Auteur : Marjorie Rhéaume

La mémoire textile

En lisant le livre Women in clothes, dont je vous parlerai quand j’aurai fini de le lire, je me suis rendue compte de l’importance des vêtements dans mes souvenirs et dans ma mémoire. Certains vêtements me donne confiance, parce que je les ai précédemment portés dans une certaine situation,  ou bien je me souviens de ce que portait quelqu’un la première fois que je l’ai rencontré ou lors d’un moment important. Il n’est donc pas si étonnant que je porte parfois autant attention à ce que je vais porter à certains moments de ma vie, j’y accorde non seulement une importance, parce que ça m’aide à me sentir bien et en confiance, mais aussi parce que ça fait partie de la manière dont je me remémore mes souvenirs. Je me souviens de ce que j’ai porté la première journée à ma nouvelle école en 6ième année, de ce que j’ai porté aux funérailles de mon grand-père quand j’avais 8 ans, de ce que mes « crush » portaient la première fois que je les ai vus ou bien …

Découverte web: Zen Pencils

En surfant les interwebs, j’ai découvert, à mon plus grand plaisir, le site web Zen pencils. Le slogan du site suffit pour en résumer le contenu, soit  « cartoon quotes from inspirational folks » .  Zen pencils, c’est l’oeuvre de l’illustrateur australien Gavin Aung Than et , comme le slogan le dit , on retrouve des planches de bd inspirées des grands qui ont marqué l’histoire. Ce qui a vraiment capté mon intérêt  dans les dessins de l’auteur, c’est le traitement qu’il apporte à chacune des citations, comment il passe d’un point A et nous fait traverser un chemin complètement inattendu jusqu’au point B. En plus, on peut voir qu’il prend la peine de faire des recherches, qu’il s’informe et ne fait pas que se baser sur une simple citation. À la fin de chaque BD on retrouve aussi un résumé des accomplissements de la personne qui a inspiré les planches. Premièrement, voici un portait de Gavin Aung Than qui explique la création de Zen Pencils, ses inspirations et son processus . Mon article ne sera pas très long, j’avais simplement le …

La méditation pleine conscience: quatre lectures pour débuter

La méditation pleine conscience est une pratique dont tout le monde semble louanger les bienfaits. En lisant sur le sujet, j’ai appris bien des choses, dont une qui m’est particulièrement restée en tête. Si on attend quelque chose de notre pratique méditative, si on attend un état de bien-être, si on s’attend à se sentir mieux après, vaut presque mieux ne pas commencer. Ce n’est pas qu’elle ne sert à rien, maintes études en ont prouvé les bienfaits. C’est plutôt que c’est une pratique de l’instant présent, d’observation et de contentement. C’est une pratique qui prend du temps, qui nous permet d’être plus ouvert sur soi et sur ce qu’on ressent et à travers laquelle on peut apprendre à mieux se connaître, certes, mais ce n’est pas une question de performance, ni d’amélioration, ni de bien-être à tout coup. Je dis ça parce que c’est ce que beaucoup pensent, moi y compris, de la méditation. Par contre, la méditation pleine conscience vient briser cette idée et c’est pourquoi je la trouve si intéressante. Il est simplement …

Un bol, un oeuf, trois idées repas

Manger dans des bols, c’est la mode. Ça l’air que c’est tellement la mode qu’il y a même un livre de cuisine sur le sujet. Je ne comprends pas trop pourquoi, tout à coup, c’est bien populaire. Peut-être est-ce en rapport aux bols dragon? Mais bon, peu importe. Étant assez fan des mélanges tout-ce-qui (-reste-dans-le-frigo) je me suis dit que j’allais donc partager trois de mes recettes favorites qui mélangent un peu de tout, dans un bol, avec un oeuf. Par contre, contrainte de temps, je n’ai pas eu le temps de refaire les recettes spécialement pour cet article. N’ayez crainte, j’ai sorti mes « talents » d’illustratrice pour la cause.   Pour le déjeuner, c’est vraiment une question de restants. La viande qui traîne (depuis pas trop longtemps tout de même), les légumes qui commencent à être fatigués et même le vieux pain. Ma version favorite est sans contredit celle qui mélange merguez, choux de Bruxelles, patates et baguette de pain. Vous pourriez aussi facilement y ajouter un poireau, du bacon, des piments, mais les patates et le pain …

« We should all be feminists »

Lors de mon récent voyage à San Francisco, je me suis arrêtée dans la fameuse librairie City Light, maison de publication et librairie iconique de la beat generation. Mise à part l’expérience même qu’est le fait de mettre les pieds dans cet endroit, j’ai aussi mis la main sur un petit livre qui avait attiré mon regard de par son titre :  » We should all be feminists« . J’ai été intriguée, j’ai voulu savoir ce que l’auteure avait à dire, quels points elle allait apporter, ça ne pouvait qu’être enrichissant.   Chimananda Ngozi Adichie, l’auteure, est originaire du Nigeria. Dans cet essai, elle mélange expériences personnelles, opinions et faits pour mieux évoquer ce qu’implique le fait d’être féministe dans l’afrique moderne. Avant tout, il faut savoir que ce court essai est une adaptation d’une conférence TEDtalk qu’elle a réalisé en 2013 et dans laquelle vous retrouvez presque l’entièreté du texte contenu dans la version écrite. La majeure partie de mes références en matière de féminisme sont très occidentales. Je sais bien que la réalité du féminisme diffère parfois …

