Auteur : Marjorie Rhéaume

L’esprit minimaliste

Si vous suivez un peu le blogue, vous savez probablement que j’ai commencé à m’intéresser plus sérieusement au mode de vie minimaliste. Si vous tombez sur cet article par un heureux (je l’espère) hasard, voici les articles précédents que j’ai écris à ce sujet. 28 jours de minimalisme Bilan d’une première semaine  Bilan d’une seconde semaine  Défi minimalisme, bilan d’un mois inachevé  Malgré ce défi, j’en suis majoritairement encore à la phase informative, soit réunir le plus d’informations possible sur le sujet et les mille et une façons de pratiquer le minimalisme. Parfois, je me dis que c’est un peu ridicule, que je devrais juste me « lancer » et que j’étire le temps en faisant lectures après lectures au lieu de poser des actions plus concrètes face à ce changement. Par contre, «être minimaliste», réduire ses possessions, vivre mieux avec moins, c’est aussi tout un processus qui se passe dans la tête. Au début, naïvement, je me suis dit que j’allais réduire mes collections de livres (et oui!), de maquillage, de linge et que, tout à coup, …

L’affaire Keurig

Quand j’étais en colocation, on avait une cafetière Keurig. Une de mes colocataires l’avait rapportée de chez ses parents et je suis vite tombée sous le charme. Du café vite fait, en portion simple; l’idée du siècle. J’avais ma presse française pour les jours normaux et la keurig pour me gâter, parce que laissez-moi vous dire que mon budget d’étudiante était loin de subvenir à un achat régulier de boites de k-cup. Jamais je ne me suis posée de questions d’ordre environnemental face à ce produit. Je jetais le petit pot de plastique à la poubelle dans un automatisme qui, maintenant, me semble alarmant. Quand  je suis déménagée, mon copain m’a offert une petite cafetière italienne et je n’ai plus vraiment repensé à la Keurig. Ce n’est que cette année que j’ai commencé à me poser des questions sur le fameux système à utilisation unique  de cette cafetière. Au nombre de gens qui l’utilisent, au nombre de cups qui se vendent, ça ne peut faire autrement que de polluer, non? Pour en savoir plus, je me suis mise à …

Style like u et le projet « what’s underneath »

La plateforme web Style like u est vraiment captivante. C’est le produit du duo mère-fille d’Elisa Goodkind et Lily Mandelbaum, deux américaines avec une vision du style qui dépasse définitivement le simple vêtement. Elles s’intéressent particulièrement aux gens qui explorent, défient et dépassent les marges de la « mode » et expérimentent avec le style en tant que véritable forme d’art. Elles cherchent à démontrer comment notre manière de s’habiller peut-être un moyen d’expression puissant et libérateur. Pour ce faire, elles explorent les gardes-robes d’artistes et de créateurs pour en savoir un peu plus sur leur relation particulière avec le style. Depuis quelques années, elles ont aussi débuté le projet « What’s underneath« , un segment vidéo de leur site web qui a fait beaucoup de bruit. Une fois de plus, elles invitent des personnalités de différents milieux créatifs à venir parler de leur relation avec le style, mais aussi avec leur propre corps, tout en les invitant à enlever un morceau de vêtement après chacune des questions. On se retrouve donc devant des témoignages particulièrement touchants et, plus souvent qu’autrement, …

Moitié vrai, moitié père

Mimi, une jeune avocate agitée, anxieuse, exaspérée, hypersensible, maladroite et rêveuse, a le cœur qui déborde et une vie trop étroite pour elle. Heureusement, elle peut accuser son père pour tous ses maux! Son père autoritaire, abrupt, sarcastique, impossible… et au bout du rouleau. Mais le peut-elle vraiment? Son père est-il véritablement son père? Se lançant dans une folle recherche de ses origines familiales, Mimi remonte le cours du temps comme un saumon sa rivière, en gigotant pour éviter les hauts fonds. Du Québec à la France, on suit donc la quête d’un lâcher-prise aussi amusante que touchante et servie par une écriture simple sans être simpliste, juste et évocatrice. Mimi et son père sont aux antipodes l’un de l’autre, à en croire qu’ils ne sont pas vraiment de la même famille. Du moins, c’est de ce dont Mimi essaie de se convaincre, au point de partir en France à la recherche de celui qui pourrait enfin lui donner raison. Ce n’est pas sans surprise que rien ne se déroule comme prévu, que les réponses …

Les fausses couches

Le quatrième de couverture de ce roman m’a intriguée au moment même où j’en ai pris conscience.  Récit d’enfance, autofiction et épisode particulièrement intense de La famille Addams, « count me in ».  Les fausses couches se lit rapidement, mais il faut le lire en prenant son temps. Prendre son temps non pas pour essayer de décortiquer l’histoire, mais plutôt pour en savourer les mots. Will vit dans une famille de cinglés, c’est le moins qu’on puisse dire. Les fausses couches est une porte d’entrée dans cette dite famille chez qui rien ne tourne rond. Avec son premier roman, Steph Rivard nous transporte dans un monde où le langage est le plus important des personnages, où rien ne fait sens, où la folie règne en tant que matrice sur les oncles, tantes, cousines, frères et parents . Je ne suis pas sûre d’avoir tout compris, je ne suis même pas sûre d’avoir compris une seule chose si ce n’est que ce n’est pas important à l’appréciation de ce roman. L’important, c’est de se perdre et de s’immerger dans …

