All posts tagged: La pastèque

Tisser des toiles d’araignée

Une berceuse en chiffons, la vie tissée de Louise Bourgeois est un objet des plus précieux. Comme à leur habitude, La pastèque ont su offrir un livre d’une qualité incroyable et en faire un de ces objets qu’on ne veut jamais ranger tellement il est beau à admirer. Racontant l’enfance et le début de la vie d’artiste de Louise Bourgeois, Amy Noveski, qui a écrit le texte original, et l’incroyable illustratrice Isabelle Arsenault ont su faire de cet album un délice autant pour les yeux que pour la poésie qui s’y glisse. Il y a une très grande douceur dans ce livre, un hymne à la relation maternelle qui unissait Louise à sa mère. Cette femme qui l’a intégrée dans le monde du tissage et pour qui Louise avait tellement de respect et d’amour. Elle en a d’ailleurs fait une muse en créant des araignées géantes qu’elle nomma Maman. Réparatrice de choses brisées,  Sa mère avait quelque chose de l’araignée. Si on abime sa toile, l’araignée ne s’énerve pas Elle la tisse et la répare …

Rose à petits pois : ta parfaite lecture printanière

Si tu as envie, avec ce beau soleil qui se pointe, de lire un livre des plus parfaits pour l’arrivée du printemps, je pense que j’ai trouvé : Rose à petits pois. Illustrée par Geneviève Godbout et écrite par Amélie Callot, cette nouveauté de La Pastèque ne peut que vous faire sourire. Adèle travaille dans un café et est toujours heureuse et souriante lorsqu’il fait soleil. Elle chante en travaillant et se fait un plaisir de plaire à ses clients. Toutefois, dès que la pluie se pointe, elle reste enfermée chez elle et perd son entrain. Un beau jour, il arrive un petit parapluie et des bottes de pluie qui lui donnent envie de sortir dehors, d’être heureuse malgré la pluie, de sourire malgré tout. Cet album pour enfants, mais aussi pour les grands enfants, est incroyablement charmant, lumineux et donne envie de chanter et d’être amoureux, même les jours de pluie. Le trait de crayon de Geneviève Godbout est magnifique et elle insuffle à Adèle une personnalité des plus vivante et colorée. J’ai un coup de …

Le Petit Goldstyn

J’ai eu la chance de rencontrer Jacques Goldstyn au Salon du livre de Montréal en 2015 pour son livre «L’arbragan». Alors que j’attendais dans la file (qui consistait en mon ami et deux jeunes garçons), j’observais justement ce que les deux garçons allaient faire dédicacer. Parce qu’ils ne tenaient pas les romans graphiques de Goldstyn, non ils avaient en leur procession des revues des «Débrouillards»! Je ne savais même pas que ça existait encore, et quel est le lien entre Goldstyn et les «Débrouillards»? Et bien, c’est que la petite BD qui se trouve à l’intérieur est faite par celui-ci. Une fois mon tour, j’ai constaté très rapidement quel personnage sympathique est Jacques Goldstyn. Ensemble, nous avons parlé des jeunes du primaire (moi travaillant dans ce domaine et lui cherchant des gants/mitaines pour son projet dont je vous parlerai plus bas). Cette conversation nous a emmené sur notre amour pour l’arrondissement de Verdun (et de sa librairie). À savoir que Jacques Goldstyn a vécu une partie de sa vie à Verdun, il m’a d’ailleurs appris …

Ce qu’on a pensé de nos lectures Bande dessinée/Roman graphique du défi Je lis un livre québécois par mois

