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Un livre québécois par mois : Février : La Pastèque

En février, on lit un livre de la maison d’édition La Pastèque ! La Pastèque fut fondée par Frédéric Gauthier et Martin Brault en 1998. Elle édite principalement des romans graphiques, mais nous pouvons constater de plus en plus d’albums jeunesse. Elle est surtout connue pour être la maison d’édition qui publie les bandes dessinées de Michel Rabagliati, Paul. La Pastèque a pour objectif de nous faire tomber en amour avec des scénarios bien construits d’illustrateurs-trices québécois-es et parfois d’autres pays. Pourquoi avoir choisi La Pastèque ? Je vous avoue être sous le charme de leurs créations. Il est rare que je sois déçue de mes lectures et leurs bandes dessinées sont souvent mes coups de cœur. Voici quelques suggestions de lecture : Monsieur Vroum, Etienne Gerin L’oiseau de Colette, Isabelle Arsenault Ada la grincheuse en tutu, Élise Gravel Louis parmi les spectres, Fanny Britt et Isabelle Arsenault (que du beau) Le facteur de l’espace, Guillaume Perreault (un coup de cœur) Rose à petits pois, Amélie Callot et Geneviève Godbout (de la douceur) L’arbragan, Jacques Goldstyn (une belle morale) Le bestiaire des …

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Le genre littéraire policier: le mal-aimé?

J’ai toujours affectionné le genre littéraire policier, et ce, depuis le jour où ma mère m’a acheté une boîte pleine de romans d’Agatha Christie à la bouquinerie de la Terrasse Dufferin alors que j’étais âgée de dix ans. En vieillissant, toutefois, je me suis rendu compte que mon genre littéraire «chouchou» était plutôt mal aimé, comme un sous-genre peu appréciable. Souvent, le genre policier est considéré comme de la paralittérature. Est-ce que ce genre littéraire a moins de sens esthétique pour l’exclure des œuvres faisant partie de la littérature?  Cela m’a parfois amené à être complexée d’aimer tant ce genre.

Et vous, avez-vous un genre littéraire dont vous êtes mal à l’aise de dévoiler votre passion pour celui-ci?

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Après l’insubmersible, une peine insurmontable

Je ne suis assurément pas une grande adepte de films. Rares sont les films que j’ai écoutés, et presque mythiques sont ceux que j’ai écoutés plus d’une fois. Le film Titanic fait partie de cette dernière catégorie. Film culte, je l’aime bien entendu pour son histoire d’amour dramatique, mais également pour tout le côté historique. Le début du XXème siècle est certainement l’époque sur laquelle j’aime le plus lire et apprendre, notamment grâce à des fictions. Le roman Les survivantes du Titanic, d’Amy H. Turner, a donc piqué ma curiosité. Cependant, seule une petite partie de l’histoire relatée se déroule sur le paquebot. Les deux tiers expliquent plutôt ce qui se passe dans la vie des personnages après la nuit fatidique du 14 au 15 avril 1912. Vie paisible L’histoire est celle de la famille Lindley, composée de Aidan, riche commerçant ayant fait fortune dans le milieu de la chaussure, Kathleen, son épouse, et Helen et Jane, leurs filles jumelles de 16 ans. Ils vivent dans des conditions très confortables à Norwich, dans le Norfolk, au Royaume-Uni. Aidan, …

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Ör d’Auður Ava Ólafsdóttir ou découverte de la littérature islandaise

Tout en douceur et tout en simplicité, Auður Ava Ólafsdóttir offre un roman d’une grande délicatesse avec Ör. Court récit d’une fluidité considérable qui se parcourt en une lecture, l’œuvre traite avec sensibilité de la mort, des blessures, des cicatrices et de tout ce que cela signifie pour chaque individu. « L’idée m’a traversé comme un éclair : je vais disparaître. Ainsi n’aurai-je pas à craindre que Nymphéa trouve mon corps. Comme un oiseau qui descend en tourbillonnant, plane à l’horizontale sur quelques mètres, puis s’abat et périt. Un dernier battement d’ailes avant la faille béante, dernier point de mire, et les os blanchis serviront de repère au voyageur. » (Ólafsdóttir, 2017, p. 67) La mort, la vie et ce qui mène de l’un à l’autre Ör, c’est avant tout Jónas Ebeneser, homme à la fin de la quarantaine pour qui la vie n’a plus de sens et pour qui le suicide est la fin qui s’impose. Homme divorcé, il quittera son pays, son île, pour aller se perdre dans un pays inconnu où la …

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Conseils d’une amie pour des temps difficiles : un peu d’éclaircie dans le brouillard

J’en conviens, ce n’est pas le titre le plus glamour à présenter à la caisse d’une librairie. Ça peut même être un peu intimidant et gênant de lire un livre avec un tel titre. Je vous invite à laisser vos jugements de côté, ce qui m’a tout de même demandé quelques efforts, je vous l’avoue. Conseils d’une amie pour des temps difficiles est un livre que j’ai lu en novembre dernier, j’en avais sincèrement besoin. Je ne me souviens plus trop comment je suis tombée sur ce livre, mais rapidement, j’ai su qu’il me le fallait. C’était une période plus sombre de ma vie, tout me semblait pénible, l’anxiété s’était forgé un creux dans ma tête, c’était difficile pour diverses raisons que je n’élaborerai pas trop ici, mais je suis certaine que vous concevez ce qu’est un temps difficile pour le nommer comme ma nouvelle amie Pema Chödrön! Ce fut (ça et consulter un psy, ne se faisons pas d’illusions, les livres font du bien oui, mais ça ne suffit pas toujours) un genre de …

