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Le genre littéraire policier: le mal-aimé?

J’ai toujours affectionné le genre littéraire policier, et ce, depuis le jour où ma mère m’a acheté une boîte pleine de romans d’Agatha Christie à la bouquinerie de la Terrasse Dufferin alors que j’étais âgée de dix ans. En vieillissant, toutefois, je me suis rendu compte que mon genre littéraire «chouchou» était plutôt mal aimé, comme un sous-genre peu appréciable. Souvent, le genre policier est considéré comme de la paralittérature. Est-ce que ce genre littéraire a moins de sens esthétique pour l’exclure des œuvres faisant partie de la littérature?  Cela m’a parfois amené à être complexée d’aimer tant ce genre.

Et vous, avez-vous un genre littéraire dont vous êtes mal à l’aise de dévoiler votre passion pour celui-ci?

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L’intemporalité de La Servante écarlate

Il y a de ces livres qui traversent les années et qui laissent dans leur sillage une trace indélébile. Et malgré le passage du temps, les lecteurs et les lectrices se souviennent précieusement de ces histoires qui les ont fait réfléchir et qui les ont marqués d’une façon souvent très personnelle et subjective. Ces personnes, elles sont de tous âges et de tout temps. Elles ont lu les œuvres en question à une époque différente de leur vie, époque qui, sans le savoir, avait parfois elle-même un impact sur la réception. Je fais partie de ces privilégiés. D’une catégorie bien précise, en fait ; celle qui a lu sur le tard une œuvre dont l’essence est toujours encore autant d’actualité, voire davantage aujourd’hui qu’au moment de l’écriture. Une lecture toute fraîche La Servante écarlate de Margaret Atwood est l’exemple par excellence de ce que je tentais d’expliquer dans les lignes qui précèdent. Je vous passe le résumé du roman que vous pouvez d’ailleurs retrouver dans un autre article sur Le fil rouge, intitulé Un petit …

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Les réseaux sociaux et l’anxiété de performance en littérature

Il n’y a plus rien d’étonnant lorsque vient le temps d’aborder la question de l’anxiété de performance liée à l’avènement des réseaux sociaux . Depuis Facebook, Instagram et tutti quanti, l’expression «l’herbe est toujours plus verte chez le voisin» prend des proportions ridicules directement liées au nombre de gens auxquels nous sommes en mesure de nous comparer. Malheureusement, ces gens, pour la plupart des inconnus, sont maintenant des millions, et ce, à quelques clics seulement. L’uniformité stylistique qui s’étend à nos gardes-robes, à nos maisons ou à notre manière de cuisiner s’étend également à nos lectures. Combien de photos soigneusement mises en scène de livres peut-on trouver sur Instagram? Il n’y a pas de limites. C’est parfois inspirant, ça nous permet peut-être de trouver des idées pour nos prochaines lectures ou d’avoir plus facilement accès à des auteurs auto-publiés. Par contre, bien souvent, les mêmes titres à la mode reviennent sans cesse dans nos newsfeeds, créant une impression de répétition lassante. Depuis quelques années, j’ai l’impression que les gens s’efforcent d’avoir tous les mêmes goûts …

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La lecture de bandes dessinées est-elle moins valorisante que la lecture de romans?

Depuis quelque temps, j’entends un commentaire récurrent qui me titille les oreilles. Il prend la forme suivante : « Je ne lis que des bandes dessinées ces temps-ci, mais ça ne compte pas pour de la lecture. » Ce à quoi je rétorque : « Ah oui? Pourtant, la lecture c’est de la lecture, non? » Je ne comprends pas cette tendance à considérer la lecture de bandes dessinées comme moins valorisante, moins pertinente. Ce genre de propos me donne l’impression que les seules lectures qui valent la peine d’être mentionnées comme telles sont celles issues des grands classiques. Bref, j’entends : « Tu ne lis pas si tu ne lis pas du Proust, du Flaubert ou du Zola. » Évidemment, vous l’avez peut-être déjà compris, je suis totalement en désaccord avec cette façon de penser et je tiens à vous prouver en quoi la lecture de bandes dessinées compte à mes yeux comme de la lecture à part entière. Valoriser la diversité Je ne le dirai jamais assez, s’ouvrir à la diversité est le moyen le plus sûr pour devenir …

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L’Espèce fabulatrice : réflexions sur la place de la fiction

Chez Le fil rouge, on affectionne particulièrement Nancy Huston. On en parle souvent (comme ici) et on la cite beaucoup. C’est une autrice canadienne ouvertement féministe, qui a plusieurs œuvres à son actif. Peut-être que les titres L’Empreinte de l’ange (1998) et Le Club des miracles relatifs (2016) vous disent quelque chose. Elle a écrit une multitude d’essais, dont L’Espèce fabulatrice, qui traite de la grande place que prennent les fictions dans la vie humaine. Ce livre a été un coup de cœur immédiat. J’ai toujours apprécié l’univers et la façon de penser de cette autrice, et cet essai a tout confirmé. Dès les premières pages, j’ai surligné énormément de passages, car les réflexions résonnaient en moi. J’ai tout dévoré en moins de trois jours. Cela m’a ouvert les yeux sur la façon dont les sociétés sont construites, sur la façon dont tous les enfants du monde sont élevés, sur la place du langage et de la littérature. En résumé, sans nos fictions — les mythes, les religions, les fables, les histoires — l’espèce humaine …