Une fois, Einstein a dit…

E= MC², c’est bien une des seules choses, dûe à son caractère iconique, que je connais sur Albert Einstein. J’ai n’ai pas l’intention de faire l’éloge de ma grande incompétence face aux sciences, pas plus que celle de mon ignorance. Outre ses maintes réussites en tant que physicien, il aurait aussi dit, selon les interwebs, «Je n’ai aucun talent spécial. Je ne suis que passionnément curieux» Cette phrase m’a réconfortée dans bien des moments de ma vie et continue de le faire à ce jour. Je l’ai parfois utilisée comme excuse, faute d’avoir mieux à dire, jusqu’à ce que je me rende compte qu’il n’y avait pas de honte à y avoir. Honte de quoi? Honte de ne pas avoir de passion bien définie. Passion, c’est un bien grand mot à mes yeux, un mot précieux qu’on n’étiquette pas sur tout ce qui nous intéresse ou pique notre curiosité. Loin de moi l’arrogance de dire que je me passionne pour, disons, la photographie, alors que je ne sors mon appareil photo qu’en voyage et qu’il fait tout le boulot pour moi. …

Défi minimaliste: bilan d’un mois inachevé

Le titre dit tout, je n’ai pas terminé le défi. Pourquoi? Et bien je n’étais pas vraiment préparée, je n’ai pas pris le temps, c’était plus dur que ça en avait l’air. En débutant le défi, je me disais que le minimalisme c’était vraiment une question matérielle, que une fois que j’aurai réussi à me défaire de quelques unes de mes possessions, j’aurai réussi. C’était plutôt naïf de ma part et j’ai réalisé, au cours de février, que le minimalisme, c’est beaucoup plus que donner la moitié de son linge et de ses livres. Au fil de mes lectures et des vidéos que j’ai écoutés, j’en ai appris plus sur ce qu’était et représentait le minimalisme et surtout, ce qu’est le minimalisme pour moi. En ce sens, je dirais que ce défi est réussi. Il est clair que, pour ce qui est du défi lui-même, je n’ai pas vraiment réussi. J’en retire tout de même beaucoup et je n’ai pas fini d’explorer cette philosophie de vie. Je ne sais pas encore totalement quel forme tout cela va …

Le vendeur de goyaves ou la neuvième incarnation de Vishnu

On connait tous l’Inde en tant que pays, bien entendu, mais les particularités de sa culture et de ses religions restent un peu moins connues. Au moment même où j’ai eu ce livre entre les mains, j’avais un cours à l’université où on parlait de l’hindouisme. Belle coïncidence qui m’a permise de ne pas trop être perdue dans ma lecture. Ce n’est pas que c’est mêlant, c’est plutôt que j’aime comprendre ce que je lis au-delà du mot lui-même.

Éléments clé pour un mode de vie plus durable

  Ces derniers temps, je suis de plus en plus attirée par les modes de vie alternatifs du genre vivre sans déchets. Bien que je n’ai aucunement l’intention d’aller à cet extrême, je trouve tout de même l’idée très intéressante. Je n’aurais jamais la capacité, ni la patiente et le dévouement nécessaire pour, par exemple, ne produire qu’un simple pot masson de déchet en un an. C’est ce qu’a réussi à faire la jeune auteure du blogue new-yorkais Trash is for tossers.  Que vous soyez plus modérés ou que vous soyez prêts à faire le saut, ce blogue est une vraie source d’informations et d’inspiration pour tous ceux et celles qui s’intéressent à ce type de mouvement/mode de vie .     Après avoir fait quelques recherches, j’en suis venue à la conclusion qu’il y a moyen d’être conscient de nos déchets, d’en réduire la quantité  et, surtout, de consommer plus durablement sans pour autant se ruiner et changer son mode de vie du jour au lendemain. Dans la cuisine Bye bye les sacs à …

Le contentement, question de lâcheté ou d’acceptation?

Quand je pense à contentement, je pense aux phrases du style «contente toi donc de ce que tu as», «ha, lui il n’est jamais contenté». Avec ce type d’affirmations en tête, il est facile de voir le contentement comme quelque chose à portée négative. Il est aussi facile de se dire que se contenter de ce qu’on a, qu’on soit heureux ou non avec cela, ne permet pas de chercher plus, de chercher à se dépasser. Que c’est être bien tout en étant stagnant. Je suis de celles pour qui le gazon semble toujours plus vert chez le voisin, faute de meilleure expression. Je suis de celles qui voyaient le contentement comme quelque chose de négatif et surtout, comme un acte lâche et las quand, en fait, c’est beaucoup plus que ça. J’ai découvert ce que j’oserai appeler la «philosophie du contentement» à travers le tout dernier Ebook gratuit de Leo Babauta, auteur du blogue Zen habits. Je dois, dans un premier temps, confesser mon amour pour ce blogue que j’adore et qui me guide (woah c’est peut être un …