All posts tagged: En 2016 je lis un livre québécois par mois

Ce qu’on a lu comme essai cette année #Jelisunlivrequébécoisparmois

Louba Je ne suis pas mère, je n’ai aucune certitude que je le deviendrai un jour, aucune. N’empêche que j’ai le droit de m’exprimer sur le sujet et que j’ai relu, pour une deuxième fois, avec grand plaisir, non sans être traversée par plusieurs émotions et quelques frissons, Les tranchées de Fanny Britt (et invitées Madeleine Allard, Isabelle Arsenault (illustrations), Marie-Claude Beaucage, Alexia Bürger, Annie Desrochers, Alexie Morin, Geneviève Pettersen et Catherine Voyer-Léger). Cet essai est nécessaire. Du moins, il te dit que tu as le droit d’être toi, d’être encore un peu plus toi. << […] ai-je besoin de savoir avec précision qui je suis et ce que je revendique, pour avoir le droit de le revendiquer ? >> Je suis la fille d’une mère, la nièce de plusieurs mères, la tante d’une petite merveille, la belle-sœur d’une mère et je suis cette femme qui court plus souvent qu’autrement après l’amour, tsé le vrai, le grand, l’authentique, le fou, dans un espoir pas si sourd que ça de peut-être bien fonder une famille moi …

Nos suggestions de romans québécois publiés en 2016 #Jelisunlivrequébécoisparmois

Martine Le livre que j’ai envie de vous proposer pour ce dernier mois de l’année est Okanagan de Sara Lazarroni. Publié cet automne, ce troisième roman de la jeune auteure a su me toucher et me faire voyager dans l’Ouest Canadien. Sara Lazarroni est une auteure que j’aime beaucoup, l’année dernière lors du défi, j’avais eu la chance de la découvrir par son deuxième roman Veiller la braise. D’emblée, sa plume tendre, poétique et incroyablement maitrisée m’avait touchée. Or, ce qui me fascine le plus chez Lazarroni est sa façon bien à elle de parler d’amour et de notre génération. J’ai souvent l’impression de me retrouver dans ses mots, dans ses pensées. Okanagan raconte l’histoire de Léa, une jeune fille perdue et à la recherche d’elle-même qui quitte son quotidien pour partir avec ses amis à Okanagan, cueillir des cerises. Le coeur brisé, mais habité d’un désir plus grand de vivre, ce roman a été notre choix du mois d’octobre pour nos coffrets littéraires et je dois dire que je le recommande vraiment à tout le …

Nos suggestions d’essais pour le mois de novembre du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

En cet avant-dernier mois de l’année, nous lirons des essais! Voici ce qu’on vous propose de découvrir : Vanessa « Je conseille de lire comme essais : Le sel de la terre de Samuel Archibald et Je serai un territoire fier et tu déposeras tes meubles de Steve Gagnon. Deux livres qui présentent un portrait pertinent de notre société et qui permettent de se questionner sur la classe moyenne et la place de l’homme au 21e siècle. » Karine « Pour le mois de novembre, je voudrais lire le livre d’Alain Deneault, Une escroquerie légalisée. Cet ouvrage traite de la question des paradis fiscaux. Cela peut paraître technique et non attrayant de prime abord, mais je crois que nous devons nous faire un devoir de nous y intéresser. Depuis les révélations des Panama Papers, je suis plus sensible à cette question et j’ai bien le goût d’en apprendre davantage en lisant le livre d’Alain Deneault. » Clara « Le défi de ce mois-ci m’a rappelé que ça fait un moment que je n’ai pas lu d’essai. C’est une occasion de me …

Nos suggestions de lecture de pièces de théâtre pour septembre #Jelisunlivrequébécoisparmois

