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Ce qu’on a pensé de nos lectures Bande dessinée/Roman graphique du défi Je lis un livre québécois par mois

Comme je vous le disais dans l’article des suggestions de lecture du mois, j’aime beaucoup Zviane. Sa bande dessinée Les deuxièmes avait été un réel coup de coeur pour moi. J’avais aussi entendu beaucoup de bien (par Marie-Hélène!) de Ping Pong et je n’ai pas du tout été déçue, même si je trouve très difficile d’en parler par la suite. Comme le dit le quatrième de couverture, Ping pong, ça parle des arts. Bon, mais de beaucoup plus de choses, mais difficilement explicables. Ce sont des réflexions de Zviane, ensuite appuyées par le talent de nombreux bédéistes et ça forme un tout incroyablement unique, singulier et, par le fait même, difficile à définir. Je vous conseille fortement cette bd si vous vous intéressez à la démarche artistique et à tout ce que cela sous-entend. Cette édition complète de Ping pong est aussi vraiment géniale parce que Zviane commente ses propres dessins. PS: Zviane a répondu à notre questionnaire Autour des livres juste ici! Ma deuxième lecture du mois a été Je vois des antennes partout …

Nos suggestions de lecture « Bande dessinée » du défi Je lis un livre québécois par mois

Le premier roman graphique qui m’a fait tomber amoureuse est Fun Home d’Alison Bechdel. Quelle œuvre remarquable d’intelligence et de sensibilité! C’est ainsi que je me suis mise à davantage lire des romans graphiques et des bandes dessinées. Ma lecture de Les deuxièmes de Zviane est une des plus marquantes pour moi. Tout dans cette BD me plait : le dessin, l’amour, la musique. TOUT. Elle est parfaite et en fait une superbe suggestion de lecture pour ce mois-ci. J’ai décidé d’y aller avec une source presque sûre et de passer le mois de mai avec Zviane. Je lirai Ping-pong. Merci Marie-Hélène, ton article m’a convaincue. Ping-pong, « ça parle euh… des arts? C’est comme une espèce d’essai, y a vraiment vraiment beaucoup de texte ». C’est aussi un projet que Zviane a d’abord publié en ligne avant d’en faire un fanzine autoédité dont les 500 exemplaires se sont écoulés vraiment vraiment vite. Ce que vous tenez entre vos mains fébriles, c’est la version augmentée et, surtout, commentée de Ping-pong. Ça veut dire que c’est plus qu’un livre. C’est un espace commun …

Ce qu’on a pensé de nos lectures d’avril, « Première parution »

Le mois dernier, je vous disais avoir envie de lire un roman plein de lumière, un feel good book, comme on les appelle. Et bien, Les anecdotiers a répondu à mes attentes à plusieurs niveaux. Brièvement, l’histoire raconte la vie de François, un des créateurs du mouvement des Anecdotiers et aussi, sa passion avec la belle Corinne. La philosophie derrière le mouvement, l’envie d’ajouter une touche d’humour, d’innocence, de bonheur au quotidien me charme entièrement. Dans ce mouvement devenu planétaire, on fait face à des gens qui veulent tout simplement magnifier la vie et l’embellir, quoi de plus noble. On y fait la découverte de personnages qui veulent redonner du sens à leur existence et c’est par de petites anecdotes ou parfois des immenses que la vie devient plus belle. C’est d’ailleurs cette aura de positivisme et de volonté de contrôler sa vie dans le bonheur qui m’avait attirée vers ce roman, mais j’avoue que certains passages m’ont fait rouler des yeux. Non seulement on a l’impression que le roman va dans tous les sens parfois, mais on ne comprend pas toujours …

Nos suggestions de lecture « première parution »

