Défis littéraires
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« Ce qu’il reste de moi » de Monique Proulx : Nouvelle lecture de mai du défi littéraire

proulx_moi_w2343454567Et voilà, vous avez voté pour la lecture du mois de mai, il s’agira de « Ce qu’il reste de moi » de Monique Proulx, publié aux Éditions Boréal fin avril. Les deux autres choix étaient Gabriel est parti de Julien Roy et Jeanne chez les autres de Marie Larocque.

Pour savoir ce que nous avons pensé de la lecture d’avril, cliquez ici. Écrivez-nous dans les commentaires ce que vous en avez pensé!

Voici une description de l’oeuvre

Qu’ont en commun l’hassid de la rue Durocher se pressant vers la synagogue, l’artiste qui donne une performance dans son atelier du quartier des spectacles et la foule au centre Bell galvanisée par un but des Canadiens ? Ils ont Montréal. Ils ont la ferveur, l’appel au dépassement, la quête de transcendance enfouie dans le sol montréalais. Selon Monique Proulx, un gisement mystique se cache sous les pieds des Montréalais, les contaminant et les embrasant, et c’est là leur plus grande richesse – bien davantage que le gaz de schiste.

Vingt ans après son recueil de nouvelles Les Aurores montréales, Monique Proulx donne ici le grand roman de la métropole. Remontant aux origines mêmes de la ville, elle décrit le rêve insensé qui lui a donné naissance. Elle montre comment la vision incroyablement audacieuse des fondateurs perdure dans le concentré d’humanité que Montréal est devenue aujourd’hui.

Il y a d’abord Laurel, l’insatiable chercheur de Vérité, qui nous guide à travers ce roman d’aventures multiples et d’êtres intenses. Sous son stéthoscope, il y a son père Thomas, scénariste de renom à la dévastation bien camouflée, sa jeune tante Gaby, qui enseigne le français aux immigrants, sa grand-mère Françoise Bouchard, la matriarche de cette lignée de « pure-laine » venue de France pour se joindre à la Folle Entreprise, qui même morte continue de se manifester. Il y a bientôt Maya, l’ex-petite amie de Laurel, trop belle pour être fidèle, qui fréquente des artistes exaltés et vit dans un appartement hanté. Il y a Guillaume, prêtre sulpicien comme l’étaient les premiers prêtres de la colonie, qui se spécialise dans les exorcismes et avec qui on prend rendez-vous par téléphone cellulaire. Il y a l’Afghan Zahir Ramish, qui s’est réfugié dans l’église du prêtre sulpicien pour y mener une grève de la faim. Il y a Virginie Hébert, amie de Guillaume et néanmoins révoltée contre l’Église passéiste qu’elle sert depuis trente ans. Il y a Markus, le jeune juif qui a fui sa communauté, il y a sa mère qui le cherche dans Montréal, il y a Laila, la jeune musulmane apparemment menacée, et son père apparemment menaçant, qui se révèle un soufi empreint de douceur, il y a un Inuk itinérant, un Mohawk chaman… plein de visages de l’absolu parfois sous forme de désolation.

À travers cette fascinante galerie de personnages, qui rassemble également pionniers, évêques, commerçants, artistes, gens venus de tous les horizons, la romancière fait résonner la cacophonie de la grande ville sous laquelle bat encore le cœur brûlant de Jeanne Mance.

Ce roman propose une étonnante réflexion sur les liens qui nous unissent aux origines. Il est surtout l’illustration éblouissante du talent d’une grande conteuse au sommet de son art. 

Pour en savoir un peu plus sur l’auteure : 

Née à Québec, Monique Proulx a obtenu un baccalauréat en littérature et en théâtre de l’Université Laval. D’abord animatrice de théâtre, puis professeur de français et agente d’information au siège social de l’Université du Québec à Montréal, elle est aujourd’hui connue comme romancière, nouvelliste et scénariste.

En dehors de la production romanesque qu’on lui connaît, on lui doit aussi de très nombreuses nouvelles, parues dans différents recueils, plusieurs dramatiques de soixante minutes diffusées à l’antenne de Radio-Canada dont certaines dans le cadre de l’émission télévisée «Les Beaux Dimanches» (Un aller simple et Les Gens de la ville). Elle a également écrit deux pièces de théâtre, Mesdames et messieurs, l’hymne national et Vie et mort des souris vertes, toutes deux mises en scène au Théâtre La Bordée à Québec.

Elle a par ailleurs écrit plusieurs scénarios, dont celui de son propre roman Le Sexe des étoiles qui, porté à l’écran par la réalisatrice Paule Baillargeon, a remporté le Prix du meilleur film Canadien au Festival des films du monde de Montréal, le Prix du public au 3e Festival du cinéma québécois de Blois (France), le Prix de la critique et le Grand Prix du Festival de Marseille, le Grand Prix du public au Festival de Vancouver et le Prix du meilleur scénario au Festival international de Chicago.

Cette même année, 1994, Le Sexe des étoiles était mis en nomination pour les Oscars dans la catégorie meilleur film de langue étrangère et était en lice aux Golden Globe Awards pour représenter le
Canada.

Elle est notamment l’auteur de Homme invisible à la fenêtre qui a inspiré le film Souvenirs intimes, réalisé en 1999 par Jean Beaudin.

Description de l’oeuvre et bio de l’auteure : source Le site des éditions Boréal

Bonne lecture à tous!

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Pour participer au défi, inscrivez-vous au groupe Facebook.

Nous avons lu :

En janvier, La déesse des mouches à feu

En février, Javotte

En mars, La tempête

En avril, Blues nègres dans une chambre rose

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