Comme je vous le disais dans l’article des suggestions de lecture du mois, j’aime beaucoup Zviane. Sa bande dessinée Les deuxièmes avait été un réel coup de coeur pour moi. J’avais aussi entendu beaucoup de bien (par Marie-Hélène!) de Ping Pong et je n’ai pas du tout été déçue, même si je trouve très difficile d’en parler par la suite. Comme le dit le quatrième de couverture, Ping pong, ça parle des arts. Bon, mais de beaucoup plus de choses, mais difficilement explicables. Ce sont des réflexions de Zviane, ensuite appuyées par le talent de nombreux bédéistes et ça forme un tout incroyablement unique, singulier et, par le fait même, difficile à définir. Je vous conseille fortement cette bd si vous vous intéressez à la démarche artistique et à tout ce que cela sous-entend. Cette édition complète de Ping pong est aussi vraiment géniale parce que Zviane commente ses propres dessins. PS: Zviane a répondu à notre questionnaire Autour des livres juste ici! Ma deuxième lecture du mois a été Je vois des antennes partout …

Paul dans le Nord : moto, hormones et jeux olympiques

Il y a déjà quelques semaines, je vous parlais de mon amour pour la série Paul. Je ne vous explique pas le bonheur quand j’ai tenu le colis contenant la nouvelle BD Paul dans le nord et ce, avant sa sortie en librairie, j’étais folle de joie! Paul dans le Nord nous amène dans l’adolescence de ce dernier, à l’aube des jeux olympiques de Montréal. Pour les habitués de Paul, vous serez surpris! Mais agréablement, bien entendu. Le personnage de Paul est tellement aimé, considéré comme le bon gars, que c’est étonnant et rassurant de reconnaître que Paul, il n’est pas parfait. Le récit est basé sur les premières expériences de Paul : le première fois qu’il fera du stop, qu’il fumera, qu’il tombera amoureux, qu’il vivra une peine d’amour et j’en passe. Les hormones de Paul sont dans le tapis, il parle des filles constamment avec ses amis et ça nous laisse percevoir que Paul était comme tous les adolescents au fond, plein de maladresses. Il change d’école secondaire et est complexé par ses boutons, ses cheveux, son …

Le pouvoir de l’amour

Au primaire, j’avais un dédain (et le mot n’est pas léger) pour les BD. Je ne sais pas d’où ça me vient, mais dans ma tête il n’existait que Calvin et Hobb, TinTin, Lucky Luke et les Archie, rien pour me faire aimer cet univers. J’ai passé mon secondaire et mon cégep sans vraiment m’intéresser au genre, dans un mélange d’indifférence et de méconnaissance. Vient l’université, dans un cours, lors de la session que j’ai passée à l’UdeM, notre prof nous fait lire deux romans graphiques que j’avais bien aimés. Sans pour autant être devenue une fan du genre, j’ai commencé à regarder un peu plus ce qui se fait dans le milieu, au Québec. C’est comme ça que j’ai découvert Le pouvoir de l’amour et autres vaines romances de  Yves Pelletier et Iris. Cette BD est sur mon tableau pinterest «Je veux tout, tout de suite et ici» (Shoutout à Ariane Moffat) depuis au moins un an et ce n’est que tout récemment que j’ai enfin mis la main dessus, grâce aux éditions La pastèque. Si vous cherchez …

Le bestiaire des fruits et le rire de la lectrice

Je me souviens vous avoir dit un jour que je n’étais pas le genre de lectrice qui s’exclame de rire en lisant, je suis plus du genre petit sourire. Mais Bestiaire des fruits m’a fait rire à haute voix! Zviane raconte, dans ce roman graphique, la meilleure chose qui lui est arrivée sur le plan gustatif: déménager à Saint-Laurent en 2001. Pourquoi ? Parce que dans son supermarché, il y avait des tonnes de fruits exotiques et qu’elle s’est donnée le mandat, en bonne samouraï des fruits, de les goûter, les déguster, les découvrir et les noter. Et oui, Zviane note chacun des fruits auxquels elle goûte selon différents critères: le goût, l’aspect, la propreté et la commodité. Un beau total sur 40 qui viendra nommer le meilleur fruit exotique ! C’est absurde, mais ô combien drôle. Il suffit de la voir goûter à La nègle avec son amie Iris ou de la voir essayer d’ouvrir une noix de coco pour rire, simplement . On en apprend des choses tout de même dans ce livre. …