Une entrevue zéro déchet avec Charlotte de Sortir les poubelles

En janvier, j’ai découvert le blogue québécois Sortir les poubelles et j’ai tout de suite accroché. Je connaissais déjà Lauren Signer de Trash if for tossers et Bea Johnson de Zero waste home, mais Sortir les poubelles est le premier blogue québécois zéro déchet sur lequel je suis tombée. J’ai tellement aimé ce blogue super informatif et  intéressant que j’ai voulu en savoir plus sur le processus zéro déchet de sa créatrice, Charlotte. J’ai pris mon courage à deux mains et je lui ai écrit pour savoir si elle était intéressée à répondre à mes questions. Après un oui de sa part (yééé) et quelques mails, voici donc ce qui est ressorti de notre conversation sur son mode de vie zéro déchet. Premièrement, qu’est-ce qui t’a poussée à faire ce changement ? Est-ce qu’il y a eu un moment décisif qui a fait que tu es passée à «l’action»? «Cela faisait longtemps que je cherchais un moyen concret de réduire mon empreinte écologique. Éventuellement, le zéro déchet s’est imposé comme une évidence : aucun animal dans la nature ne …

Le processus créatif et l’habitude

**Caroline à récemment fait une superbe critique du livre de David Usher, Laissez courir les éléphants.  Tout comme elle, j’ai vraiment apprécié ma lecture et j’ai donc aussi décidé d’aborder le sujet, sans pour autant faire la critique du livre. ** Lorsqu’on pense aux artistes et aux créateurs, c’est souvent l’image d’une personne consumée par son art, qui s’y met quand l’inspiration lui prend et qui projette cette image du bohème désordonné qu’on aspire toujours un peu à être. Par contre, si on s’arrête deux secondes à bien y penser, c’est une manière assez réductrice de décrire ce que font les artistes, les créateurs et même une large partie de la société qui s’attarde à construire, déconstruire, apprendre, inventer, créer. On aime idéaliser l’artiste parce que c’est bien plus beau de se dire que l’inspiration est la clé de tout et que le talent est un état fixe, mais si on s’arrête à penser à un projet créatif ou à une discipline qui nous intéresse mais qu’on a jamais réussi à pousser plus loin, on voit que …

Sauver la planète une bouchée à la fois; un guide du quotidien

Quand j’ai vu que le nutritionniste urbain publiait un livre sur l’alimentation, j’étais ravie. Je savais de mise que ça n’allait pas vraiment parler de recettes et de nutrition dans le sens commun du terme alors je n’ai pas été surprise par le contenu du livre, comme certains le furent (c’est ce que j’ai lu). J’avais vraiment hâte parce que je voulais  en connaître davantage sur l’industrie agro-alimentaire, sur les produits biologiques et sur le jardinage urbain, pour ne nommer que quelques uns des sujets abordés dans cet ouvrage. Toute cette sphère de l’alimentation est un intérêt assez nouveau pour moi alors, n’en sachant pas beaucoup, j’ai énormément appris en lisant ce livre. Je me suis souvent dite que si j’avais à devenir végétarienne (ce que je ne ferai pas), ce ne serait pas tant pour les animaux que pour toute la pollution qu’entraîne l’industrie agro-alimentaire et cet ouvrage n’a fait que confirmer cette pensée. C’est fou de savoir comment certains types d’élevages sont à la fois mauvais pour l’animal, aucunement éthique mais aussi très polluant …

La fille d’Ulysse et l’idéalisation du voyage

La fille d’Ulysse, de Marie-Pascale Huglo, est un récit de voyage qui n’en est pas un. C’est plus une fuite qu’un voyage, c’est un empressement, un étouffement qui conduit nulle part. Dans ce récit écrit à la première personne, on ne connaît pas le nom du personnage principal, une jeune femme de 17 ans qui vit sur une petite île du sud. Blasée par un milieu isolé elle part, laissant derrière elle sa soeur jumelle. Clandestine, elle est loin d’avoir le choix de sa destination et se retrouve sur ce que Huglo appelle le neuvième continent. À travers le périple de la «fille d’Ulysse», on se retrouve donc sur le neuvième continent, une île formée par l’agglutination de tonnes de déchets. La tentation d’un nouveau départ est forte pour les volontaires sur ce nouveau continent, mais la réalité rattrape bien vite cette jeune voyageuse qui apprend petit à petit que changer d’endroit ne change pas toujours le mal de place. Quand je dis que La fille d’Ulysse est un récit de voyage qui n’en est pas un, c’est bien parce …

Le pouvoir de l’amour

Au primaire, j’avais un dédain (et le mot n’est pas léger) pour les BD. Je ne sais pas d’où ça me vient, mais dans ma tête il n’existait que Calvin et Hobb, TinTin, Lucky Luke et les Archie, rien pour me faire aimer cet univers. J’ai passé mon secondaire et mon cégep sans vraiment m’intéresser au genre, dans un mélange d’indifférence et de méconnaissance. Vient l’université, dans un cours, lors de la session que j’ai passée à l’UdeM, notre prof nous fait lire deux romans graphiques que j’avais bien aimés. Sans pour autant être devenue une fan du genre, j’ai commencé à regarder un peu plus ce qui se fait dans le milieu, au Québec. C’est comme ça que j’ai découvert Le pouvoir de l’amour et autres vaines romances de  Yves Pelletier et Iris. Cette BD est sur mon tableau pinterest «Je veux tout, tout de suite et ici» (Shoutout à Ariane Moffat) depuis au moins un an et ce n’est que tout récemment que j’ai enfin mis la main dessus, grâce aux éditions La pastèque. Si vous cherchez …