Auteur : Frédérique Lévesque

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Rencontres littéraires au 5 à 7 des auteurs de la Montérégie

La Rive-Sud de Montréal accueillait ce mercredi 11 avril quelques-uns des plus grands auteurs du Québec et j’étais parmi les invités. L’événement était une soirée bénéfice pour soutenir les activités de l’Association des auteurs de la Montérégie. Cette dernière vise,  entre autres, à faire connaître les auteurs de la région et à stimuler la vie littéraire de la Montérégie. J’en ai donc profité pour discuter de littérature avec ceux qui contribuent à sa vivacité au Québec – à mon grand plaisir. Mots et bouchées Le format du cocktail dînatoire demeure une valeur sûre pour favoriser les échanges et les nouvelles rencontres. Ainsi, c’est dans la Maison de la culture de Longueuil, verre de vin à la main, que chacun et chacune allaient vers les différents écrivains présents ce soir-là. Durant la soirée, il y avait simultanément des speed-dating littéraires avec les auteurs, des prises de photos Polaroid et un encan des livres favoris des écrivains et écrivaines présents, directement sélectionnés dans leur bibliothèque personnelle. Dès le départ, tous se heurtent à la malheureuse nouvelle : Kim Thúy …

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Le goût d’aimer

Dans ce roman, au détour de chaque page on s’enfarge, on relit, on ferme les yeux pour méditer sur une phrase, l’usage d’un mot, sa signification. Christian Bobin a réussi à faire de La plus que vive un recueil de citations sur la vie, la mort, l’amour. Et pourtant, ce n’est pas du tout, avouons-le, une mince affaire. Même aujourd’hui je ne peux t’imaginer autrement que réfractaire, échappée, ton cœur fuyant dans la lumière. Je t’ai toujours sue inaccessible même dans la plus claire proximité. Je t’ai aimée dans ce savoir. L’éloge de l’authenticité Genre de biographie non linéaire sur une femme connue de l’auteur, on n’entre finalement jamais dans le détail. En fait, il s’agit de l’étalement de ce que cette Ghislaine signifiait pour l’auteur. Signifi-ait parce qu’en fait, Ghislaine décède à quarante-quatre ans. Et ce drame, élément déclencheur de l’écriture du roman, devient dans La plus que vive une raison d’évoquer les plus belles choses de la vie. Avec ce livre, on prend conscience de l’importance des moments ordinaires, anodins, puisque ce sont …

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Ce qui nous tue dans Le bleu de la nuit

Petite femme, mais on le lui a déjà trop dit, Joan Didion possède une prose incontournable pour tous les fervents de littérature. Pour ma part, Le bleu de la nuit fut mon initiation à l’auteure. J’ai aimé d’amour son premier chapitre, un genre d’introduction au roman. Il s’agit de définir ce qu’est « le bleu de la nuit ». Un moment particulier : l’approche de la nuit, qui n’est pas tout à fait la fin de la clarté… il s’agit plutôt de son annonce. La Femme Cassée Je dirais que, curieusement et bien que ce soit loin d’être un roman de suspense, j’étais maintenue en haleine tout au long de ma lecture. Le bleu de la nuit et son histoire m’intriguaient inexplicablement. En terminant la dernière page, j’ai réalisé qu’en fait, j’attendais des réponses. Joan Didion pose tellement de questions dans son livre, qu’on a l’espoir qu’elle y réponde jusqu’à la toute fin du roman. Cependant, elle n’en fait rien. Mais en fait, qui peut répondre à ces questions? Qu’est-ce que la perte? Comment y …

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Arlington Park : juste une de ces choses de la vie

Le quotidien est densément rempli par nos bavardages sur tout et rien, mais il est également rempli de toutes ces choses qui ne sont pas dites. Ce que je pourrais qualifier de petits mensonges dans les « oui, ça va bien » alors que pourtant on se retrouve souvent épuisé par le rythme où va la vie, ont attiré ma curiosité. À quelle image parfaite s’accroche-t-on quand on dissimule l’épuisement du quotidien? Le roman de Rachel Cusk que j’ai choisi de lire révèle une facette cachée, et vécue, du quotidien dans la vie domestique. Sujet banal ? Bien au contraire… Le cynisme dans le quotidien À Arlington Park, il pleut cette journée-là. La pluie tombe sur toutes les demeures du riche quartier anglais et elle teintera de gris le roman. Celui-ci fait la narration d’un jour bien précis, mais qui en fait aurait pu être n’importe quel autre jour dans la vie des femmes dont il est question dans le récit. Je le rappelle, Rachel Cusk s’attarde dans ce roman au quotidien. Ce cher quotidien qui nous guette …