Auteur : Karina L. Gazaille

Ce qu’on a lu comme roman de la littérature migrante pendant le mois d’avril #Jelisunlivrequébécoisparmois

Le parcours migratoire de tous ces gens, familles, amoureux-ses, qui prennent la décision de partir et de quitter tous leurs repères pour changer de vie me fascine. C’est souvent dans ces romans écrits par des auteur-e-s immigrant-e-s que nous pouvons avoir accès à leur histoire et c’est ce que j’affectionne tout particulièrement. Je vous invite à partager vos lectures sur notre groupe Facebook : Un livre québécois par mois. Ma lecture : Il y a deux ans, j’ai découvert Abla Farhoud grâce à ce même défi. Ma première lecture fut Toutes celles que j’étais et à la suite de ma lecture de Bonheur à la queue glissante, je peux faire le pont entre ses deux romans. Toutes celles que j’étais est l’histoire de la jeune Abla alors que Bonheur à la queue glissante semblerait être l’histoire de sa mère. Sa mère, Douina, cette femme courageuse, cette femme silencieuse qui a une histoire fascinante. Douina a six enfants, tous bien différents. Elle est maintenant grand-mère, chose qu’elle ne croyait pas possible. Et malgré le fait qu’elle ne parle …

Le rêve d’Azadah

Depuis ma lecture de L’abragan de Jacques Goldstyn, je suis rendue «fan» de son art. Ce que j’apprécie le plus de cet auteur-illustrateur est son amour pour la liberté d’expression, des enfants et le fait qu’il soit un homme engagé. J’ai pu retrouver tout cet amour dans son p’tit dernier : Azadah, qui raconte l’histoire d’amitié entre cette enfant et la photographe Anja. Azadah apprend que sa nouvelle amie quitte le pays. C’est la panique! Elle la supplie de l’emmener avec elle, dans son pays où les femmes ont plus de chances de réussite, où les écoles ne sont pas détruites et où son avenir n’est pas tracé. Azadah rêve de devenir elle aussi une Anja, une femme libre qui a la chance de pouvoir faire un métier qu’elle aime et surtout de pouvoir voyager. Elle rêve d’une vie à l’occidentale. Mais, malheureusement ce n’est pas possible, Anja doit quitter le pays. Elle prend un taxi et laisse derrière elle son sac à dos et une Azadah en larmes. Découvrant le trésor que son amie lui …

Nos suggestions de romans tirés de la littérature migrante pour le mois d’avril du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

J’ai toujours été fascinée par le parcours migratoire des immigrants du Québec. Je suis heureuse de compter parmi mes ami-e-s quelques personnes qui ont eu ce courage de traverser des continents pour venir vivre dans leur nouvelle terre d’accueil. Il m’était donc important de souligner le travail de ces personnes migrantes qui ont choisi le Québec comme nouvelle maison. J’avais envie qu’on prenne le temps d’écouter leurs histoires. Grâce à eux, j’espère que tout comme moi, vous allez voyager et être fasciné par leur choix de vie. Laissez-vous bercer par leurs histoires, leurs courages et leurs mots. Les lectures ou suggestions des fileuses : J’ai l’intention de lire Bonheur à la queue glissante d’Abla Farhoud. C’est à la suite de ma lecture de Toutes celles que j’étais que j’ai eu un énorme coup de cœur pour l’univers littéraire de cette femme. Ce que Martine lira : Aki Shimazaki, cette auteure d’origine japonaise qui vit à Montréal depuis des années m’attire depuis un bon moment. On la dit aussi discrète que Réjean Ducharme et que son écriture …

Ce qu’on a lu comme roman écrit par une femme pendant le mois de mars #Jelisunlivrequébécoisparmois

