Month: août 2019

Folk: un voyage au Far West

Iris et La Pastèque nous offrent une bande dessinée digne du Far West, Folk. On pourrait croire par sa couverture marrante que nous allons nous retrouver avec une petite bande dessinée sans plus, mais c’est mal connaître les choix de La Pastèque et le talent de son autrice et illustratrice, Iris. J’ai connu Iris grâce à sa collaboration avec Zviane pour la trilogie de L’ostie d’chat. Une série que je vous conseille fortement d’ailleurs. Par la suite, je l’ai découverte en solo grâce à ses zines, Justine, son blogue et ses réseaux sociaux. J’apprécie ses dessins qui sont assez minimalistes, mais dont on reconnaît les expressions. J’admire aussi son talent pour illustrer des décors. Il y a de la vie dans son art! Lorsque j’ai su qu’elle sortait une nouvelle série qui se déroulait dans le Far West et dont le personnage principal est un jeune homme pouilleux, égoïste et profiteur, j’ai tout de suite reconnu son style! Comme pour son personnage dans L’ostie d’chat, Iris semble aimer créer des personnages mal-aimés qu’on finit par trouver …

Le fil rouge lit, bibliothérapie, les livres qui font du bien, la plupart du temps on m'appelle Gabrielle, Stefanie Meunier, Lémeac, éditions, littérature québécoise, club de lecture le fil rouge, résilience, amitié,

Club de lecture juin 2019 : La plupart du temps je m’appelle Gabrielle

Il y a déjà quelques années, j’étais tombée comme on tombe sur les plus significatifs des livres, par hasard, sur un titre qui avait piqué ma curiosité: Ce n’est pas une façon de dire adieu. Il y a quelque chose qui m’émeut dans ce titre, une vulnérabilité, une fragilité, une grande vérité. Je garde un souvenir précis de certains aspects de ce roman, mais c’est principalement l’ambiance qui s’y tramait, qui me reste, au final. L’odeur de la pluie, la musique des Beatles, les rues grises de New York… À partir de ce moment-là, je me suis mise à suivre l’œuvre de Stéfani Meunier, l’autrice au pouvoir d’évocation puissant. J’étais alors plus qu’heureuse lorsque les participantes du club de lecture du Fil rouge ont voté pour La plupart du temps je m’appelle Gabrielle, son dernier roman, pour notre lecture commune de juin. Une douceur étonnante À l’unanimité, nous nous sommes entendues pour dire qu’il y a avait une telle douceur dans ce roman! Douceur qui nous étonnait néanmoins, car il n’y a rien de doux …

L'empire des anges, Bernard Werber, le fil rouge, le fil rouge lit, livres, lecture, littérature, bibliothérapie, philosophie, réflexions littéraires, univers, paradis, les livres qui font du bien,

Relire ou pas LE livre marquant de votre jeunesse?

Récemment, j’ai été titillée par l’idée de revisiter cette œuvre qui m’avait donné la piqûre pour la littérature. Elle a changé à jamais ma vie en me mettant sur le chemin des lettres, des réflexions philosophiques sur le monde qui nous entoure; ses lois, mécanismes, secrets et mensonges. Revisiter ce pilier de ma vie duquel découle que de bons souvenirs, c’est risqué.

Fée de Eisha Marjara

La féérie du ventre

Je pense que tout le monde connaît au moins une personne dans sa vie, de près ou de loin, qui a déjà eu ou a présentement un trouble alimentaire. C’est un problème de plus en plus présent dans notre société, et pourtant, c’est l’un des problèmes dont on parle le moins. En fait, comme une amie me le faisait remarquer, c’est plus complexe que ça : on en parle de plus en plus, on prône de plus en plus l’acceptation de soi et des différents corps, mais on continue d’être bombardé(e)s de tous sens, tous côtés par des images qui ne reflètent pas ces discours. Je crois qu’il est surtout là, le problème, ou plutôt la confusion : je trouve que ça nous amène à penser que tous les corps sont beaux, sauf le mien. « J’avais un plan, un souhait pour mon dix-huitième anniversaire. Je rêvais de laisser derrière moi les quatre murs de l’hôpital et de vivre des offrandes généreuses de l’hiver, de me nourrir de flocons de neige, de faire fondre les dernières livres …

Abandon, amitié, bibliothérapie, famille, guerre, jugement, La petite fille de Monsieur Linh, Le fil rouge, Le fil rouge lit, Le livre de poche, lecture, les livres qui font du bien, littérature, littérature étrangère, livres, mémoire, Philippe Claudel, vieillesse

L’histoire du vieil homme sur un banc

Il y a quelques mois, ma mère m’a offert un livre en me faisant promettre de le lire au plus vite. Fidèle à moi-même, j’ai ignoré son précieux conseil et j’ai fait à ma tête. Je vous confirme aujourd’hui que c’était une erreur de ne pas l’avoir écoutée. La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel est une petite merveille de la littérature, une œuvre qui nous semble bien ordinaire à première vue et qui s’avère être une révélation. Monsieur Linh a vécu la guerre. Il a survécu, avec sa petite fille, à ce qu’il y a de plus cruel et de plus laid en ce monde. Ils ont réussi à fuir et à se réfugier dans un pays inconnu, aux antipodes de tout ce qu’ils connaissaient. Monsieur Linh essaie alors tant bien que mal de prendre soin de la seule famille qui lui reste en s’isolant de tout ce qui l’entoure. Cette carapace sera brisée lorsque, durant sa promenade, un homme jovial au visage triste décide d’entamer la conversation. Naît alors une douce …