All posts tagged: Fiction

Harry Potter, Harry Potter and the Cursed Child, Sex and the City le film, le fil rouge, le fil rouge lit, lecture, littérature, bibliothérapie, lecture, série télé, télévision, Sex and the City, Carrie, désaccord, fiction, mondes fictionnels, attachement, personnages, auteurs, #lefilrouge, #lefilrougelit, #bibliothérapie

Être en désaccord avec la fiction

Il y a quelques semaines, je terminais avec délice le dernier épisode des six saisons de Sex and the City, genre huit ans dans les maritimes. Ouin, il était temps, certaines me diront. Constat :  je l’ai adorée. Préalablement, je m’étais pourtant demandée si je ne me lançais pas dans une de ces séries « de filles » dont le niveau de quétainerie atteignait des sommets astronomiques et qui, de surcroit, me taperait sur les nerfs. Et bien non. J’y ai trouvé peu de défauts ou de choses à redire, je l’ai trouvée amusante et convaincante et je me suis beaucoup attachée aux personnages. Une finale réussie À l’issue du dernier épisode, j’étais satisfaite. J’ai trouvé la finale tout à fait réussie. Genre « all was well » à la manière des derniers mots du septième livre de Harry Potter. Je trouvais que tout se terminait pour le mieux et dans la plus grande des logiques. Mr. Big était enfin capable de dire à Carrie qu’il l’aimait et décidait de se lancer avec elle dans une …

Ce qui dérange et bouleverse

Le pouvoir des livres est unique. Ils nous permettent de s’évader, de découvrir de nouveaux univers et de nous émouvoir devant autant d’imagination. Mais lorsque les livres prennent une plus grande ampleur et réussissent à se tailler une place dans nos vies personnelles, on se remet soi-même en question. Car lire nous permet avant tout de nous repositionner, de s’arrêter et se demander si nos envies, nos perversions et nos forces sont réelles. Certains livres changent notre perception de ce qui nous entoure de manière concrète. Ils allument en nous ce sentiment de sincérité face à notre propre confiance, mais surtout ils nous permettent de mieux comprendre notre entité, ce combat qui nous habite en tant que femme et avant tout en tant qu’être humain. 

C’est le cas du dernier objet littéraire de Maggie Nelson, Les argonautes (The Argonauts). Parue en 2015, cette œuvre à la fois mi-essai et mi-autofiction nous plonge dans diverses thématiques sans genre et sans nombre qui amènent une réflexion profonde sur l’art, la tendresse et la production sous toutes ses …

Come Closer Sara Gran

Come Closer : Un récit de possession pour dormir la lumière allumée jusqu’à l’Halloween

Les feuilles frissonnent, le soleil vire au cuivre et décline. Mine de rien, Samhain et ses spectres se rapprochent. Vous l’avez deviné, l’automne est ma saison préférée. Et je suis d’autant plus excitée cette année, du fait que je travaille sur un projet littéraire très halloweenesque (!). Pour me faire une tête et m’inspirer, je me gave de textes et de films d’horreur. Vos suggestions à ce chapitre seraient d’ailleurs très appréciées! C’est suivant la recommandation d’un ami que j’ai découvert Come Closer, mon premier Sara Gran, une auteure américaine résidant à New Orleans. Comme je ne lis que des ouvrages en version originale, je me suis procuré le roman en anglais, mais sachez que sa traduction française est aussi disponible (Viens plus près, Points, 2011). Depuis sa parution en 2003, Come Closer a connu un succès important, selon moi tout à fait mérité. Normalement, j’ai difficilement peur en lisant. Pas cette fois. Dans une petite ville américaine, Amanda mène une vie ordinaire avec son mari Ed. Ils sont les heureux propriétaires d’une vieille maison fraîchement …

Le nouveau Delphine de Vigan, D’après une histoire vraie

Le livre que j’attendais de la rentrée littéraire, c’était lui. D’après une histoire vraie, ce nouveau titre de l’auteure française Delphine de Vigan, est sortie le 2 septembre dernier et je me suis fait le plaisir de le lire un weekend, emmitouflée dans une confortable couverture. Je suis sortie du lit en fermant le livre, c’est pour dire à quel point l’histoire m’a obnubilée.  J’aime Delphine de Vigan d’amour, honnêtement. Rien ne s’oppose à la nuit a été une lecture charnière pour moi, je l’ai relue à trois reprises et j’ai même choisi de faire mon travail de fin de session sur lui, la session dernière. Je trouve que Delphine de Vigan a une écriture simplement vraie, elle nomme sans chichi les émotions et surtout, j’adore la réflexion qu’elle apporte sur l’autofiction, l’autobiographie et sur le processus créatif qui vient avec l’écriture. Dans D’après une histoire vraie, j’avoue que de Vigan a réussi à me surprendre, mais de manière positive. Elle joue entièrement avec la mise en abîme tout au long du roman, on se demande …

La fiction et les amitiés éternelles

C’était un après-midi de congé comme un autre. Je devais avoir 14 ou 15 ans et j’étais occupée à je ne sais trop quoi, lorsque le téléphone avait sonné. Au bout du fil, l’une de mes meilleures amies, en pleurs, peinait à prononcer le moindre mot. Inquiète, je l’avais encouragée à me parler, à prendre de grandes inspirations… et elle avait fini par bredouiller quelque chose qui ressemblait à : «Ils sont morts! » Là, je ne vous dis pas à quel point mon estomac avait été chaviré, l’angoisse se répandant d’un seul coup à travers mon corps. Ils étaient morts? Qui? Ses parents? Nos amis? QUI? Je lui avais répété ce seul mot en guise de question, frénétiquement, tendue dans l’attente d’une réponse. Après quelques sanglots bruyants, elle avait gémi : «Nick pis Anne!» L’information s’était frayée un chemin dans ma tête… mais il ne s’était rien passé. Rien. Nick? Anne? C’est qui, ça? Perplexe, soudainement plus confuse qu’angoissée, je lui avais posé la question. Encore un moment de silence entrecoupé de sanglots. Puis, …