Year: 2019

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Plus de bonheur, moins du reste : rendre sa vie plus douce grâce au minimalisme sacré

« Le minimalisme sacré veut vous aider à mieux vivre, à être plus heureux, à amener plus de ce qui est sacré à vos yeux dans votre vie. »  p.7 Voilà une belle façon de résumer ce qu’est le minimalisme sacré, terme qui peut rendre certaines personnes confuses ou les mettre sur leurs gardes, alors qu’il n’a rien de bien compliqué. Il s’agit simplement de mettre au centre de notre vie ce qui a de l’importance à nos yeux et d’en faire une célébration. Et cette démarche commence par une réflexion. C’est ce dont nous parle Josée-Anne Sarazin-Côté, l’autrice du livre Plus de bonheur, moins du reste.   Réfléchir pour mieux choisir Josée-Anne (pour ceux et celles qui ne la connaissent pas, suivez le lien ici vers son site web et ici pour son compte Instagram) avait tout pour être heureuse (maison, travail, amoureux) et, pourtant, elle ne l’était pas. Alors grande consommatrice et workaholique, elle rapporte dans cet ouvrage la réflexion qu’elle a entamée pour découvrir ce qui l’empêchait d’atteindre le bonheur. Josée-Anne propose …

Le profil du papillon lune (partie 1), par Kim Renaud-Venne

Elle frottait depuis vingt minutes, si bien qu’elle s’arracha le bout de l’ongle en poussant un cri rageur. C’était l’index, le travailleur. On pouvait bien lui détruire les mains si c’était pour lui laisser la pensée libre ne serait-ce que pour quelques heures, voire quelques minutes. Elle prit les grands moyens et sortit l’éponge en laine d’acier. Antiadhésive, mon œil. Robyne se râpa le creux des mains, ravivant à regret son eczéma. Un couteau, il fallait un couteau avec des dents, le genre d’ustensile qui s’enfonçait immanquablement dans une de ses phalanges lorsqu’elle coupait du pain le matin, la tête encore engourdie par le sommeil. Entre deux soupirs exagérés, Robyne alimenta une fois de plus ses réflexions sur le non-sens de son existence. Déloger la crasse, racler la cendre. Ses yeux commencèrent à se troubler quand elle se mit à frictionner vigoureusement, en invitant tout le poids de son torse, pour qu’enfin la souillure diabolique renonce. Pulvériser ce qui reste de solide afin que l’étincelant remplace la saleté. « Demain, ce sera à refaire », …

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Une fileuse au FIL (partie 3) – À la hauteur de Grand Central Station je me suis assise et j’ai pleuré

cf«FIL» est l’acronyme du Festival international de littérature, événement d’envergure qui s’est déroulé cette année à Montréal du 20 au 29 septembre. Avec la mission de partager et de faire vivre la littérature, le FIL présente une série de soirées multidisciplinaires où elle est mise en scène, en musique et en images.  Lundi le 23 septembre, à la Cinquième Salle de la Place des arts, Magalie Lépine-Blondeau se glisse dans la peau de l’autrice ontarienne Elizabeth Smart pour nous faire découvrir À la hauteur de Grand Central Station je me suis assise et j’ai pleuré, une œuvre publiée en 1945 et traduite dans les années 1990, au Québec, par Hélène Filion. La mise en lecture du texte, dans le cadre du FIL, est de Justin Laramée. Sur scène, la comédienne est accompagnée du pianiste Laurier Rajotte, et les deux interprètes prennent place dans un décor sobre uniquement composé d’un piano à queue et d’une dizaine de lutrins éparpillés dans l’espace. Dès son entrée sur scène, Magalie Lépine-Blondeau s’élance sans attendre dans le récit passionné que fait …

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Une fileuse au FIL (partie 2) – Rien d’autre que cette félicité

«FIL» est l’acronyme du Festival international de littérature, événement d’envergure qui s’est déroulé cette année à Montréal du 20 au 29 septembre. Avec la mission de partager et de faire vivre la littérature, le FIL présente une série de soirées multidisciplinaires où elle est mise en scène, en musique et en images.  Samedi le 21 septembre au soir, je m’installe dans la salle du Théâtre Outremont. Sur la scène encore vide se déploie un décor convivial qui rappelle un bureau de travail chargé par la paperasse. Sur les deux tables traînent des carnets de note, et des boîtes jonchent le sol. Je suis curieuse et j’ai hâte que la représentation commence. J’adore l’autrice Nancy Huston et je suis venue assister à la mise en lecture de son texte Rien d’autre que cette félicité, dirigée par Jennifer Alleyn, avec la comédienne Pascale Bussières. Dès son entrée sur scène, la comédienne s’installe au bureau et prend les traits d’une mère qui écrit une lettre à sa fille Lily. Elle la recommence plusieurs fois, ne sachant pas quel …

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Une fileuse au FIL (partie 1) – Nelly et Sylvia

