Féminisme
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« We should all be feminists »

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Marjorie Rhéaume

Lors de mon récent voyage à San Francisco, je me suis arrêtée dans la fameuse librairie City Light, maison de publication et librairie iconique de la beat generation. Mise à part l’expérience même qu’est le fait de mettre les pieds dans cet endroit, j’ai aussi mis la main sur un petit livre qui avait attiré mon regard de par son titre :  » We should all be feminists« . J’ai été intriguée, j’ai voulu savoir ce que l’auteure avait à dire, quels points elle allait apporter, ça ne pouvait qu’être enrichissant.

 

Chimananda Ngozi Adichie, l’auteure, est originaire du Nigeria. Dans cet essai, elle mélange expériences personnelles, opinions et faits pour mieux évoquer ce qu’implique le fait d’être féministe dans l’afrique moderne. Avant tout, il faut savoir que ce court essai est une adaptation d’une conférence TEDtalk qu’elle a réalisé en 2013 et dans laquelle vous retrouvez presque l’entièreté du texte contenu dans la version écrite.

La majeure partie de mes références en matière de féminisme sont très occidentales. Je sais bien que la réalité du féminisme diffère parfois grandement d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre, mais de lire cet essai est frappant car, malgré sa légèreté, on réalise rapidement le poids des différences et des inégalités de genre au Nigeria.

La connotation négative attachée au terme féminisme (et à ses dérivés) est très forte et bien ancrée dans la mentalité des gens.

Of course much of this was tongue-in-cheek, but what it shows is how that word feminist is so heavy with baggage, negative baggage; you hate men, you hate bras, you hate african culture, you don’t wear make-up, you don’t shave, you’re always angry, you don’t have a sense of humour, you dont use deodorant.

Ce qu’on réalise aussi en lisant cet essai (ou en écoutant la conférence), c’est que malgré les différences, malgré le fait que les inégalités hommes-femmes sont parfois bien différentes à travers le monde, toute femme peut se retrouver dans les propos de Chimananda Ngozi Adichie.  « We should all be feminists » est un essai  universel, on s’y retrouve, on acquiesce, on compatit et, surtout, on comprend.

Une citation, à la fin de l’oeuvre, m’a particulièrement touchée et est venue mettre en mots ce que je n’ai jamais réussi à faire moi-même. Elle réussi si facilement et gracieusement à expliquer l’importance du terme féminisme, l’importance de le faire vivre pour ce qu’il représente, sans le subordonner à l’égalitarisme – qui n’est aucunement un mauvais terme mais qui n’est pas, à mon avis, interchangeable.

Some people ask, Why the word feminist? Why not just say you are a believer in human rights, or something like that? Because that would be dishonest. Feminism is, of course, a part of human rights in general – but to choose to use the vague expression human rights is to deny the specific and particular problem of gender. It would be a way of pretending that it was not women who have, for centuries, been excluded. It would be a way of denying that the problem was not about human, but specifically about being a female human. For centuries, the word divided human beings into two groups and then proceeded to exclude and oppress one group. It is only fair that the solution to the problem should acknowledge that.

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Marjorie Rhéaume

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Curieuse depuis toujours, Marjorie s’intéresse à un peu tout, avec un penchant marqué pour les mots, le féminisme, les phénomènes de culture populaire et les mystères de la vie. Elle est bachelière en littérature et cofondatrice du Fil rouge, à travers duquel elle tente de faire son petit bout de chemin, lire le plus possible et surtout, apprendre et connecter avec les autres. Naviguant tant bien que mal à travers la vingtaine, elle trouve ses assises dans la lecture et l’écriture, cherchant toujours à comprendre un peu mieux les contradictions qui rendent la vie intéressante. Elle croit que la littérature fait partie de ces choses qui peuvent changer une vie, la rendre un peu plus douce et mettre un baume là où il faut.

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