Pour septembre, on se lance dans un genre souvent négligé, le théâtre. Et pourtant, c’est un genre si vaste, plein de poésie et de beauté. Marjorie propose :  Je ne serai peut-être pas des plus originales, mais ce mois-ci, j’ai le goût de me replonger dans Incendies de Wajdi Mouawad. C’est une pièce que, comme plusieurs, j’ai lue au cégep et qui m’a profondément marquée. C’est captivant, étourdissant, triste et brut. Martine propose :  Je l’avoue, ce sera une relecture, mais que voulez-vous, c’était trop bon. Ce mois-ci, je relirai J’t’aime encore de Roxanne Bouchard. Ce texte m’a secouée, m’a émue et m’a fait du bien. Elle a su trouver les mots justes pour parler des relations amoureuses de plusieurs années. Ça donne envie d’aimer tout simplement, et ça, c’est beau. Marion propose : La pièce de théâtre Les grandes chaleurs de Michel Marc Bouchard : « Une folle comédie de l’amour et du mensonge », c’est comme ça qu’on présente cette pièce qui met en scène Gisèle, une quinquagénaire, veuve depuis peu, qui tombe amoureuse …

Ce qu’on a pensé de nos lectures d’août #jelisunlivrequébécoisparmois

Le mois dernier, pour le mois de la fête du livre québécois, j’ai lu Le Vertige des insectes de Maude Veilleux. Un livre d’atmosphère touchant qui nous emmène dans la tête d’une jeune fille qui se sent éprise d’une solitude et d’une tristesse trop grande pour elle. Mathilde vient de perdre sa grand-mère Rose, cette femme qu’elle a tant aimée et elle en est complètement renversée. Au même moment, sa copine Jeanne doit partir travailler au Yukon pour l’été, Mathilde fera donc face seule à ses démons et à sa douleur. J’ai beaucoup aimé l’écriture de Maude Veilleux, par sa façon de créer une ambiance et une atmosphère aux scènes les plus banales. Elle a su faire du personnage de Mathilde un être complexe, qu’on n’arrive pas toujours à comprendre ni à suivre dans ses idées, mais la forme narrative nous aide tout de même à saisir toute la puissance de son mal d’être. La distance qui se crée entre nous et le personnage accentue toute la profondeur de ses failles. Cette lecture m’a sans …

Nos suggestions de lecture « Bande dessinée » du défi Je lis un livre québécois par mois

Le premier roman graphique qui m’a fait tomber amoureuse est Fun Home d’Alison Bechdel. Quelle œuvre remarquable d’intelligence et de sensibilité! C’est ainsi que je me suis mise à davantage lire des romans graphiques et des bandes dessinées. Ma lecture de Les deuxièmes de Zviane est une des plus marquantes pour moi. Tout dans cette BD me plait : le dessin, l’amour, la musique. TOUT. Elle est parfaite et en fait une superbe suggestion de lecture pour ce mois-ci. J’ai décidé d’y aller avec une source presque sûre et de passer le mois de mai avec Zviane. Je lirai Ping-pong. Merci Marie-Hélène, ton article m’a convaincue. Ping-pong, « ça parle euh… des arts? C’est comme une espèce d’essai, y a vraiment vraiment beaucoup de texte ». C’est aussi un projet que Zviane a d’abord publié en ligne avant d’en faire un fanzine autoédité dont les 500 exemplaires se sont écoulés vraiment vraiment vite. Ce que vous tenez entre vos mains fébriles, c’est la version augmentée et, surtout, commentée de Ping-pong. Ça veut dire que c’est plus qu’un livre. C’est un espace commun …

Ce qu’on a pensé de nos lectures d’avril, « Première parution »

