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Un reste de sourire en coin : L’histoire de mes dents

« Voici l’histoire de mes dents et mon traité sur les objets de collection et la valeur changeante des choses. » C’est la phrase qui coiffe le deuxième paragraphe de L’histoire de mes dents, écrit par Valeria Luiselli. Il s’agit d’un roman épisodique qui s’émiette en petits bouts d’inventé, dans un Mexique de grandes villes mais de quartiers oubliés. Le narrateur, Gustavo « Grandroute » Sanchez, se présente comme le meilleur commissaire-priseur du monde : après une carrière somme toute honorable dans une usine de jus de fruits, il a découvert les joies de la vente aux enchères et n’a plus jamais rien fait d’autre. Plus qu’un métier, c’est pour lui une façon de voir le monde et de donner un sens aux choses qui l’emplissent. Une manière, surtout, de fabriquer des histoires là où il en manque : Mais moi, j’allais réformer l’art de la vente aux enchères. Avec ma nouvelle méthode, j’allais enterrer le mot héraut dans le passé lointain de ma profession. Je n’étais pas qu’un modeste vendeur d’objets mais d’abord et avant tout un amoureux et …

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Les fileuses conseillent des lectures québécoises pour le mois de décembre du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Comme vous l’avez sûrement constaté, les fileuses adorent la littérature québécoise. C’est pour cela que vous pouvez découvrir près de 250 articles sur la littérature québécoise! À la suite, du défi #jelisunlivrequebecoisparmois, je lis de plus en plus de livres québécois. Je peux maintenant dire que j’ai mes maisons d’éditions chouchous. C’est une littérature variée et remplie de richesse. Pour le mois de décembre, les fileuses vous conseillent : Je vous conseille Toutes celles que j’étais d’Abla Farhoud, parce que cette auteure reste encore pour moi un coup de coeur. Anne-Mary Shink vous conseille du Kim Thuy! : Toujours! Marion Gingras conseille Les désordres amoureux de Marie Demers! Marianne C. Cossette conseille Si ce n’est pas déjà lu : Le Poids de la Neige, Christian Guay-Poliquin! Kym Rousseau conseille Calamine de Mélanie Jannard Martine conseille Moi aussi je voulais l’emporter de Julie Delporte. Nathalie Sk conseille Ce qui restera, de Catherine Mavrikakis Karine Ruest-p conseille Manikanetish, Noami Fontaine Audrey Desrosiers conseille Baie déception. Julie Hétu. Alors, quelle sera votre lecture ?

Ode à ces livres qui prennent la poussière

C’est en cherchant un sujet pour mon prochain article – je n’avais pas fini le livre sur lequel je voulais écrire- que je me suis penchée sur tous ces livres non-lus dans ma bibliothèque. Peut-être que, si je leur avais accordé plus de temps, que j’en avais lu quelques uns de plus, je ne serais pas éperdument à la recherche d’un sujet d’article, dernière minute, pour prendre la place de ce livre qui ne m’allume pas. Je me suis mise à réfléchir à tous ces livres qui prennent la poussière dans mes étagères, qui prendront de l’âge avant même que j’aie le temps de les ouvrir, à quoi bon les conserver? Vais-je vraiment les lire un jour? Pourraient-ils trouver une meilleure maison chez d’autres lecteurs.trices?  Est-ce simplement une question d’esthétique? Pour donner l’impression d’en avoir plus? Laissez-moi vous dire que j’avais du temps devant moi pour me mettre à sur-analyser tout ça.  C’est aussi  parce que j’aime bien réfléchir au livre en tant qu’objet et à son importance et sa présence matérielle que je me suis arrêtée à ces questions. Ce …

Ce qu’on a lu comme essai pendant le mois de novembre #Jelisunlivrequébécoisparmois

