Auteur : Marie-Lou Beaudin

Le fil rouge Le fil rouge lit Littérature Québecoise Catherine Leroux Alto Mur Mitoyen

Ton histoire est aussi la mienne – Le Mur mitoyen de Catherine Leroux –

J’avais besoin de lire quelque chose qui me plairait sans détour et qui me rassurerait; un livre qui me prendrait longuement dans ses bras. La dernière fois que j’avais vécu cela, c’était avec le premier ouvrage de Catherine Leroux, La marche en forêt. J’ai donc amorcé avec beaucoup d’espoir la lecture de son deuxième roman, Le mur mitoyen.

Montréal sur papier: la ville expliquée par 24 créateurs

Les Carnets de Montréal ajoutent une autre dimension à la ville. Je comparerais cela à une expérience de réalité augmentée, mais à la place de chercher des Pokémon à travers les rues, les parcs et les bâtiments, la lecture du livre nous permet plutôt « d’attraper » les trésors culturels et historiques de la métropole. On marche même côte à côte avec des créateurs montréalais pour découvrir leurs repères, leurs sources d’inspiration et leur regard sur la ville. Pas besoin de téléphone intelligent pour vivre l’expérience: un esprit curieux suffit. J’ai assisté au lancement du livre, le 20 octobre dernier, qui avait lieu dans la magnifique verrière du pavillon Jean-Noël Desmarais du Musée des Beaux-Arts de Montréal. J’ai eu la chance d’y rencontrer l’éditrice, Julia Duchastel, des éditions du Passage, et l’auteure  Catherine Pont-Humbert. Cette dernière, d’origine française, est tombée amoureuse de Montréal lorsqu’elle est venue y étudier la littérature, dans les années 1980. Cette journaliste a, depuis sa première visite, entretenu un rapport étroit avec la métropole et ses artistes. « Je la connais bien, comme on connait …

S’approprier ce qui nous appartient déjà

En tant que biologiste, je croyais que la seule façon de sensibiliser les gens à l’importance de protéger la nature, c’était d’énumérer les faits scientifiquement prouvés : « Un nombre X d’espèces est disparu dans le golfe du Saint-Laurent depuis cette année-là. » Ou encore « Après un déversement, un nombre Y de Québécois pourrait ne plus avoir accès à l’eau potable. » Le recueil J’écris fleuve m’a prouvé qu’on pouvait faire autrement : faire ressurgir nos sentiments pour la nature grâce à la beauté des mots et à la force de la littérature. Trente-cinq textes sur le même thème, mais sous des angles complètement différents. Certains abordent des souvenirs d’enfance sur les rives du fleuve, les châteaux de sable, les pique-niques et la première sortie de pêche père-fils. D’autres traitent de l’importance du Saint-Laurent dans leur processus d’écriture et leur vie d’auteur. Certains dénoncent ce qu’on lui fait subir avec ironie et insolence. On fait souvent référence à son histoire, à ses explorateurs et à ses appellations, mais on est loin du manuel scolaire. On a …