Auteur : Roxanne K

S’initier au zéro déchet

On entend de plus en plus parler du mouvement zéro déchet, mais peu de gens s’imaginent vivre selon les règles de ce mode de vie. C’est plutôt un truc de hippie qu’on se dit, je vis en ville/en campagne, c’est trop compliqué. Et si elles n’existaient pas, ces « règles »? Si c’était en fait bien facile, mais qu’on n’osait pas s’y intéresser par peur d’être marginaux? Je vous invite à en connaître un peu plus sur ce mode de vie pas-trop-hippie et je vous conseille même des lectures pour vous convaincre que c’est bien moins compliqué que vous le croyez, le tout en un seul article! C’est assez simple ça, non? Premièrement, pourquoi? Questionnement légitime, on est en droit de se demander pourquoi il nous serait favorable de changer nos habitudes de vie, qui perdurent depuis des générations. Eh bien… justement parce qu’elles ne datent pas de bien longtemps et en à peine quelques décennies, nous avons accéléré le processus de dépérissement de la planète et fait évoluer le réchauffement climatique beaucoup plus rapidement. …

Summerlove fraichement pressé

Le 22 avril dernier, j’assistais au lancement du tout premier numéro du magazine Les Pressés. Il s’agit d’un magazine créé par deux finissants du programme de Communication et médias, le petit nouveau du collège Rosemont. Nicolas Sarganis et Éloïse Krumke se sont donné l’imposant défi de créer un magazine et d’en organiser le lancement, tout ça le temps d’une seule session scolaire. On peut dire qu’ils ont réussi! Le magazine (papier!), sous le thème du Summerlove, est rafraichissant et divertissant. Ils ont eu la chance de se faire conseiller par les gens d’Urbania et d’avoir comme principale collaboratrice la charmante Sarah-Maude Beauchesne, qui s’y connait en summerlove, après Coeur de slush et Lèche-vitrines. La soirée de lancement, qui se déroulait au bar M sur St-André, était aussi plutôt amusante. Comme c’était l’épreuve finale du projet scolaire, on sentait la fébrilité et, un peu tout de même, le soulagement d’y être arrivé. Les jeux de mots sur être pressé, être dans le jus, citron pressé fusaient de part et d’autre. Les invités sont d’ailleurs tous repartis …

Petites histoires à emporter partout, partout

Je suis tombée par hasard sur le bouquin Histoires à emporter de l’illustrateur belge José Parrondo à la bibliothèque de mon école. Je l’ai pris sans trop savoir à quoi m’attendre et j’ai tout à fait été charmée. De très courtes histoires nous sont racontées et imagées. En fait, elles sont plus que racontées, les histoires sont les personnages principaux. Le ton ludique, presque enfantin, utilisé rend ces personnifications attachantes en si peu de mots. Histoires à emporter est un roman graphique qui fait du bien, qui rend le cœur plus léger et la tête plus joyeuse. Il s’agit d’un livre qui se lit très vite, mais qu’il faut absolument prendre le temps de savourer. Parfait pour les dimanches matin sous la couette ou pour les mardis soir, un thé à la main. Les illustrations sont comiques, rafraichissantes. Une petite merveille à partager avec les tout-petits ou avec les trop-grands qui ont tendance à oublier de profiter du simple et du beau. J’aurais envie de vous partager toutes les histoires, je n’arrive pas à choisir ma …

Sucre : vérités amères et conséquences salées

Lorsque Bernard Lavallée, le nutritionniste urbain, a publié une photo sur instagram du livre Sucre, écrit par Catherine Lefebvre et tout récemment paru chez Édito, j’ai tout de suite su que je devais me le procurer. Le titre m’a accrochée avec sa référence au jeu populaire qui finit souvent mal, Vérité-conséquence, et les illustrations de la couverture avaient tout pour me charmer. Arrivée en librairie, j’ai été un peu plus réticente dû à l’épaisseur du bouquin. Bien naïvement, je m’attendais à ce qu’on me dise Le sucre c’est mal! alors je me demandais jusqu’à quel point un ouvrage d’un pouce d’épaisseur pouvait être pertinent… Finalement, le livre est très bien présenté; séparé en différentes parties, il est difficile de s’y perdre, contrairement à ma crainte du départ. On y retrouve quelques fois de magnifiques photos de travailleurs sur des cultures de canne à sucre, ainsi que de très jolies petites illustrations qui évoquent les confiseries. La toute première partie est clairement celle que j’ai le plus appréciée. L’auteure y raconte l’Histoire amère de la canne …

Bouquins terreneuviens

Pour le nouvel an, mon copain et moi sommes allés à St-Jean de Terre-Neuve. Bon, c’est pas New York, me direz vous. Ce n’est pas une destination des plus prisées, mais ce fût un voyage très enrichissant. Nous y allions surtout pour visiter sa soeur qui habite St-John’s depuis quatre ans et s’ennuie beaucoup de sa famille! Amatrice de littérature québécoise, je me suis dit qu’il serait intéressant d’en apprendre un peu plus sur cette province de l’Est à travers ses auteurs! Et comme je savais qu’il y a une communauté francophone active dans la ville, j’avais envie de découvrir des auteurs franco-canadiens à l’extérieur du Québec. Malheureusement, je n’ai pas trouvé cette communauté francophone. Ce n’est pas faute d’avoir essayé! La première librairie que nous avons visitée, une boutique de seconde-main bien charmante, n’avait à m’offrir que des livres de grammaire française et quelques éditions du Nouveau Testament. La deuxième librairie, plus commerciale, n’avait absolument aucun livre en français, mais leur tablette de top picks proposait la version traduite de Trois fois par jour. …

