à …

Javotte de Simon Boulerice vu par l’équipe du fil rouge

Dans le cadre de notre événement En 2015, je lis un livre québécois par mois, nous avons lu le roman Javotte de Simon Boulerice! On vous invite à nous faire part, dans les commentaires, de votre lecture ou sur notre groupe Facebook Un livre québécois par mois où l’on discute de nos lectures, communes ou pas! Ce roman, publié en 2012, est un peu une construction moderne du conte de Cendrillon avec la mythique soeur méchante, Javotte. En emmenant le lecteur dans une société des plus modernes avec des adolescents des plus normaux, Simon Boulerice a-t-il réussi à récréer le conte de fées de Cendrillon dans une petite ville au sud de Montréal?  Ce que j’en ai pensé  J’ai lu Javotte en l’espace d’une soirée, tellement le personnage m’a fascinée. Javotte est incroyablement surprenante, on tourne les pages et on craint de plus en plus de ses gestes comme de ses pensées. Elle fait et pense des choses si violentes et méchantes, mais parfois aussi si singulières et attentionnées, qu’on ne peut faire autrement que de la trouver …

La place du féminisme en Chick Tv : Sex and the city et Girls

Dans mon cours de Culture populaire, la session dernière, j’ai fait un travail qui consistait à comparer le féminisme, la sexualité, l’écriture, la consommation et l’argent dans la série Girls et la série Sex and the city. J’ai eu envie de vous parler un peu de la différence entre le féminisme dans Sex and the city et dans Girls, car je suis persuadée que des fans de ces deux séries de Chick Tv se cachent en vous! Et ce, même si c’est votre petit plaisir coupable… Tout d’abord, il serait absurde de nier la place du féminisme dans ces deux séries. Elles sont, à leur façon, féministes, autant dans les thèmes qu’elles utilisent que dans la construction même des personnages principaux. En commençant du côté de Sex and the city, il est clair que les quatre femmes, Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda, ont quelque chose à apporter au féminisme. On peut penser au fait que Samantha vit sa vie sexuelle sans se soucier des idées préconçues liées aux valeurs traditionnelles. Toutefois, les quatre personnages offrent des visions simplistes des femmes. …

« Les Ignorants »: coup de coeur d’une initiation croisée

Mon colocataire, originaire de la région d’Anjou en France, m’a un jour parlé de sa rencontre mémorable avec un vigneron du coin, Richard Leroy, dans une soirée de famille où le vin coulait à flots. Il me l’a décrit comme étant un homme particulièrement ouvert et très curieux de l’avis de chaque dégustateur de vin, peu importe son bagage oenologique. Il se fout des classements, des prix et des conventions du métier mais porte une attention égale aux commentaires du débutant comme à ceux d’un grand connaisseur, car pour lui, l’amour du vin n’a pas de hiérarchie et chaque palais est à prendre en compte. Amoureux de la nature et des choses bien faites, méticuleux et très exigeant, Richard prône bien plus la qualité que la quantité. L’amour, la patience, la richesse de la terre, l’influence du vent et du soleil sont pour lui les éléments fondateurs dans le processus de production de son vin. Confiant envers Dame Nature, il refuse tout engrais, levures, produits phytosanitaires et réduit la quantité de souffre à 20mg par litre …

Le contentement, question de lâcheté ou d’acceptation?

Quand je pense à contentement, je pense aux phrases du style «contente toi donc de ce que tu as», «ha, lui il n’est jamais contenté». Avec ce type d’affirmations en tête, il est facile de voir le contentement comme quelque chose à portée négative. Il est aussi facile de se dire que se contenter de ce qu’on a, qu’on soit heureux ou non avec cela, ne permet pas de chercher plus, de chercher à se dépasser. Que c’est être bien tout en étant stagnant. Je suis de celles pour qui le gazon semble toujours plus vert chez le voisin, faute de meilleure expression. Je suis de celles qui voyaient le contentement comme quelque chose de négatif et surtout, comme un acte lâche et las quand, en fait, c’est beaucoup plus que ça. J’ai découvert ce que j’oserai appeler la «philosophie du contentement» à travers le tout dernier Ebook gratuit de Leo Babauta, auteur du blogue Zen habits. Je dois, dans un premier temps, confesser mon amour pour ce blogue que j’adore et qui me guide (woah c’est peut être un …

Parlons projet de vie, le vôtre c’est quoi ?

Dernièrement, j’ai décidé de passer plus de temps sur mon moi-même. C’est assez égocentrique de dire ça de nos jours, quand tout le monde pense et parle de donner davantage au suivant, mais je pense qu’avant de donner aux autres, c’est important de se donner à soi. C’est assez la mode le développement de soi par les temps qui courent. On n’a qu’à penser à tous les livres qui sont publiés à ce sujet chaque année. Personnellement, je suis de ceux et celles qui dévorent les livres de croissance personnelle, et ce, depuis très longtemps. J’en ai près d’une trentaine de lus à ce sujet, si ce n’est pas plus. Le dernier de ma collection est le récent livre d’Oprah Winfrey, « What I know for sure » ou  « Ce dont je suis certaine » en version française,  que l’on m’a fortement conseillé et dont je vous ferai la critique sous peu. Plus récemment, pour m’aider dans mon cheminement, une personne très précieuse à mes yeux (allô Sophie!), m’a invitée à faire l’acquisition d’un cahier pour y noter …

Traduire l’angoisse en images

« This too shall pass. » Dans la vie, j’angoisse. Big time. (Et, par hasard, j’ai trouvé dans la gang du Fil Rouge une bande de filles qui comme moi, « anxiète » souvent. Allô les filles!). Mais ce n’est pas de ça dont j’aimerais vous parler. Catherine Lepage, artiste visuelle originaire de la région de Québec, a publié en 2007 et 2014, les bouquins 12 mois sans intérêt et Fines tranches d’angoisse, tout deux traitant de la dépression et de l’angoisse.   12 mois sans intérêt Ce premier livre, sous titré « Journal d’une dépression » relate une épisode de dépression qu’a vécue l’auteure. La force des romans graphiques réside dans l’agencement parfait des images et des courtes phrases, et ça, Catherine Lepage le maîtrise parfaitement. Les mots font échos aux images et vice-versa. Les images parfois comiques, toujours ludiques, sont en adéquations avec le sujet très sérieux. Tout n’est pas noir et, par chance, Lepage réussit à poser un regard critique très juste sur sa situation, sans se victimiser et sans tomber dans les clichés que l’on entend toujours sur la dépression. J’ai particulièrement aimé les …

Le lecteur et les best-sellers

Best-seller. Cette expression, utilisée abondamment dans le monde littéraire, n’a pas la même signification pour tout le monde. Dans le milieu de l’édition, cela signifie un livre qui a connu un immense succès commercial, qui s’est énormément vendu par rapport aux autres livres du même genre. Dans la tête de bien des gens, un best-seller est un livre qui doit forcément être bon, étant donné la quantité de lecteurs qui l’ont acheté… non? Eh bien, ce n’est pas totalement faux… ni totalement vrai. L’autre jour, au travail, j’ai décidé d’ouvrir l’œil et, en plaçant les livres sur les rayons, je me suis efforcée de repérer ceux sur lesquels figurait la mention « best-seller ». Verdict? Énormément de livres portent cette mention, à un point tel que j’ai renoncé à compter. Le plus fascinant dans tout ça était sans contredit le fait qu’il y avait, dans le lot, de nombreux ouvrages dont je n’avais jamais vraiment entendu parler dans les médias, ni même par bouche à oreille. Bon, je sais, il m’est impossible de connaître tous les livres …