Year: 2015

Rechercher la poésie dans le quotidien

La vie habitable: Poésie en tant que combustible et désobéissances nécessaires, tel est le nom donné au document 6 publié par l’équipe de nouveau projet et écrit par Véronique Côté. Prenant la forme d’un essai, cet oeuvre partage son temps entre récits, réflexions et entrevues, tous sous le large thème de la poésie. Poésie au sens large, poésie qui dépasse les mots et la littérature.

« The One I Love » ou quand l’autre est idéalisé

The One I Love est clairement un des meilleurs films que j’ai vus dans les dernières années. Complètement anticonformiste, le film nous entraîne dans une histoire d’amour ordinaire qui prend des airs totalement extraordinaires. Dès le début, on fait face à un couple marié depuis plusieurs années qui vit des difficultés suite à une infidélité et qui va consulter un thérapeute. La scène jouée et rejouée des centaines de fois au cinéma, au fond. Ce thérapeute leur conseillera d’aller passer un week-end dans une magnifique villa dans le Sud de la Californie, car tous ses clients en reviennent complètement transformés et retrouvent la flamme des débuts. Ce qu’ils feront. On peut croire au cliché, mais c’est totalement autre chose. The One I Love flirte avec la comédie romantique, le drame et le film de science-fiction. C’est rare que je regarde un film avec autant de fascination. Le propos du film est commun, mais c’est la manière dont les choses sont amenées qui fascine. Le couple, Sophie et Ethan, joué par Elisabeth Moss (Peggy Olson dans Mad …

Une semaine dans la vie d’une «Snowbird»

Je suis une jeune femme chanceuse. Je le suis puisque mes parents vivent six mois par année en Floride, ce qui m’a permis pour une deuxième année consécutive de vivre un Noël sans neige. Certains diront que c’est étrange, mais ça se vit bien! Ma mère est maintenant une femme retraitée et elle vit avec deux maisons mobiles. En Floride, elle se retrouve dans un parc de maisons mobiles de personnes retraitées. Chose que j’ai constatée, c’est qu’une fois à la retraite, ma mère semble encore plus occupée que lorsqu’elle occupait un emploi! Tellement de choses et d’activités à faire ! Ainsi, pendant une semaine je fus un «snowbird», tout comme ma mère. Mais qu’est-ce qu’un ou une «snowbird»? Ce nom fait référence aux oiseaux migrateurs qui partent vers le sud lorsque l’hiver arrive. Vivre sur un parc de maisons mobiles est, pour moi, comme être dans un camping, du moins dans celui où mes parents habitent. Nous retrouvons des organisateurs qui programment des séances d’exercices, de la zumba, des cours de danse en ligne, …

Cherche et trouve

La vie, c’est un peu comme une constante partie de cache-cache avec soi-même. Des fois, on a l’impression de se perdre, l’illusion de s’être trouvé, ainsi de suite, dans un interminable jeu de cherche et trouve. À 22 ans, malgré tout mon orgueil qui aurait le goût de vous dire que je sais qui je suis, c’est loin d’être le cas et le prétendre n’y aide en rien. Tout ça, c’est loin d’être la fin du monde. Dans la vingtaine, personne ne prétend vraiment avoir une idée fixe sur son avenir et ceux qui pensent le savoir se retrouvent souvent bien vite face au mur . Par contre, ne pas savoir n’est pas une excuse pour ne pas se donner la peine de  chercher, parce qu’il n’y a pas de cherche et trouve si on n’essaie pas de trouver quelque chose, même lorsqu’on ne sait pas trop ce qu’est ce quelque chose. En fait, peut-être que nous avons affaire à un constant jeu d’essais et erreurs. Il faut en essayer des choses pour savoir, pour …

Chroniques d’une anxieuse : le TOC

Plus le temps avançait, mieux je me sentais et plus j’appréciais mes rencontres avec Monsieur M. Mon psy, à moi. Les mois passaient, défilaient à une vitesse folle, et j’avais cette drôle d’impression qu’il me connaissait mieux que personne, dans mes moindres détails. Un inconnu qui n’était, à présent, plus vraiment un inconnu, qui savait des choses que même mes amis les plus proches ignoraient. Et j’avais hâte de le voir à chaque semaine. Et j’attendais avec plein d’espérance cette petite heure où quelqu’un m’écoutait enfin. Bref, mon psy était devenu mon meilleur ami. À un tel point que j’étais rendue à lui raconter les plus banales péripéties de ma rocambolesque vie d’anxieuse. Du genre : lorsque je quittais mon appartement pour aller travailler, faire des courses ou peu importe, je vérifiais à plusieurs reprises si le four était bien éteint, si le frigo était effectivement fermé, si mon fer plat était débranché, mais surtout je m’assurais (une bonne dizaine de fois) que toutes les portes étaient très, très, très bien barrées. J’étais même descendue en …

Les supercheries littéraires

Les supercheries littéraires, c’est une mini-série d’animation qui met en scène de façon humoristique quelques-unes des plus absurdes supercheries du monde littéraire. J’ai trouvé cette série en me promenant sur tout.tv, en quête de quelque chose de bon à écouter, quand le titre m’a sauté au visage. Alors, je me suis lancée dans l’écoute de la première et seule saison de 8 épisodes, ne durant chacune que quelques minutes.  Déjà ce n’est pas comme si c’était un gros engagement. Les graphiques sont simples, le style rappelle celui des débuts du cinéma et les récits sont racontés avec humour et intelligence. Au début, je croyais me retrouver face à des mises en scènes, des petits histoires dont le but était de capter l’attention du téléspectateur. En fait, ce sont des histoires vrais, aussi ridicules peuvent-elles sembler. J’ai même fait des recherches sur google pour en savoir plus sur chacune des supercheries. C’est super captivant de voir comment des artistes, créateurs, auteurs, ont, d’une façon ou d’une autre, escroqué le milieu littéraire avec des supercheries qui ont fini …

Site des éditions Le Quartanier

La déesse des mouches à feu : première lecture du défi littéraire

Voici la première lecture du défi littéraire, En 2015, je lis un livre québécois par mois. il s’agit du roman de l’auteure Geneviève Pettersen: La déesse des mouches à feu. Voici le résumé de l’oeuvre retrouvé sur le site des éditions Le Quartanier : « La déesse des mouches à feu, c’est Catherine, quatorze ans, l’adolescence allée chez le diable. C’est l’année noire de toutes les premières fois. C’est 1996 à Chicoutimi-Nord, le punk rock, le fantôme de Kurt Cobain et les cheveux de Mia Wallace. Des petites crisses qui trippent sur Christiane F. et des gars beaux comme dans les films en noir et blanc. Le flânage au terminus et les batailles de skateux contre pouilleux en arrière du centre d’achats. L’hiver au campe dans le fin fond du bois, les plombs aux couteaux, le PCP vert et les baises floues au milieu des sacs de couchage. C’est aussi les parents à bout de souffle et les amants qui se font la guerre. Un jeep qui s’écrase dans un chêne centenaire, les eaux du déluge qui emportent …