En ce mois d’avril du défi, on vous propose de découvrir une nouvelle parution. Voici les suggestions de l’équipe. Pour ma part, je conseille Les Anecdotiers de Carl Bessette.  Ça fait plusieurs mois qu’il m’intrigue avec sa quatrième de couverture qui dit : « Pour le style, Fight Club rencontre Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, L’Homme sans qualité rencontre Ensemble, c’est tout; c’est-à-dire qu’on a ici affaire à une écriture où la pensée philosophique fait une trempette dans le bonheur et s’offre un soupçon de remontant. Dans une actualité morose que beaucoup qualifient de cynique, Les Anecdotiers se veut un feel good book qui dépiste les petits plaisirs de la vie, avec le souhait d’exposer le lecteur au bonheur et de répandre la joie. » C’est le printemps, j’ai envie de joie, de bonheur et de petits plaisirs de la vie et j’avoue que c’est relativement rare que je lise un feel good book, donc je suis curieuse. Carl Besette étant le cofondateur des Éditions de l’écrou, je suis persuadée de trouver dans ce roman une grande …

Ce qu’on a pensé de nos lectures de mars : Roman québécois écrit par une femme

Ma lecture de mars était Le parfum de la tubéreuse d’Élise Turcotte et je dois avouer avoir été entièrement obnubilée par l’œuvre. Tout d’abord, la narratrice est enseignante en littérature au cégep, et ce, en plein printemps érable. J’ai aimé les références et je me suis revue assise dans une classe de littérature devant une prof qui tentait tellement de faire aimer les mots et la poésie à ses étudiants. Le cégep étant le moment des balbutiements de la poésie dans mon cœur, je me suis laissée entrainer dans cet hymne aux mots, à l’odeur de la tubéreuse. Elle se lie d’amitié avec une autre enseignante très malhonnête qui tient toujours à l’abaisser pour mieux se remonter. C’est fort agréable de rencontrer l’entêtement et la confiance en soi de la narratrice : cette croyance souvent oubliée que ça fait simplement du bien de s’accepter et de croire en ses convictions. J’ai aimé le discours sur la beauté des mots, des œuvres qui changent des vies, qui font du bien. Sur la nécessité de la poésie dans un quotidien, …

Nos suggestions de romans écrits par des femmes : défi littéraire Je lis un livre québécois par mois

En ce troisième mois de l’année, il allait de soi pour l’équipe du Fil rouge de consacrer le défi du mois à la littérature écrite par des femmes. Ça peut sembler anodin, mais c’est tout le contraire. Les femmes sont encore sous-représentées en littérature (et dans tant de domaines). Suffit de penser aux prix littéraires (Le fait qu’il n’avait aucune femme en nomination cette année lors du Festival Angoulême, par exemple), aux corpus enseignés et aux anthologies littéraires, les femmes sont constamment en minorité et la littérature dite classique est presque inclusivement masculine. Pour continuer la réflexion, je vous propose le texte de Catherine Dussault-Frenette Les classique et les femmes sur Littéraires après tout. D’autant plus que le 8 mars, la journée internationale des femmes, arrive sous peu, il était évident pour nous d’inciter les gens à lire des écrivaines. Et même si cela est d’un naturel évident pour nous, il en est malheureusement pas ainsi dans le monde littéraire. Mon choix s’arrête donc sur Le parfum de la tubéreuse d’Élise Turcotte, ça fait déjà …

Ce qu’on a pensé de nos lectures « Roman d’amour »

01Le mois dernier, dans le cadre du défi littéraire et du genre Roman d’amour, j’ai décidé de lire deux romans qui mettent en scène le deuil amoureux. Le premier qui a attiré mon regard depuis déjà quelques années est Les cascadeurs de l’amour n’ont pas droit au doublage de Martine Delvaux. Ce petit bouquin publié chez Héliotrope me fascinait bien entendu par le titre fortement inspirant et ludique. Or, rien n’est drôle dans ce court roman de Delvaux. On y suit une femme blessée par un amour qui lui a menti. Son amoureux, un Européen, s’est avéré une déception immense dans ses prises de décisions, d’opinions et dans sa façon constante de rabaisser celle qu’il dit aimer. La femme passionnée est attirée par cet amour plus grand que nature qui lui fait vivre les plus grandes émotions et tourments. Elle décide donc de quitter cet amour néfaste, et ce, malgré la douleur intense de se séparer de celui qui a été une promesse d’amour à ses yeux. Elle part toute seule à Rome, histoire de …