J’étais impatiente de commencer ma lecture du mois de mars : un roman écrit par une femme. Je trouvais important de renouveler le défi et j’étais curieuse de découvrir vos choix de lectures pour ce mois. Ma lecture fut Partir de rien de Maude Nepveu-Villeneuve. Ce livre m’a été offert dans l’un des coffrets littéraires du Fil rouge. Je dois remercier Martine et Marjorie pour leur choix parce que ce fut un vrai coup de cœur. Me retrouver dans l’univers coloré de Chloé et d’Almée fut réconfortant et envoûtant. L’amitié qui existe entre les deux personnages m’a ramenée en enfance et a créé un vrai sentiment de nostalgie. Et il existe entre les deux jeunes filles/femmes (le mystère de leur âge restera tout le long du roman et c’est ce qui fait que c’est magique) une amitié très malsaine. Elle l’est, parce qu’elles n’arrivent pas à survivre l’une sans l’autre et plus elles quittent l’enfance, plus il est difficile pour elles de faire leurs propres choix. Chloé est un personnage que j’ai aimé détester, parce qu’elle me …

À la rencontre d’une jeune Simone

Je dois vous faire un aveu, car même si j’ai fait un certificat en études féministes à l’UQAM, je n’ai jamais lu de livres ou de romans de Simone de Beauvoir. Évidemment, j’ai lu des textes et des extraits de ses théories et philosophies de pensée, mais ça s’arrête là. Lorsque je suis tombée sur Simone de Beauvoir, une jeune fille qui dérange et que je pouvais voir sur la quatrième de couverture le célèbre Jean-Paul Sartre, je fus immédiatement intriguée. La relation entre ces deux personnages m’a toujours fascinée. Je me disais qu’avec ce roman graphique, j’allais satisfaire ma curiosité. Au départ, le terme « fille » me dérangeait. J’aurais préféré retrouver « une jeune (FEMME) qui dérange » dans le titre, surtout avec sa célèbre réplique « On ne naît pas femme, on le devient ». Après ma lecture, j’ai compris pourquoi les auteur-e-s ont utilisé le terme « fille ». C’est que le roman graphique se concentre surtout sur la jeunesse de notre célèbre féministe française. J’ai donc fait la connaissance d’une très jeune …

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Nos suggestions de roman écrit par une femme pour le mois de mars du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Pourquoi mettre encore comme contrainte un «roman écrit par une femme» pour le mois de mars ? Je ne vous le cacherai pas, je suis féministe et c’est l’une des valeurs du Fil rouge. Vous pourriez constater que lorsque nous nommons des classiques, ce sont souvent des livres écrits par des hommes qui nous viennent en tête. Faites le test vous-même. Je juge important de souligner le travail de toutes ces femmes québécoises et c’est pourquoi je vous invite à lire un livre écrit par une femme. Je vous invite également à partager vos lectures sur notre groupe «Un livre québécois par mois», ainsi que sur instagram avec le #lefilrougelit ! Les lectures ou suggestions des fileuses : Ma lecture sera Partir de rien de Maude Nepveu-Villeneuve. Tout simplement parce que c’est un roman que j’ai reçu dans l’un des coffrets littéraires du Fil rouge. Je me dis que ça doit être un bon choix ! La lecture de Martine : « Ce mois-ci est définitivement le plus facile! Il suffit simplement que ma vie continue …

Ce qu’on a lu comme album ou roman jeunesse en février #Jelisunlivrequébécoisparmois

La lecture de roman ou d’album jeunesse est toujours un plaisir. Souvent, ça me permet de retourner en enfance et j’adore vivre ce sentiment de nostalgie. J’aime aussi retrouver ces auteur-e-s ou personnages qui ont été mes premiers amours. Cela me permet de prendre des petites pauses de mes lectures un peu plus sérieuses, quoique certains sujets abordés dans ces romans peuvent parfois créer plus d’émotions, que ce soit par nostalgie ou par l’ouverture d’anciennes blessures. Ma lecture du mois de février n’était pas très légère. Effectivement, j’ai enfin pris le temps de lire «L’enfant mascara» du talentueux Simon Boulerice (j’ai pu remarquer sur le groupe Facebook «Un livre québécois par mois» que ce roman semblait très populaire). Je ne vous cacherai pas que j’adore le travail de cet auteur. Je suis tombée sous le charme de tous ses romans ou albums jeunesse. Boulerice a une plume franche, qui par ses propos, nous fait réfléchir. Les sujets qu’il aborde dans ses histoires nous remettent souvent en question. Dans «L’enfant mascara», Boulerice nous raconte l’histoire de Larry …