Le mois dernier, je vous disais avoir envie de lire un roman plein de lumière, un feel good book, comme on les appelle. Et bien, Les anecdotiers a répondu à mes attentes à plusieurs niveaux. Brièvement, l’histoire raconte la vie de François, un des créateurs du mouvement des Anecdotiers et aussi, sa passion avec la belle Corinne. La philosophie derrière le mouvement, l’envie d’ajouter une touche d’humour, d’innocence, de bonheur au quotidien me charme entièrement. Dans ce mouvement devenu planétaire, on fait face à des gens qui veulent tout simplement magnifier la vie et l’embellir, quoi de plus noble. On y fait la découverte de personnages qui veulent redonner du sens à leur existence et c’est par de petites anecdotes ou parfois des immenses que la vie devient plus belle. C’est d’ailleurs cette aura de positivisme et de volonté de contrôler sa vie dans le bonheur qui m’avait attirée vers ce roman, mais j’avoue que certains passages m’ont fait rouler des yeux. Non seulement on a l’impression que le roman va dans tous les sens parfois, mais on ne comprend pas toujours …

Nos suggestions de lecture « première parution »

En ce mois d’avril du défi, on vous propose de découvrir une nouvelle parution. Voici les suggestions de l’équipe. Pour ma part, je conseille Les Anecdotiers de Carl Bessette.  Ça fait plusieurs mois qu’il m’intrigue avec sa quatrième de couverture qui dit : « Pour le style, Fight Club rencontre Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, L’Homme sans qualité rencontre Ensemble, c’est tout; c’est-à-dire qu’on a ici affaire à une écriture où la pensée philosophique fait une trempette dans le bonheur et s’offre un soupçon de remontant. Dans une actualité morose que beaucoup qualifient de cynique, Les Anecdotiers se veut un feel good book qui dépiste les petits plaisirs de la vie, avec le souhait d’exposer le lecteur au bonheur et de répandre la joie. » C’est le printemps, j’ai envie de joie, de bonheur et de petits plaisirs de la vie et j’avoue que c’est relativement rare que je lise un feel good book, donc je suis curieuse. Carl Besette étant le cofondateur des Éditions de l’écrou, je suis persuadée de trouver dans ce roman une grande …

Nos suggestions de romans écrits par des femmes : défi littéraire Je lis un livre québécois par mois

En ce troisième mois de l’année, il allait de soi pour l’équipe du Fil rouge de consacrer le défi du mois à la littérature écrite par des femmes. Ça peut sembler anodin, mais c’est tout le contraire. Les femmes sont encore sous-représentées en littérature (et dans tant de domaines). Suffit de penser aux prix littéraires (Le fait qu’il n’avait aucune femme en nomination cette année lors du Festival Angoulême, par exemple), aux corpus enseignés et aux anthologies littéraires, les femmes sont constamment en minorité et la littérature dite classique est presque inclusivement masculine. Pour continuer la réflexion, je vous propose le texte de Catherine Dussault-Frenette Les classique et les femmes sur Littéraires après tout. D’autant plus que le 8 mars, la journée internationale des femmes, arrive sous peu, il était évident pour nous d’inciter les gens à lire des écrivaines. Et même si cela est d’un naturel évident pour nous, il en est malheureusement pas ainsi dans le monde littéraire. Mon choix s’arrête donc sur Le parfum de la tubéreuse d’Élise Turcotte, ça fait déjà …

Ce qu’on a pensé de nos lectures « Roman d’amour »

01Le mois dernier, dans le cadre du défi littéraire et du genre Roman d’amour, j’ai décidé de lire deux romans qui mettent en scène le deuil amoureux. Le premier qui a attiré mon regard depuis déjà quelques années est Les cascadeurs de l’amour n’ont pas droit au doublage de Martine Delvaux. Ce petit bouquin publié chez Héliotrope me fascinait bien entendu par le titre fortement inspirant et ludique. Or, rien n’est drôle dans ce court roman de Delvaux. On y suit une femme blessée par un amour qui lui a menti. Son amoureux, un Européen, s’est avéré une déception immense dans ses prises de décisions, d’opinions et dans sa façon constante de rabaisser celle qu’il dit aimer. La femme passionnée est attirée par cet amour plus grand que nature qui lui fait vivre les plus grandes émotions et tourments. Elle décide donc de quitter cet amour néfaste, et ce, malgré la douleur intense de se séparer de celui qui a été une promesse d’amour à ses yeux. Elle part toute seule à Rome, histoire de …