Nos suggestions de roman d’Amour : défi littéraire Je lis un livre québécois par mois

Pour ce deuxième mois du défi, Le fil rouge a eu l’idée de proposer de lire un roman d’amour. Or, vous serez d’accord avec moi que les frontières du genre sont extrêmement floues (un peu comme avec Jeune adulte). Il n’y a pas de paramètre précis qui détermine si un roman en est un d’amour, contrairement aux romans de science-fiction ou policiers. L’amour est universel, large et probablement le thème le plus inspirant en littérature. Les collaboratrices et moi, on a donc tenté de vous suggérer des livres d’amour qui montrent toutes les sortes d’amour et tout ce qui y a trait : deuil, amitié, couple, sexualité et j’en passe. Personnellement, j’ai hésité entre deux lectures, Petite armoire à coutellerie de Sabica Senez et Les cascadeurs de l’amour n’ont pas droit au doublage de Martine Delvaux. Alors je pense que ce mois-ci, je lirai les deux. Tous deux traitent du thème du deuil amoureux. Voici la description de Leméac pour Senez : « Ce carnet révèle l’impossible deuil d’une histoire amoureuse. Par fragments qui évoquent autant les traces …

Ce qu’on a pensé de nos lectures Jeune adulte

Je suis tellement contente de voir la participation à notre défi littéraire de 2016. Vous avez été nombreux à nous écrire pour nous dire que vous alliez participer et honnêtement, ça nous fait bien plaisir. On espère le plus humblement vous inspirer à lire davantage et surtout à lire québécois! En voyant des vidéos comme celui-ci, on se dit qu’on peut réellement inciter les gens à découvrir des nouveaux genres et auteurs. Bonheur! Alors, voilà pour ce premier mois de l’année, le thème était Jeune Adulte. Voici donc ce que nous avons lu et ce que nous en avons pensé. N’hésitez pas à nous écrire dans les commentaires quelles ont été vos lectures et si elles vous ont plu. Pour ma part, j’ai lu Camille de Patrick Isabelle. Ce roman empreint de lumière traite de thèmes fort tragiques comme la violence conjugale. Le père de Camille est violent, manipulateur et complètement inapte. La jeune fille est donc élevée entourée de peur, de cri et de douleur. Elle cache ses bleus et tente par tous les …

Critique commune de « Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo » de Dany Laferrière

Cette dernière lecture du défi littéraire de 2015 m’enchantait beaucoup. J’adore Dany Laferrière. J’aime le lire et j’aime l’écouter, il est, pour moi, un de mes auteurs préférés québécois. Quoi que je n’ai pas tout lu (même si j’y compte bien) ses oeuvres, je savais qu’avec son nouveau bouquin Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo, je n’allais pas être déçue. Pour moi, Dany Laferrière, c’est une valeur sure. Il y a probablement des gens qui ne l’aiment pas, mais où sont-ils? J’en connais aucun. Bref, Tout ce qu’on ne dira pas, Mongo, c’est un peu une lettre d’amour à Montréal, au Québec qu’offre Laferrière a un jeune africain qui vient de débarquer. Sur une multitude de sujets, Laferrière raconte comment il a véçu les différences culturelles, les manies québécoises et tous ces genres de petits détails qu’on ne remarque pas avant des mois au Québec. Alternant entre l’essai, le roman et même les notes personnelles, le jeune Mongo a littéralement droit a un cours en accéléré. Ce livre m’a beaucoup plu, l’intelligence émotive …