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La vraie mort avec Caitlin Doughty

La mort a déjà fait couler beaucoup d’encre chez les philosophes et chez les théologiens, mais aussi dans les journaux intimes du commun des mortels, des plus ésotériques aux plus terre-à-terre. Ce sujet est réfléchi encore aujourd’hui en Occident, mais ses aboutissants ne sont-ils pas tout de même tabous dans la société? Quel est notre rapport contemporain à la mort? Questions de prime abord lugubres, mais ô surprise, Caitlin Doughty tente d’y répondre (et réussi) avec humour, légèreté et précision dans Chroniques de mon crématorium. Faire la paix avec la mort Permettre aux gens de faire la paix avec la mort, tel est l’objectif ultime de Caitlin, personnage principal du roman, mais également son auteure. Cependant, ce but ne s’atteint pas si facilement étant donné qu’aujourd’hui, le vieillissement est médicalisé et se passe plus souvent qu’autrement à l’écart des vivants (hôpitaux, maisons de retraite), tout comme c’est le cas des processus entourant la mort, qui se sont littéralement industrialisés. Ces stratégies modernes, fondées sur le déni de la mort, sont censées aider les gens en deuil …

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Le brasier poétique de Jean-Marc La Frenière

Le Salon du livre de Montréal a pour moi toujours été une expérience surréelle. Voir tant de gens réunis pour une industrie qui peine à subsister me remplit toujours de fierté. Cette année, fidèle à mon habitude, je me suis pitchée dans le tas et je me suis laissée guider par ce que j’appelle mon instinct littéraire – instinct qui, disons-le, m’a rarement déçue. Au tournant d’un kiosque, j’ai reconnu au loin l’esthétique de Lino, l’un de mes illustrateurs préférés. En quatrième de couverte, cette phrase : « J’apprends aux pierres le mot aimer. »  J’étais conquise. La haute gastronomie littéraire Un feu me hante de Jean-Marc La Frenière et illustré par nul autre que Lino fait partie de ces recueils qui changent une vie. Il se doit d’être lu lentement et chaque mot doit être dégusté comme on dégusterait chaque bouchée d’un mets gastronomique. Je vous laisse ici un extrait qui saura, je l’espère, vous mettre l’eau à la bouche. « Il y a trop d’hommes avec la tête en majuscule et puis le cœur …

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S’initier à la magie du rangement avec « The Life-Changing Manga of Tidying Up » de Marie Kondo et Yuko Uramoto

À moins d’être totalement absent.e de Facebook, de YouTube ou d’Instagram, vous avez sûrement déjà dû entendre parler de la femme d’affaires et autrice japonaise Marie Kondo – surnommée KonMarie – et la frénésie incroyable qui a suivi la publication de ses ouvrages sur le rangement Le pouvoir étonnant du rangement et Ranger inspire la joie. En fait, je crois que jamais le fait de ranger n’a provoqué autant d’enthousiasme! Personnellement, suite à la lecture des deux livres de l’autrice, je peux dire que plusieurs aspects de sa méthode m’inspirent tandis que d’autres me laissent un peu plus sceptique – à ce sujet, mon opinion ressemble beaucoup à celle de Martine dans son article juste ici. Au niveau du style d’écriture, cependant, j’ai eu beaucoup de difficulté avec ses ouvrages, que j’ai, en fait, trouvés plutôt insupportables à lire. De par leur ton moralisateur, ça ne passait pas du tout, et pourtant, certaines parties du livre m’avaient l’air vraiment intéressantes. C’est pour ça que j’ai été très heureuse de trouver The Life-Changing Manga of Tidying …

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Écrire l’imaginaire

La lecture et l’écriture sont des activités intimement liées. Lire beaucoup finit souvent par nous donner le goût d’écrire nous aussi. Toute cette matière qui entre dans notre tête doit bien ressortir par un moyen ou un autre. Je pense que la plupart d’entre vous savent de quoi je parle. C’est d’ailleurs pourquoi il y a autant de fileuses qui collaborent à ce blogue. On trouve plusieurs ouvrages qui portent sur l’écriture. Dans cet article, Élizabeth nous proposait ses livres préférés sur le sujet. J’ai décidé de poursuivre dans cette optique en vous offrant mes suggestions made in Québec! Et puisque j’affectionne surtout les littératures de l’imaginaire (science-fiction, fantastique, horreur, policier, etc.), c’est donc dans cette direction que j’ai orienté mes lectures! Comment écrire plus, Dominic Bellavance Après des années à partager des conseils d’auteur via son blogue, Dominic Bellavance se lance dans la conception de ce guide dans lequel il défend qu’une heure puisse contenir 90 minutes d’écriture. Ce livre aborde le sujet du point de vue de la productivité. Personnellement, cette approche est …