All posts tagged: Simone de Beauvoir

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Au café existentialiste – La liberté, l’être et le cocktail à l’abricot

Autour du livre Fortement attirée par le titre, la couverture et le sujet philosophique, je n’ai pas su résister très longtemps avant de m’offrir l’ouvrage de l’autrice britannique Sarah Bakewell, Au café existentialiste. Je savais qu’il allait être question de Sartre et Beauvoir, Jean-Paul et Simone de leurs prénoms, « petit homme » et « castor » de leurs surnoms, dont je ne connaissais pratiquement rien, mis à part l’image du couple mythique peu commun et quelques ouvrages survolés ici et là. Comme souvent, j’avais déjà eu quelques croisements de vie avec ces deux figures marquantes de la philosophie existentialiste du XXe siècle, mais sans plus. S’il est bien un sujet, une discipline ou une forme de pensée qui me fascine et m’attire – outre les arts visuels et littéraires – sans pourtant que je ne m’y laisse choir totalement, c’est la philosophie. Je ne pensais pas écrire un article sur cette délicieuse lecture, parce que l’émotion prend une fois de plus le contrôle de tout ce qui me concerne. Justement, pour contrecarrer cette habitude …

À la rencontre d’une jeune Simone

Je dois vous faire un aveu, car même si j’ai fait un certificat en études féministes à l’UQAM, je n’ai jamais lu de livres ou de romans de Simone de Beauvoir. Évidemment, j’ai lu des textes et des extraits de ses théories et philosophies de pensée, mais ça s’arrête là. Lorsque je suis tombée sur Simone de Beauvoir, une jeune fille qui dérange et que je pouvais voir sur la quatrième de couverture le célèbre Jean-Paul Sartre, je fus immédiatement intriguée. La relation entre ces deux personnages m’a toujours fascinée. Je me disais qu’avec ce roman graphique, j’allais satisfaire ma curiosité. Au départ, le terme « fille » me dérangeait. J’aurais préféré retrouver « une jeune (FEMME) qui dérange » dans le titre, surtout avec sa célèbre réplique « On ne naît pas femme, on le devient ». Après ma lecture, j’ai compris pourquoi les auteur-e-s ont utilisé le terme « fille ». C’est que le roman graphique se concentre surtout sur la jeunesse de notre célèbre féministe française. J’ai donc fait la connaissance d’une très jeune …

Littéraires, Les Simone ?

C’est avec impatience que j’ai attendu l’arrivée sur les ondes de la série Les Simone. J’ai toujours aimé les univers féminins pluriels. Voir les différents personnages de femmes emmêler leurs vies : je ne m’en lasse pas. En plus, une série avec un titre qui évoque Simone de Beauvoir : j’avais des attentes. Et puisque je cherche la littérature un peu partout, je l’ai cherchée dans la série. Bien que je n’aie pas l’impression que l’aspect littéraire structure l’émission, il alimente certainement ces quatre Simone qui se remettent en question et se réinventent constamment. Maxim En lisant le livre autobiographique Mémoire d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir et en regardant Les Simone, une réflexion commune s’impose: quels choix s’offrent à une femme qui désire faire autrement ?  La jeune Simone, tout comme Maxim, aspire à autre chose qu’une vie rangée avec un mari et une maison. Pour de Beauvoir, c’est une vie riche du point de vue intellectuel qui prime, elle veut se dédier entièrement à écrire. Du côté de Maxim, c’est la curiosité qui la pousse …

Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir : lecture obligatoire (malgré tout)

Dans le cadre des études universitaires, il faut faire beaucoup de recherche. Encore plus aux deuxième et troisième cycles. On a tendance à privilégier des textes écrits récemment : les données sont plus neuves, les constats plus contemporains, les avancées plus technologiques. Pourtant, je me suis donné le défi (le devoir?) de lire le fameux Deuxième Sexe de la non moins fameuse Simone de Beauvoir, écrit en 1949 à la jonction des première et deuxième vagues de féminisme. Verdict? Ce devrait être une lecture obligatoire pour tous les étudiants en sciences humaines et en arts, hommes comme femmes. Rien de moins. Oui, parfois c’est aride, parfois c’est daté. Par exemple, je suppose qu’au Québec, la majorité des jeunes filles ont les conseils de leur mère lorsque viennent les premières menstruations. Je suppose aussi que les jeunes femmes sont encouragées à poursuivre leurs études au-delà de la puberté ou de l’âge adulte. Ce ne sont là que quelques exemples, car autrement, l’essai de Simone de Beauvoir est patent d’actualité. Tout ce qui a trait aux relations filiales et …

ABC : Amour contingentes, Beauvoir et Chicago

Lorsque j’ai débuté l’université, je me suis mise à m’intéresser au féminisme et, comme n’importe qui désire en apprendre davantage, je suis tombée sur Simone de Beauvoir. Je me souviens en avoir entendu parlé au cégep dans mes cours de philosophie où on la nommait à côté de Sartre en nous parlant d’engagement et d’existentialisme. Déjà, j’étais curieuse d’en apprendre davantage à son sujet. J’ai donc lu le grand classique du féminisme Le deuxième sexe (en diagonale à certains moments, je vous l’avoue, particulièrement où on y traite de biologie…). (J’en ai parlé ICI). Et depuis, je m’intéresse beaucoup à la femme derrière le grand Sartre et derrière leurs écrits. Ça m’a toujours un peu énervée de voir que de Beauvoir était réduite à la compagne de Sartre. On ne pouvait faire autrement que de nommer Sartre en parlant de Simone. Dans le documentaire, Une femme actuelle (disponible en ligne) où on est supposés s’intéresser à Simone, on ramène toujours son existence et son talent à celui de Sartre. C’est ainsi que m’est venu le désir de comprendre qui …

S’aimer de façon démodée

Aujourd’hui, ça fait trois ans et demi que je suis en couple avec le garçon le plus imparfaitement parfait à mes yeux. Ne vous inquiétez pas, cet article ne sera pas un hymne quétaine à ma vie amoureuse, simplement une constatation de ce que c’est de s’aimer aujourd’hui, en 2015. Même si certaines de mes amies m’ont souvent dit qu’on avait l’air parfait, mon copain et moi, je sais bien que non. Je ne me prétends pas une experte des relations de couple, encore moins une amoureuse aveuglée par la réalité de la vie. Ce que je sais, par contre, c’est que j’ai fait le choix de l’aimer, pas inconditionnellement, mais dans toutes nos imperfections. Je dis pas inconditionnellement, car le jour où on ne s’apportera mutuellement plus rien, ça ne vaudra pas la peine de se forcer à s’aimer. Mais j’accepte de jour en jour qu’on est différents et j’essaie de puiser dans cette différence. Je suis plus émotive et lui plus rationnel, je tente donc de trouver un équilibre dans sa rationalité au …