Je lis rarement des essais. Le défi de novembre était donc parfait pour me donner l’occasion d’en lire. C’est justement ce que j’apprécie le plus du défi #jelisunlivrequebecoisparmois, découvrir et sortir de ma zone de confort. J’espère que vous en avez fait de même cette année ! Ce que les fileuses ont lu : Je devais livre Tenir tête de Gabriel Nadeau-Dubois, lequel dort dans ma bibliothèque depuis bien longtemps, mais l’envie n’y était plus. C’est alors que je suis tombée sur Sorcières, sages-femmes et infirmières : une histoire des femmes et de la médecine des éditions Remue-ménage. Lui aussi ça faisait quelques temps que je l’avais dans ma bibliothèque. L’envie d’en découvrir plus sur l’histoire des femmes (et des sorcières) m’était beaucoup plus intéressante. Je peux vous dire que ce fut une courte lecture sur l’histoire des femmes dans le monde occidental. Ce fut très enrichissant comme lecture, c’est un livre très court et j’en aurais pris encore. Je serais curieuse de voir la perception au niveau de l’orient. À poursuivre … La lecture …

La milléclat dorée : une histoire de persévérance

Je suis une grande amoureuse du travail et des choix  des Éditions de La Pastèque : je crois n’avoir jamais été déçue de mes lectures. J’ai cru remarquer que La Pastèque rejoint de plus en plus un public plus jeune et cela m’enchante énormément puisque je travaille dans les écoles primaires. Je me fais un vrai plaisir à me procurer leur dernière trouvaille. Plongé dans l’univers de La milléclat dorée, voilà que je fais la rencontre de Renard, qui est un grand amoureux de la nature, et tout particulièrement des plantes. Tout comme moi, il en fait la collection et son salon en est rempli. C’est lorsqu’il feuillette un vieux livre de botanique qu’il découvre une page sans image de plante. Le mystère commence : il faut qu’il découvre où se trouve la milléclat dorée, une plante très rare qui ne pousse que dans les montagnes. Renard doit absolument la trouver et l’ajouter à sa collection! Comme tout bon aventurier, il prépare son kit de survie : une carte, un casse-croûte, un imperméable jaune, etc. …

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La nostalgie de mes années de primaire passées à lire

Quand j’étais jeune, ma mère nous amenait, ma sœur et moi, à la bibliothèque une fois aux deux ou trois semaines. Après le souper, on décrochait les listes du babillard de la cuisine, on vérifiait qu’on n’avait oublié aucun livre caché sous notre oreiller ou perdu dans notre bordel de chambre, on remplissait de grands sacs nos acquisitions rendues à échéance, puis on embarquait toutes dans la voiture. C’était un immense bonheur pour moi de m’y rendre. Il y avait quelque chose d’extraordinaire dans le potentiel offert par la soirée, par tout ce que je savais que j’allais rapporter à la maison de beau et de nouveau. Ma passion pour la lecture n’était pas jeune : je dévorais les livres depuis ma petite enfance. Mais pendant les années de mon primaire, une sortie à la bibliothèque signifiait pour moi le plaisir, l’excitation, le savoir, la liberté. Et arrivée là-bas, j’accrochais mon manteau dans le mini vestiaire à l’entrée et je m’élançais – littéralement– dans la bibliothèque. Le sentiment qui m’habitait, et dont je me souviens …

Club de lecture : Animitas

Mardi 14 novembre, Ça y est, c’est le moment de l’année où on commence les séances alors que le soleil est déjà couché. C’est dans la salle L’annexe du café Perko qu’on se rassemble pour cette troisième séance. C’est toujours un plaisir de s’y retrouver  puisque nous avons l’espace entièrement pour nous. C’est plus intime et nous sommes sures de ne pas déranger les gens qui étudient à la table d’à côté. Notre lecture du mois : Animitas de Nicholas Dawson, roman qui nous a toutes captivées par sa couverture énigmatique et sa quatrième de couverture, dont nous reparlerons d’ailleurs pendant la séance. Après avoir commandé une bonne quantité de chocolat chaud et de chai latté, on se lance dans le corps du sujet : alors qu’en avez-vous pensé ?  Les jeux de narration La première chose de laquelle nous avons parlé, c’est la différence de ton entre la première et la seconde partie. Il y a sans aucun doute une plus grande distance au début. C’est beaucoup plus sobre, plus froid. Cela nous a toutes …

