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Sur les traces d’Agatha Christie, l’expo

Je me suis récemment replongée dans un roman d’Agatha Christie, non sans préjugés. L’image que j’avais de l’auteure et de ses écrits me plaisait plus ou moins ; Hercule Poirot, Miss Marple. J’avoue n’avoir eu en tête que les feuilletons télévisés des après-midi passés à la maison parce que malade ou en congé lorsque j’étais (plus) jeune. Ça, c’est jusqu’à ce que je visite l’exposition Sur les traces d’Agatha Christie du Musée Pointe-à-Callière il y a quelques semaines. J’ai finalement compris l’engouement pour cette auteure étonnante, avant-gardiste. Cette femme, qui aurait célébré ses 125 ans cette année, surprend encore dans cette exposition dévoilant son tour du monde et ses multiples rencontres qui ont inspiré ses romans. L’œuvre d’Agatha Christie comprend plus d’une soixantaine de romans, 150 nouvelles et de nombreuses pièces de théâtre. Auteure prolifique, elle demeure la plus traduite à ce jour. La visite de cette rétrospective nous permet de connaître plus intimement les nombreux personnages construits par Christie parallèlement au vécu de l’auteure au moment de l’écriture de ses romans. Pointe-à-Callière nous mène de la …

La petite fille qui lisait Gabrielle Roy

Située d’un côté dans Outremont et l’autre dans le Mile-End, la rue Hutchinson est le reflet miniature d’une société. Abla Farhoud y vit depuis plus de 30 ans et ce fut, sans aucun doute, le point central de son inspiration lors de l’écriture de son roman Le sourire de la petite juive, paru en 2011. Si vous lisez le blogue régulièrement, vous vous doutez bien que c’est suite à ma lecture de Toutes celles que j’étais, sa dernière parution, que je me suis intéressée à l’oeuvre de Farhoud. Comme je l’avais écrit dans l’article commun du mois dernier, une de mes amies m’avait dit à quel point elle avait adoré Le sourire de la petite juive et j’ai enfin pu comprendre les raisons pour lesquelles cette oeuvre d’Abla Farhoud est un petit bijou, tout comme Toutes celles que j’étais. La narratrice de l’oeuvre, Françoise Camirand nous raconte son parcours d’écriture où elle écrit sur ses voisins de la rue Hutchinson. Le lecteur a donc accès aux réflexions de la narratrice et aussi, à ses écrits. …

Une féministe chez les marocain-e-s !

Mon intérêt pour cette culture souvent mal jugée ne date pas d’hier. Longtemps, je me suis faite amie avec des personnes d’origine marocaine, algérienne ou autre. J’aime apprendre d’eux, tout comme j’aime leur apprendre ce qui me définit comme québécoise et comme personne. Un des aspects qui me caractérisent le plus est le fait que je suis une féministe. C’est une de mes amies qui m’a fait découvrir cette auteure, Fatima Mernissi. Elle est féministe et marocaine. Cela peut en surprendre plusieurs puisque, étant parfois ignorants, nous pouvons croire que le féminisme ne peut exister dans un pays où toutes les femmes semblent soumises. Je crois qu’il ne faut pas oublier qu’il existe plusieurs formes de féministes et que chacun d’entre nous peut l’adapter à nos valeurs et à notre culture. Il n’a pas UN féminisme, mais DES féminismes. Bref. J’ai donc lu deux œuvres de cette sociologue féministe. En fait, lorsqu’on regarde sa bibliographie, on constate qu’il a un thème récurant, le Harem. Ce mystère toujours présent encore de nos jours dans ce monde …

La fabuleuse métamorphose de Josh Tillman

Lors de la première écoute… je me suis imaginée arborant une longue jupe de gitane, le sourire aux lèvres et les doigts levés en signe de peace (je passerai la couronne de fleurs, trop cliché) courant dans un champ sous un soleil brûlant. Lors de la deuxième écoute… les ombres de mon copain et moi qui valsons sur la piste de danse lors du grand jour prennent vie dans mon esprit . Particulièrement, lors de When You’re Smiling And Astride Me. Sachez qu’il en faut beaucoup pour déloger Tom Waits de ma tête lorsque je pense mariage. Lors de la troisième écoute… le fantôme de mes pensées a finalement vu le jour puisque nous avons uni nos corps pour accompagner les délicieuses mélodies de cet homme si chaleureux. Il tombait juste à point en cette soirée de St-Valentin. Lors de la quatrième écoute…du nouvel album de Father John Misty, I Love You, Honeybear, j’assistais à la performance en direct de celui-ci. C’est beau quand les rêves se réalisent. Il faut avouer que c’était la troisième fois que mes …

Hymne à mes amis imaginaires

On dit souvent qu’il y a une place pour tout dans la vie. L’humain a son lieu de prédilection. L’endroit où son âme s’évapore, où son esprit s’élargit. L’humain a sa boîte. Son espace est souvent conquis, mais il partage. Après tout, il y a une place pour tous. La mienne doit se trouver entre un bouquin de Laferrière et un vinyle de Tom Waits. On peut sentir une légère odeur de feu dans l’air. Près de la fenêtre qui laisse s’infiltrer la musique de la pluie et le souffle du vent, il y a Poe et Baudelaire qui discutent vivement de poésie, de mort et de traduction. Dans le bol à fruits, Nothomb fleurit parmi les bananes noircies et les pommes pourries. Une inquiétante étrangeté parfume cette salle. Je m’y sens comme chez moi. Il y a le chat roux qui pose délicatement sa gueule sur la pile de bandes dessinées de La Guerre des Étoiles. Kafka profite du sommeil du félin pour se faufiler à l’aide de ses six petites pattes de cancrelat …