All posts tagged: Amour

Marc Levy, je t’aime !

Ok, je m’assume haut et fort aujourd’hui, Marc Levy,  je l’aime d’amour! Dans la vie, je vais être honnête avec vous, je suis une fille assez quétaine et un peu romantique sur les bords, je l’avoue. J’aime (vraiment) écouter des films d’amour (dont on connait la fin exactement 4 min après le début avec des «Happy ends»), mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est lire des romans d’amour de temps en temps! Particulièrement ceux de Marc Levy! Et ça tombe bien, parce que c’est ce que Levy fait de mieux.   On va se le dire, Marc réussit parfaitement à venir chercher notre petite corde sensible à tous (toutes, particulièrement!) et nous permet de rêver que l’homme idéal existe et que la relation parfaite aussi. Tous ses romans parlent d’amour, que ce soit dans un couple, entre amis, en famille ou même d’un lieu. À travers ses romans, j’ai voyagé, j’ai ri, j’ai pleuré, mais j’ai surtout rêvé.  Oui, rêvé que ce que Levy nous raconte soit vrai et que la vie c’était comme ça que ça se passait. Que le …

La fiction et les amitiés éternelles

C’était un après-midi de congé comme un autre. Je devais avoir 14 ou 15 ans et j’étais occupée à je ne sais trop quoi, lorsque le téléphone avait sonné. Au bout du fil, l’une de mes meilleures amies, en pleurs, peinait à prononcer le moindre mot. Inquiète, je l’avais encouragée à me parler, à prendre de grandes inspirations… et elle avait fini par bredouiller quelque chose qui ressemblait à : «Ils sont morts! » Là, je ne vous dis pas à quel point mon estomac avait été chaviré, l’angoisse se répandant d’un seul coup à travers mon corps. Ils étaient morts? Qui? Ses parents? Nos amis? QUI? Je lui avais répété ce seul mot en guise de question, frénétiquement, tendue dans l’attente d’une réponse. Après quelques sanglots bruyants, elle avait gémi : «Nick pis Anne!» L’information s’était frayée un chemin dans ma tête… mais il ne s’était rien passé. Rien. Nick? Anne? C’est qui, ça? Perplexe, soudainement plus confuse qu’angoissée, je lui avais posé la question. Encore un moment de silence entrecoupé de sanglots. Puis, …

«Blues nègre dans une chambre rose» de Jennifer Tremblay vu par l’équipe du fil rouge

Ce que j’en ai pensé : La lecture du mois d’avril Blues nègre dans une chambre rose de Jennifer Tremblay est sans doute la plus tendre depuis le début du défi du défi littéraire. Loin des clichés des histoires d’amour traditionnelles, nous avons affaire à une passion dévorante, celle de Fanny et de Bobo. J’ai été agréablement charmée par le récit, mais surtout par la plume de Jennifer Tremblay. Elle a su, avec douceur et délicatesse, nommer les émois vécus par Fanny. Les émotions ressenties par cette amoureuse étaient parfaitement justes et senties. Bobo étant un musicien très connu et demandé qui fait le tour du monde et surtout, un homme marié, Fanny n’a droit qu’à des parcelles de cet amour et c’est cela qui devient rapidement un problème. Elle s’accroche à un idéal impossible et se fait du mal en tentant de retrouver cette passion avec Bobo dans les bras d’autres que lui. Or, c’est réellement une passion, comme peu connaîtront, qui envahit le personnage de Fanny. Il faut comprendre sa dépendance, son obsession pour …

La crise nocturne

Tous les deux à chacune des extrémités du lit. L’un face au mur, l’autre face au néant. La guerre des sexes avant le sommeil est chose commune chez l’espèce humaine. Comme si nous pensions que le rêve allait nous faire oublier ce moment désagréable que l’on appelle le réel. La femme, elle, ne s’endort pas. Les deux camps savent que c’est un peu leur faute. Les excuses restent coincées dans les bâillements timides qui se forment au fond des gorges sèches. La colère goûte le désert. Puis, il y a l’orgueil. Grande passagère de nos voyages nocturnes avec turbulence. L’apogée du silence arrive à son aboutissement. Un corps nu recroquevillé sur lui-même n’est pas beau dans sa solitude. Accompagné de cette fierté vagabonde, il est exécrable. La femme, elle, réfléchit. Son partenaire ne bronche pas. Elle, plus vulnérable, mais plus boudeuse, se retourne. Elle est maintenant devant l’immensité d’un dos qui s’impose comme l’obstacle. La femme, elle, se souvient. Elle se souvient ces dix jours où l’homme fut parti. Elle revit cette absence comme un …