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L’éloge de ma fragilité

tomber en amour marcher différemment l’odeur accentuée d’un carnet tout neuf y consigner une suite de pulsions inévitables regarder tout et tout le monde pour la première fois cette curiosité primitive du corps qui bat la chamade   Voilà ce qui se passe certaines fois, lorsqu’un livre se présente à nous. Voilà ce qui est arrivé, pour moi, quand j’ai ouvert Éloge de la fragilité, un essai de Pierre Bertrand. Et maintenant, je garde cap sur une vie qui s’ouvre avec une merveilleuse lucidité. Ma fragilité est géante ! Pierre Bertrand est né à Montréal en 1946. Titulaire d’un doctorat en philosophie des universités Paris-I et Paris-VIII, il enseigne depuis trente-cinq ans au collège Édouard-Montpetit, à Longueuil. […] Quelle place occupons-nous au sein du cosmos qui nous compose et que nous participons à composer? Dans cet essai qui est aussi une méditation sur l’écriture, le philosophe observe les failles et les défaillances de l’homme, ses limites, ses faiblesses, ses fragilités; autant de facteurs actifs et nécessaires à l’élan de toute création[…]. L’envie de répondre Dès …

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La figure du double : entre le bien et le mal

La thématique du double habite la littérature depuis des lustres. Elle obsède autant qu’elle fascine tous ceux qui y sont confrontés. D’une part, elle hante l’auteur qui chavire constamment entre deux positions : celle de son lui propre en tant qu’écrivain et celle de celui à qui il donne vie à travers ses écrits, à savoir le sujet de l’énonciation. D’autre part, cette thématique amène le lecteur à se questionner, vacillant dans une oscillation constante entre l’un et l’autre. Force est d’admettre que cette incertitude, cette ambiguïté qui s’apparente à de la curiosité malsaine, nous titille tous tôt ou tard, et ce, souvent sans qu’on s’y attende. Elle nous guette dans un coin sombre et puis, hop! elle se met à nous tirailler jusqu’à épuisement. Il en est ainsi lorsque l’on commence à l’analyser dans toute sa splendeur. Outre la littérature, le cinéma a aussi largement exploré ce thème. Nous n’avons qu’à penser à des films tels que Fight Club, Black Swan ou Enemy qui mettent en scène les drames de personnages se retrouvant aux …

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Le coup de coeur à retardement

À partir de quel moment considère-t-on un simple objet comme une toile ou une feuille de papier comme un livre ? Où se situe la ligne entre l’objet et l’art ? À mon avis, c’est à partir de l’instant où celui-ci engendre une réflexion, pousse l’observateur à des questionnements. À notre époque, une ère de consommation rapide et abusive, notre perception de l’art se transforme petit à petit et notre approche vis-à-vis celle-ci en fait de même : notre niveau de concentration a baissé, nos occupations se font de plus en plus nombreuses, le temps accordé à l’art se fait plus restreint. Or, les artistes et les amateurs sont encore très présents. #littérature Du côté de la littérature, plus spécialement, on voit partout sur les réseaux sociaux des #bookaddict et des #booklover qui possèdent l’équivalent d’une bibliothèque complète chez eux et qui lisent un roman tous les deux jours. En naviguant sur ces plateformes, je me suis demandée : est-ce que ces personnes prennent vraiment le temps de savourer tous ces livres et de les comprendre afin …

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire; ou la place des aînés dans la littérature

L’univers de Jonas Jonasson Tout d’abord, de quoi s’agit-il? Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson est un roman humoristique, léger et rempli de rebondissements! L’histoire se passe un peu partout autour du globe : en Suède, en Espagne, aux États-Unis, en Russie, toujours autour du personnage d’Allan Karlson, probablement l’homme le plus chanceux de la Terre! Il y a deux histoires en parallèle. Tout d’abord, la course contre la montre d’Allan le centenaire qui vole sans le savoir une valise ayant un rôle important dans le crime organisé. Il y a aussi l’histoire de toute sa vie, alors qu’il traverse la Seconde Guerre Mondiale et une bonne partie de la planète Terre, tout en rencontrant une série de personnages célèbres. On y verra, entre-autre, le général Franco, Mao, Churchill et Staline. C’est une série d’événements historiques mêlés à une réalité alternative (un terme à la mode!) qui m’a arraché un sourire et même parfois un petit rire. Légèrement cynique et teinté d’humour noir, il m’a fait vivre un bon moment …

En lisant, en vivant, en écrivant

Je ne lis pas depuis plusieurs jours, j’écris, ou je fais autre chose, je peins, je dors, je marche, je ris, je pleure, mais je ne lis pas depuis plusieurs jours. Puis j’ouvre un livre, il m’accroche ou nous nous donnons rendez-vous un peu plus tard dans la vie. J’ouvre un autre livre et tout un monde fleurit dans ma tête, je me laisse submerger, je ne touche plus terre, le voyage débute et je suis déjà loin. Un nouveau cycle de lecture est lancé. Je n’ai pas encore déposé un livre, que déjà un autre s’installe au creux de mes mains. Je suis enfoncée dans mon lit, je suis une malade sans maladie. Une prisonnière dans la tempête. Je remets ma vie entière en question. Je suis dans un état constant près de l’inconscience, le sommeil n’est jamais loin. Cette douce lourdeur qui prend racine sur mes paupières et qui descend doucement sur mes épaules et dans mon ventre. Le syndrome de Berlin Je lis les mots de Mylène Bouchard au sujet d’une étrange …