«FIL» est l’acronyme du Festival international de littérature, événement d’envergure qui s’est déroulé cette année à Montréal du 20 au 29 septembre. Avec la mission de partager et de faire vivre la littérature, le FIL présente une série de soirées multidisciplinaires où elle est mise en scène, en musique et en images.  Il y avait de la frénésie dans la Cinquième Salle de la Place des Arts, le 20 septembre au soir. Nous allions assister à la rencontre imaginaire de deux autrices marquantes de la littérature, Nelly Arcan et Sylvia Plath; deux voix à la parenté évidente et au même destin tragique, séparées dans le temps par un peu moins de cinquante ans. Dans une mise en lecture d’Alexia Bürger et avec la participation des comédiennes Evelyne Brochu et Alice Pascual, la soirée s’annonçait tout à fait stupéfiante. Les lumières s’éteignent et aussitôt, les comédiennes émergent du public pour entrer en scène. Les œuvres respectives des deux femmes de lettres, présentées comme un collage, se font écho, se répondent et s’enchevêtrent. Leur ton est tranchant, …

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Défis littéraires: le Pumpkin Autumn Challenge

J’adore l’automne. J’aime les feuilles des arbres qui changent de couleur, la luminosité plus douce, le retour des températures plus fraîches, le vent, la pluie, le thé à la châtaigne, les pulls jaune moutarde, les écharpes, les couvartes sur les pieds, et les lectures frissonnantes. Alors, autant vous dire qu’avec un nom comme ça, le Pumpkin Autumn Challenge (PAC) était fait pour moi! Mais qu’est-ce que c’est que ça? Organisé par la booktubeuse Guimause depuis 2017, le PAC est un défi littéraire qui consiste à lire des ouvrages en lien avec l’automne du 1er septembre au 30 novembre. Pour ce faire, Guimause nous a concocté cette année quatre menus, chacun contenant trois ou quatre sous-catégories. Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur le fonctionnement des menus et découvrir les différentes sous-catégories, je vous invite à aller écouter la vidéo de présentation du défi. De mon côté, j’ai choisi l’option «Un appétit de Goule», donc en gros, je vais lire un livre par sous-catégorie, soit 13 ouvrages (voire un peu plus parce que parfois …

Cette maison : Un roman de maison hantée subversif

Je l’avoue : on dit toujours de ne pas choisir un livre pour sa couverture, mais c’est totalement ce que j’ai fait avec ce roman de David Mitchell. Au départ, j’ai été un tout petit peu déçue : je n’avais pas réalisé que je m’embarquais dans un roman traduit. Habituellement, j’aime bien lire les romans dans leur langue originale… Et puis, la déception est partie comme un coup de vent dans Slade Halley. Je suis tombée dans le piège, et je dois dire que le roman ne m’a pas fait long feu! La quatrième de couverture de Cette maison décrit le livre comme une « histoire de maison hantée nouveau genre où pastiche, humour et terreur se mélangent », et je crois qu’on peut difficilement mieux décrire ce genre parfaitement unique. « Je me représente les fœtus que Jonah et moi avons été, nous partageant l’utérus de Nellie Grayer, il y a cent seize ans; et à nos corps natals, qui se partagent la lacune depuis huit décennies. « Lui » est le nom d’un étranger; un …

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La maison des secrets

D’abord, mettons-nous tout de suite d’accord : si vous passez une nuit blanche à lire ce livre, je n’en serai aucunement responsable! Car, oui, Rang de la croix, de Katia Gagnon, fait partie de ces romans qu’il est impossible de lâcher une fois qu’on les a commencés, et qu’il est aussi difficile de décrire sans trop en dire… Au centre, une maison Au bout du rang de la Croix se dresse une sombre demeure érigée en 1934, une des plus anciennes du Témiscouata. Imposante, elle domine le paysage. Entre ses murs, de nombreux occupants se sont succédé au fil du temps, leur passage dans la maison bouleversant à jamais leur existence. La figure de la maison est une source infinie d’inspiration dans la littérature, et l’autrice joue ici avec force sur le mystère du lieu. À rebours, Katia Gagnon nous entraîne d’une main de maître dans les recoins de cette demeure, à la rencontre de ceux, et surtout de celles, qui l’ont habitée de générations en générations, poursuivis par leurs secrets et leurs cauchemars. 1994. Pierre, …

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Au hasard des lectures : La pomme de Justine, et L’albatros et la mésange

Mon premier m’a fait de l’œil dans une librairie d’occasion. Il s’agissait d’un titre de la collection Titan + que je n’avais toujours pas lu, publié en 2013 : La pomme de Justine de Valérie Harvey. Je l’ai amené pour le lire en vacances. Mon deuxième est le petit dernier d’une autrice que je lis depuis mon enfance, qui m’attendait dans ma boîte aux lettres à Montréal : L’albatros et la mésange de Dominique Demers. Mon tout est la coïncidence de deux lectures subséquentes qui se ressemblent, se parlent et se répondent, dans la forme comme dans les thèmes abordés. Elles seront le sujet de mon article et je les aborderai d’une même voix. La rencontre des opposés Au début de La pomme de Justine, on rencontre cette jeune fille de 18 ans qui travaille pour l’été comme guide touristique dans un parc naturel. Pleine de vie et passionnée de plein air, elle sort toutefois d’une relation amoureuse difficile et tente de prendre la vie comme elle vient. Il y a aussi Alexandre, un jeune professeur de …