Le célibat, ou «vivre sur une île déserte»

Durant mon adolescence, j’ai lu les huit livres de la série Le journal d’Aurélie Laflamme plus d’fois qu’le nombre de doigts que j’ai sur ma main gauche. J’connaissais plein d’passages par cœur (surtout dans le premier tome, que j’avais étudié de A à Z parce que j’voulais FULL être choisie pour jouer Aurélie au cinéma, sachant quand même que j’allais pas être prise en raison de ma taille de nain d’jardin et de mon manque de talent en acting). Dans l’fond, le seul point commun qu’j’avais avec Aurélie Laflamme, ç’tait que j’étais un peu extraterrestre à mes heures. Des fois beaucoup, même. J’pense que c’est pour ça qu’j’ai aimé lire les huit romans à ç’point-là. J’arrivais vraiment à m’identifier à Aurélie (mais pas physiquement, vous aurez compris). India est bonne pour créer des personnages comme ça. Des personnages comme moi. Comme vous. Comme un peu tout l’monde. Mon bout préféré d’la série (après le french de Nicolas, quoique… Tommy…), ç’tait celui des post-it. J’avais même fait l’coup à ma mère, qui l’avait pas trouvé si …

Chroniques d’une anxieuse: un amour d’anxieux

Cet été, quand je t’ai avoué que j’étais anxieuse, j’ai eu peur que tu partes en courant. Mais tu m’as seulement regardée, l’air un peu surpris, en me disant : «moi aussi». C’était la première fois que je rencontrais un gars comme toi. J’avais l’impression que tu me comprenais vraiment. Et j’ai su, à ce moment-là, que je souhaitais que tu fasses partie de ma vie. Tu étais un anxieux comme moi. Tu te questionnais sans cesse, tu angoissais parce que le bar où tu voulais m’offrir un verre était fermé et tu voulais que tout soit parfait. Et ça me faisait rire parce que j’avais l’impression de me voir agir. Comme si, à mes côtés, se trouvait une espèce de version masculine de moi-même. Durant nos premières dates, on restait souvent en silence, côte à côte. Moi je me disais dans ma tête : «allez dis quelque chose, vite! N’importe quoi!», mais, pour être honnête avec toi, j’avais juste envie de t’embrasser comme une adolescente de quatorze ans. Et je voyais bien que, toi aussi dans …

Dans ma bibliothèque : des romans qui relatent l’Amour

Pour le mois de février, puisque c’est le mois des amoureux, je vous suggère 5 romans qui relatent l’amour. #01 PARCE QUE JE T’AIME – GUILLAUME MUSSO «Car c’est l’amour qui tisse les liens familiaux, pas le sang.» G. Musso Je vous l’avoue, je ne suis pas une grande admiratrice de Guillaume Musso (ou encore de Marc Levy), mais ce petit roman m’a beaucoup plu. Il me plaît car nous retrouvons une intrigue et un mystère que je tente de comprendre. Ce n’est pas seulement l’histoire d’un homme et d’une femme, mais celle de deux parents qui ont perdu leur fille de cinq ans. Suite à cet événement, le père désespère et sombre dans la dépression. Il deviendra même un sans-abri. Tout changera lors de la réapparition de sa fille. Même lieu. Même âge. Comment est-ce possible ? Pourront-ils recommencer à zéro? Que s’est-il passé pendant toutes ces années? Où était-elle ? La vraie raison de la présence de ce roman dans cette liste, se retrouve à la fin. Parce qu’il est rare qu’une fin …

S’aimer de façon démodée

Aujourd’hui, ça fait trois ans et demi que je suis en couple avec le garçon le plus imparfaitement parfait à mes yeux. Ne vous inquiétez pas, cet article ne sera pas un hymne quétaine à ma vie amoureuse, simplement une constatation de ce que c’est de s’aimer aujourd’hui, en 2015. Même si certaines de mes amies m’ont souvent dit qu’on avait l’air parfait, mon copain et moi, je sais bien que non. Je ne me prétends pas une experte des relations de couple, encore moins une amoureuse aveuglée par la réalité de la vie. Ce que je sais, par contre, c’est que j’ai fait le choix de l’aimer, pas inconditionnellement, mais dans toutes nos imperfections. Je dis pas inconditionnellement, car le jour où on ne s’apportera mutuellement plus rien, ça ne vaudra pas la peine de se forcer à s’aimer. Mais j’accepte de jour en jour qu’on est différents et j’essaie de puiser dans cette différence. Je suis plus émotive et lui plus rationnel, je tente donc de trouver un équilibre dans sa rationalité au …