Quand les hivers deviennent éternels

Je vous présente une lecture parfaite pour les amoureux-ses de l’hiver, ainsi que ceux-celles qui aiment un univers fantastique. C’est grâce à la bédéiste D. Mathieu Cassendo (La petite suceuse) que j’ai découvert CAB. C’est l’année dernière, lors du Festival Montréal en BD qu’elle m’a présenté l’artiste et sa BD. Je trouvais déjà le titre attirant. J’étais prête à découvrir l’univers de cette nouvelle bédéiste. On se retrouve dans un Montréal futuriste, mais tout de même pas si lointain. Dès le début de notre lecture, j’apprends qu’une usine nucléaire a explosé à Montréal, ce qui crée un hiver éternel. Les radiations n’ont pas seulement plongé Montréal dans un hiver constant, elles ont également transformé quelques-uns de ses habitant-e-s en « mutants ». On retrouve alors des personnages à la peau verte, d’autres avec seulement un œil ou encore une force incroyable, ce qui fait en sorte de mettre encore plus d’intrigues à l’histoire. Et c’est ce qui est intéressant avec cette BD, Montréal prend beaucoup de place. CAB fait en sorte de mettre quelques petits …

Ce qu’on a lu comme autobiographie/autofiction en janvier #Jelisunlivrequébécoisparmois

Pour le mois de janvier, l’équipe du Fil rouge vous avait donné comme défi de lire une autobiographie ou une autofiction. Ce défi fut quand même plus ardu que je ne l’avais cru, étant donné que je lis plus de fictions qu’autre chose. Je dis bravo à ceux et celles qui ont relevé le défi! Je vous invite à partager vos lectures sur le groupe Facebook Un livre québécois par mois. Je suis toujours très curieuse de voir ce que vous lisez et j’aime que vous partagiez vos photos! Ce que j’ai lu : Borderline Ça faisait longtemps que le roman de Marie-Sissi Labrèche prenait la poussière dans ma bibliothèque. Avec le thème du mois de janvier, une autobiographie ou une autofiction, lire Borderline allait de soi. Lors de mes études en travail social, j’ai eu la chance d’avoir un cours qui portait sur les maladies mentales. Comble de chance, le sujet de mon travail de fin de session portait sur les personnes ayant une personnalité limite. Je me souviens qu’avec mon équipe de travail, nous …

Nos suggestions d’album ou roman jeunesse pour le mois de février du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Pour le mois de février, l’équipe du Fil rouge aurait très bien pu choisir l’amour comme thème, mais nous avons voulu être originales. C’est pourquoi la contrainte du mois est un roman ou un album jeunesse. Comme vous avez sûrement pu le constater, cette littérature est tout de même assez populaire chez les fileuses. Que voulez-vous, elle nous rappelle tant de souvenirs auxquels nous sommes accrochées. Personnellement, je vous dirais que c’est souvent mes achats les plus compulsifs, parce que rares sont mes déceptions. Je vous invite à partager vos lectures sur notre groupe Facebook Un livre québécois par mois. Les lectures ou suggestions des fileuses : Je compte lire L’enfant mascara de Simon Boulerice. Vanessa Coutu : « Je vais lire Le facteur de l’espace de Guillaume Perreault comme album jeunesse et Souffler dans la cassette de Jonathan Bécotte comme roman jeunesse. Je recommande L’enfant mascara de Simon Boulerice. » Amélie Panneton : « Je vais lire Louis parmi les spectres d’Isabelle Arsenault & Fanny Britt! Je recommande Fé M Fé d’Amélie Dumoulin, où on retrouve une famille bordélique, une histoire …