Club de lecture : Manikanetish

Samedi le 21 octobre. C’est au café Chez l’Éditeur, annexé aux Éditions Québec Amérique et aux Éditions Cardinal, qu’on se retrouve pour une deuxième rencontre, en ce beau samedi matin d’automne. Notre lecture du mois : Manikanetish de Naomi Fontaine. Une enseignante de français en poste sur une réserve indienne de la Côte-Nord raconte son univers, celui de ses élèves qui cherchent à se prendre en main. Autochtone, elle tentera tout pour les sauver du désespoir, même se lancer en théâtre avec eux. Dans ces voix, regards et paysages se détachent la lutte et l’espoir.   Alors, avez-vous aimé votre lecture? Tous et toutes s’entendent pour dire que oui; que c’était beau, doux et plein de vulnérabilité. Que les moments choisis par l’auteure sont ceux qui sont portés d’une certaine lumière, d’une belle humanité, d’une envie de partage. Par contre, certain.e.s trouvent aussi qu’il manque un peu de profondeur à l’œuvre. Que le roman aurait mérité quelques pages de plus pour être moins en surface. Nous sommes donc vraiment entre deux réactions, devant tout le beau, …

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Le parfum de Janis : Entrevue avec Corinne Larochelle

En juillet, le livre qui s’est retrouvé dans le coffret était Le parfum de Janis, publié en 2015 chez Le Cheval d’août. C’est un roman qui nous a touchées, une courte lecture dans laquelle on se plonge facilement. Un récit qui mélange souvenirs d’enfance, voyage au Portugal et réflexions. La plume de Larochelle est simple, poétique et se prête parfaitement aux divers thèmes de l’œuvre. Voici l’entrevue que nous avons réalisée avec Corinne Larochelle.   Le parfum de Janis a été publié en 2015; quel regard portez-vous maintenant vis-à-vis cette œuvre? Il y a un avant et un après. Le parfum de Janis est une œuvre importante dans mon parcours, une sorte de clé de voûte qui m’a donné une grande liberté et un sentiment d’apaisement. Depuis l’adolescence, je savais que j’aurais maille à partir avec mon histoire familiale et, en particulier, avec la relation mère-fille. J’avais abordé ce thème dans mon recueil de poésie Femme avec caméra où j’interrogeais, entre autres, la relation entre la photographe Diane Arbus et ses filles. Mais c’était de …

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Queues, nom féminin pluriel, définition populaire : membre viril –

Je ne suis pas très poésie. J’essaie vraiment fort, mais j’ai toujours un peu de difficulté à accrocher. Pourtant, dès que j’ai vu Queues, le recueil de Nicholas Giguère publié chez Hamac (maison d’édition que j’adore!), j’ai tout de suite eu envie de le lire. Il y a de ces titres qui vous accrochent, qui vous promettent satisfaction. La poésie contemporaine a cet avantage de me raconter l’humain dans sa bestialité, dans sa sexualité et sa violence refoulée, sans romantisme ni métaphores indécidables. Il s’agit d’une accumulation de textes publiés ça et là par l’auteur, rassemblés en une petite planchette et recousus bout à bout. Il n’y a pas de chapitres, ni de titres, ni même de temps d’arrêt, pour tout dire. Le rythme de lecture varie de rapide à excessivement précipité, il ne tombe jamais dans le lent. Queues se lit d’un bout à l’autre en une seule fois, en un seul souffle qui reste coincé dans la gorge jusqu’à la fin. entre le souper et la vaisselle j’imagine que je devrais me poser …