Redonner ses lettres de noblesse au français québécois

Avec un titre comme La Langue rapaillée – Combattre l’insécurité linguistique des Québécois, Anne-Marie Beaudoin-Bégin avait toutes les chances d’attirer mon attention (en cette journée où je m’étais promise d’entrer dans la librairie, acheter le dernier de Moutier et repartir aussitôt)! Et le contenu n’avait rien pour me décevoir. La préface de Samuel Archibald donne l’eau à la bouche et dès que j’ai commencé la lecture de cet essai, je me suis sentie interpellée. Tout au long de ma lecture, je comprenais et analysais des situations qui ont lieu dans ma vie quotidienne et j’ai même quelques fois été émue. C’est que, voyez-vous, je suis une grande amoureuse de la langue française. Et j’adore l’accent québécois que je voudrais bien qu’on accorde toujours au pluriel : les accents québécois, tous riches et différents, tous fiers représentants de leur région. Je ne vous ferai pas de résumé exhaustif car le livre est assez court, 114 pages. Beaudoin-Bégin se permet de détruire les fausses croyances qu’ont les québécois quant à leur langue, leur français «moins bon» que …

«Flexitarisme» ou le besoin de tout étiqueter

Un peu à la manière de Fanie, la fille végétale, et de Marie-Ève, la végane autrement, j’avais envie de partager les détails de mon mode de vie alimentaire. Pourquoi? Je ne sais pas trop… Parce que les gens ne comprennent souvent pas trop où je me situe dans la chaine omnivore de la vie, je pense. Je me demandais comment introduire mon article, lorsque je suis tombée sur un article du Nutritionniste urbain, qui a plus ou moins rapport à mon sujet, mais dont le passage suivant m’a fait réagir : Derrière cette phrase [Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es.] reprise ad nauseam, se cache un fait qui m’a toujours fasciné. L’alimentation est liée à l’identité. Ce qu’on décide de mettre en bouche nous définit, et ce, d’une façon aussi importante que la musique qu’on écoute, les vêtements que l’on porte, la langue que l’on parle ou notre origine culturelle. Et voilà, c’est ça! J’ai besoin de parler de mes habitudes alimentaires parce que les gens veulent comprendre qui je …

L’indépendance du Québec : le clan du peut-être

Je suis née de parents franco-québécois, la plupart de mon entourage est souverainiste et la majorité de mes idéaux politiques sont de gauche. Il n’en faut pas plus pour que les gens me classent dans la catégorie  »Oui ». Comme ça, sans me demander mon opinion, on insinue que je suis pour l’indépendance du Québec. Ce n’est pas vrai… Mais ce n’est pas totalement faux non plus. Le problème avec le débat sur la souveraineté, c’est que ce n’est pas un débat. Chacun est convaincu d’avoir raison et tente d’écraser les opinions opposées plutôt que de les écouter.  Les partis politiques qui s’expriment sur la question semblent penser que l’on nait souverainiste ou non, that’s it. Que la solution est de provoquer les partisans du oui pour qu’ils crient plus fort que ceux du non, et vice-versa. En aucun cas, on tente de convaincre les indécis. Parce que personne ne semble penser qu’il y a des indécis! Bien sûr, si la possibilité d’un référendum se concrétise, et ça ne devrait pas trop tarder, je vais m’informer, …

Depuis les cendres : voyage dans le deuil

Le deuil d’un proche ne sera jamais une épreuve facile. Chacun le vit à sa manière et la durée varie toujours. Pour affronter la peur et la peine, chaque personne trouvera son échappatoire personnel. Certains devront poser des questions, partager des souvenirs, écrire ses émotions. D’autres auront besoin de l’alcool ou de la drogue, et d’autres encore rencontreront un psychologue. Certains ont besoin de rester seuls, d’autres veulent être continuellement entourés pour oublier. Pour Hubert, le narrateur et personnage principal de Depuis les cendres, c’est le voyage qui l’aidera à comprendre et se souvenir de son père. Publié aux éditions Hamac (que j’aime beaucoup), Depuis les cendres d’Emmanuel Bouchard est un livre tout en douceur. C’est le premier roman que je lis de cet auteur, et sa prose m’a enchantée. Sa manière d’écrire les sentiments et les sensations m’a donné des frissons à plusieurs reprises. Il s’agit bien sûr d’un roman un peu lourd de par son sujet, le deuil d’un parent, mais c’est également une aventure dans laquelle on plonge allègrement. Après la mort …

Fête nationale du déménagement!

On va se le dire, peu de Québécois célèbrent la Fête nationale du Canada. D’abord parce qu’ils sont encore en train de se remettre de leur St-Jean, mais surtout… Parce qu’ils déménagent! Sans me proclamer spécialiste en déménagement, j’ai quand même une bonne moyenne: cette année, j’en suis à mon septième en sept ans. Oui, oui, depuis 2009 (inclusivement), j’ai changé d’appartement à chaque été! J’ai heureusement eu droit à l’aide de mes parents qui ont, quant à eux, une moyenne encore plus impressionnante que la mienne – ils ont surtout une couple d’années d’avance sur moi. Comme je sais que ce n’est pas le cas pour tout le monde (d’avoir de l’aide et/ou que vos parents soient experts en la matière), j’ai décidé, à l’approche de la date fatidique (peut-être est-elle déjà passée pour certains), de vous élaborer un petit guide du parfait déménageur! Vous me remercierez quand toutes vos boîtes seront défaites et que vous profiterez enfin de votre nouvel environnement, mojito à la main. Je suis toujours partante pour un mojito. Faire le ménage Changement d’adresse. Je l’ai mis dans la catégorie «faire …