Défis littéraires
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Ce qu’on a lu comme roman graphique / bande dessinée pendant le mois de mai #Jelisunlivrequébécoisparmois

Quel plaisir en ce mois de mai de lire et de faire de nouvelles découvertes en ce qui à trait aux BD / romans graphiques. Le monde de la BD a tellement changé, du moins dans ma perception d’enfant à adulte. Lorsque j’étais enfant, la BD se résumait seulement à Astérix et Obélix, Pierre Tombal, Boule et Bill, etc. Des classiques que j’aime relire, mais je ne sais pas si c’est parce qu’aujourd’hui nous avons une plus grande variété de choix ou tout simplement parce que j’étais ignorante à l’époque. Reste qu’aujourd’hui, d’la BD, j’en mange !

Ma lecture : Suite à la vidéo de la booktubeuse MH La Lectrice, je me suis laissée tenter par Vil et Misérable de Samuel Cantin. Ce fut un véritable coup de coeur (tellement que je me suis procurée Phobies des moments seuls par la suite) ! L’histoire est déjà intéressante parce que ça se déroule dans une librairie de livres usagés, dans un concessionnaire de voitures dont le patron est persuadé que l’avenir est dans les livres ! Le libraire Vil, un personnage antisocial, qui aime travailler seul et, à l’Halloween, se retrouve forcé de travailler avec un nouveau libraire étant donné que la librairie s’agrandit.  Vil se fera un malin plaisir à «torturer» son collègue. La BD est excellente avec son humour absurde et ses dessins simplistes (pas besoin de couleur ou de milles détails pour trouver les images magnifiques). C’est vraiment à découvrir !

La lecture de Martine : « L’an dernier, pour le mois de la bande dessinée, j’ai découvert Julie Delporte avec le sublime Je vois des antennes partout et cette année, j’ai eu envie de retrouver cette plume, comme ces illustrations qui m’avaient tant émue. Je me suis donc plongée dans Journal, un ouvrage autobiographique de l’auteure qui aborde une rupture. L’oeuvre débute avec une citation d’Annie Ernaux : «Je me demande si je n’écris pas pour savoir si les autres n’ont pas fait ou ressenti des choses identiques, sinon, pour qu’ils trouvent normal de les ressentir. Même, qu’ils les vivent à leur tour en oubliant qu’ils les ont lues quelque part un jour.»  Cette citation décrit bien l’effet que m’a fait cette lecture. En y racontant sa propre rupture, Delporte nous entraine dans ces situations qu’on a tous connues ; comment dire au revoir à quelqu’un qu’on a aimé ? Et comment recommencer une nouvelle vie, un nouveau quotidien, sans cette autre personne ? Toujours avec son trait de crayon brut et le coloré de ses illustrations, Julie Delporte fait preuve d’une si grande vulnérabilité et d’un énorme courage à nous partager ses pensées et ses difficultés. Elle aborde le thème de la création comme sublimation d’une peine de coeur et aussi, de l’autofiction comme façon de se mettre en scène dans l’art. J’ai adoré cette lecture et je ne peux que vous conseiller, encore, de découvrir les romans graphiques de cette auteure. C’est une incroyable artiste autant au niveau de ses illustrations que de ses textes. Vraiment, à découvrir. »

La lecture de Roxanne : « Ce mois-ci, je me suis procuré le recueil de planches de Zviane À l’école. Daté tel un journal intime, ce livre nous présente les remises en question de Sylvie-Anne (Zviane elle-même) alors qu’elle quitte la composition musicale pour retourner au cégep en dessin animé. Il s’agit en fait d’une édition qui mélange des extraits de ses bandes-dessinées déjà publiées La plus belle fin du monde (avouez que c’est le plus beau titre jamais lu) et Le quart de millimètre, en plus de nouvelles planches. Bande-dessinée à fort caractère auto-biographique, À l’école voyage entre l’humour et le dramatique, c’est touchant tout en nous faisant rire. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est qu’on peut observer l’évolution de style de la dessinatrice au fil des jours. Une bande-dessinée légère, mais vraie, qui m’a fortement touchée. »

La lecture de Marjorie : « En mai, j’ai choisi de découvrir une autre oeuvre de Zviane. Lors du club de lecture, à l’hiver, nous avions lu Les Deuxièmes  et j’avais assez apprécié pour avoir le goût de découvrir une autre de ses oeuvres. J’ai donc opté pour Apnée et c’est bien tombé parce que Martine l’avait chez elle et me l’a prêté. C’est une lecture qui se fait assez rapidement, à peine une heure. Pourtant, c’est un récit qui est resté avec moi longtemps après ma lecture. Autant l’histoire, simple mais lourde de sens, que les illustrations. On se retrouve, avec le personnage, en apnée, en dépression. On se retrouve dans le quotidien d’une femme qui peine à prendre le dessus et Zviane sait vraiment bien le rendre. On ressent les émotions, la douleur. Avec les illustrations, les personnages qui n’ont pas de yeux définis, le ressenti est encore plus présent. C’est vraiment un roman graphique qui frappe, dans toute sa complexité et sa simplicité .Oui, ce n’est peut-être pas la lecture la plus joviale, mais ça en vaut la peine et, d’une certaine façon, ça fait du bien. »

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