Month: février 2015

Je suis Lena Dunham

J’ai le goût de vous parler de ma dernière lecture, Not that kind of girl de Lena Dunahm. D’abord, j’ai dû être patiente avant de pouvoir tenir entre mes mains le petit livre jaune. Depuis que je suis revenue vivre en Gaspésie, c’est un petit peu plus compliqué pour moi de mettre la main sur un livre à sa sortie. Je suis donc allée à la librairie de mon village pour commander cet antiguide à l’usage des filles d’aujourd’hui, quelques semaines avant Noël. Il est arrivé à la troisième semaine de janvier. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, mais j’ADORE la série Girl et de suivre Lena sur Instagram, c’est flyé ! Je dévore le tout en une soirée, un après-midi et une matinée, impossible de décrocher. La traduction française du texte me dérange. Je ne suis pas encore très à l’aise avec l’anglais, je veux me rendre la vie plus facile. Mais je regrette de ne pas avoir osé la langue anglaise originale. Dans la vie, je suis une femme assez pudique. …

Ma première fois

Mes premiers pas. Mes premiers dodos sans maman et papa. Ma première meilleure amie. La première fois qu’il/elle m’a tenu la main. Nos premières caresses. Ma première peine d’amour. Le premier baiser. Ma première fois. Ma première fois est arrivée comme par hasard. J’étais prête, j’en avais envie, lui aussi. Nous avons été fous. Lorsque ce fut terminé et que chacun de notre côté nous sommes retournés à la maison, un simple au revoir et un baiser sur le front me fut donné. Nous n’étions pas amoureux, nous n’avions aucun compte à nous rendre. Nous étions deux adultes responsables qui en avaient envie à ce moment, sauf que pour moi ce fut ma première fois. Je me rappelle m’être regardée dans le miroir et d’avoir ri, ri de comment tout cela s’était produit. Je n’aurais pas cru que ma première fois se passerait ainsi, mais je reste sans regret. Pour la plupart, la première est symbolique puisqu’elle apporte un changement. C’est pourquoi je fus intriguée par cette comédie. – MA PREMIÈRE FOIS-  « Ma première …

Embarquer dans le train du vert

La bouffe santé, je n’y connais pas grand chose. Ça ne veut pas dire que je mange de la pizza et de la poutine à tous les jours, ça ne veut pas non plus dire que je bois un litre de boisson gazeuse par semaine, juste que je ne fais pas vraiment attention, tout en aimant les choux de Bruxelles et les épinards. Mais là, l’affaire c’est que, la bouffe santé est partout… les livres de recettes à la green pullulent et tout le monde s’y met. Alors oui, je tiens à le dire, il y a un effet de mode là-dedans, un effet d’entraînement dans le fait que j’ai décidé d’être plus consciente de ce que je mange. Il y a aussi le fait que, 4-5 fois par année, mon corps me lance des signaux de détresse à coup d’indigestions et de visage qui me démange, à chaque fois que je mange «trop» de sucre. En plus, étant quelqu’un de naturellement prônée au stress et à l’angoisse, je vis un peu mal les excès. Ce que je veux dire …

L’intime « prenez soin de vous »

Dans mon ancienne vie de libraire, je plaçais des livres un beau matin quand un gros livre m’est tombé sur la tête. Amis libraires, vous connaissez ce sentiment. On les aime donc ces livres-là, mais ouf qu’ils font mal aux têtes et aux petits orteils lorsqu’ils tombent. Tout ça pour dire qu’un gros livre m’est tombé sur la tête et qu’il ressemblait à ceci : « Prenez soin de vous » disait le gros livre fushia. Je l’ai ouvert et s’en est suivi un long quart d’heure de procrastination librairienne. C’est en feuilletant les pages de ce gros livre que j’ai compris que le « Prenez soin de vous » était à la base le message d’un ancien amoureux suite à une lettre de rupture… Sophie Calle, à qui s’adressait la lettre, a donc demandé à 107 femmes de comprendre, de l’aider à comprendre, à accepter cette rupture et cette manière si froide de se faire quitter. 107 femmes donc: des femmes de tous les milieux et de tous les métiers, des psychologues, des danseuses, des avocates, des sexologues, etc. …

Le conte des mille et une … fesses!

La première fois que j’ai vu passer sur mon Newsfeed le projet 1001 fesses, j’ai tout de suite été intriguée. À une époque où la pornographie et le corps de la femme nous sont presentés uniquement pour le plaisir sexuel, une approche artistique rend la chose bien plus délicate. Emilie Mercier, photographe, et Frédérique Marseille, entrepreneuse et entremetteuse, ont mis sur pied le projet 1001 fesses qui propose, très simplement, des photos de fesses. «Parce que nous en avons toutes.» En effet, chaque femme possède une paire de fesses, mais elle porte aussi les complexes qui peuvent venir avec. Notre société est bourrée de ces créateurs de complexes et les deux jeunes femmes se sont données comme mission de défaire l’idée que les imperfections sont synonymes de laideur. Leur site présente une collection de fesses, anonymes, toutes différentes, dans des mini-scénarios tirés de la vie quotidienne. Pas d’extravagance ni d’exagération, juste du réel. C’est d’abord mon background en arts qui a été titillé par le projet. Je trouve les photos très réussies, aucun doute sur le talent d’Emilie. Un éclairage doux …