Month: octobre 2015

Journal d’un étudiant en histoire de l’art

La première fois que j’ai entendu parler de Maxime-Olivier Moutier, c’était par une ancienne collègue libraire qui m’avait chaudement recommandé de lire Marie-Hélène au mois de mars. Je me souviens avoir commandé le roman en n’étant pas super convaincue, le titre ne me disait pas mal rien, pour être honnête. Sauf que j’avais adoré l’écriture de Moutier, très franche, dure et lucide. Le récit nous entraînait dans les bas fonds de l’émotion parce que le personnage se retrouvait à l’hôpital psychiatrique suite à une rupture brisant TOUT sur son passage. J’avoue que je ne me souviens pas complètement du récit, je vais donc sûrement le lire d’ici quelque temps. Par contre, une émotion et une ambiance ressort quand je repense à cette lecture, celle de la détresse et en même temps, j’ai le souvenir d’un amour passionnel et fusionnel très fort. Bref. Tout cela pour dire que suite à cette lecture, je n’avais pas relu d’oeuvres de Maxime-Olivier Moutier. Suite à la parution cet automne de Journal d’un étudiant en histoire de l’art, j’ai eu …

Esprit d’hiver

Esprit d’hiver. Je suis tombée sur ce petit roman un peu par hasard, lorsque je travaillais en librairie. Cela faisait plusieurs fois que je le voyais, sa couverture hivernale dans les teintes de gris me parlait, mais je n’avais jamais vraiment pris la peine de lire le résumé à l’arrière; il y avait toujours autre chose à faire, des clients qui arrivaient, une multitude d’autres livres intéressants autour, je suppose. Cette fois-là, je ne sais pas pourquoi, j’ai décidé de lire la quatrième de couverture. « Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d’angoisse inexplicable. Rien n’est plus comme avant. Le blizzard s’est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant. » Vendu : il ne m’en fallait pas plus pour être intriguée. Je suis repartie avec le livre de Laura Kasischke, qui a trôné dans ma pile de romans à lire pendant quelques mois (que voulez-vous, …

Le fil rouge se lance dans l’aventure Youtube : notre première vidéo

Notre première vidéo Youtube! On est très nerveuses et excitées ! Marjorie et moi on se lance dans l’aventure Youtube pour vous parler de bouquins (et oui, encore et toujours 🙂 On espère que vous allez apprécier et que ce sera un beau complément au blogue! Si vous avez des idées de vidéos ou des sujets que vous aimeriez qu’on aborde, dites-le nous! Et abonnez vous à notre chaine si l’envie y est !

La méthode Kon-Mari : de la joie au moment présent

Comme moi, vous avez probablement vu passer un article ou une photo sur ce livre, The Life-Changing Magic of Tidying Up: The Japanese Art of Decluttering and Organizing, (Le pouvoir étonnant du rangement, désencombrer sa maison pour alléger sa vie, en version française). C’est fou à quel point ce petit livre était sur tous les réseaux sociaux, Facebook, Youtube, Pinterest, Instagram et sur plusieurs blogues! J’avoue que malgré mon côté un peu sceptique du départ, je me suis quand même laissée tenter par sa lecture. Vendu plus de deux millions de fois partout autour du monde, je me suis dit qu’il devait sûrement y avoir, effectivement, de la magie dans ce livre! L’auteure, la Japonaise Marie Kondo, est la personne la plus organisée de l’univers, je pense! Elle raconte ses souvenirs d’enfance où elle s’amusait a ranger sa chambre ou la maison de ses parents. C’est ainsi qu’elle s’est bâtie une carrière en créant une méthode, qu’elle jure infaillible et miraculeuse, pour enfin combattre le rebond du désencombrement et du bordel. Avec la méthode Kondo, …

Ces textes de mots et d’os

Pour moi, la maladie de l’anorexie naît dans le langage. Lorsqu’on est anorexique, il n’y a plus de mots. Ils manquent à l’appel, ou bien nous restent coincés dans la gorge, nous étouffent lorsqu’il faut verbaliser le mal qui est en nous. On se dit que plus rien ne vaut la peine d’être dit, que les paroles ne mènent nulle part. Converser devient de trop, insipide. C’est alors que le corps prend le relais, avec son propre langage minimaliste composé d’os, un langage de terreur qui dit bien fort l’imprononçable, à la manière d’un texte vivant, hurlant. Si dire est impossible, écrire l’est encore moins. Pourtant, pour s’en sortir, il faut parvenir à briser ce mur de silence. Du moins, c’est comme cela que je l’ai vécu. Au moment où les mots commençaient à faire sens, la maladie, traquée, commençait déjà à s’éloigner. La mise en mots lui fait peur… En ces circonstances où la communication s’éteint et où les contacts s’étiolent, lire devient un salut. Et lire d’autres raconter leur anorexie, devient une arme …

Jason Roy, les coccinelles et la passion de raconter

Le 27 septembre dernier, à Sherbrooke, j’ai eu l’occasion d’assister au lancement de L’alliance, le premier roman de Jason Roy, nouvel auteur dans le paysage littéraire québécois. Il faut dire que j’y étais car le Fil rouge avait reçu une invitation bien spéciale, lancée par Jason lui-même, lecteur assidu du blogue! Résidant tout près de l’endroit où avait lieu le lancement,  j’étais bien décidée à couvrir l’événement et à découvrir cette nouvelle plume ainsi que l’auteur qui se cachait derrière. À mon arrivée, je n’ai pas tardé à faire connaissance avec la vedette du jour. Regard pétillant, sourire contagieux, Jason semblait fébrile ; je pouvais tout à fait comprendre pourquoi! Ce n’est pas tous les jours qu’on publie à compte d’auteur son premier roman, une petite brique de 417 pages de surcroît…! Jason semblait réellement heureux de l’accomplissement de son projet, et l’enthousiasme des gens présents lui faisait écho. J’ai eu la chance de m’entretenir avec lui à propos de L’alliance, son roman d’aventures bien singulier. Il faut l’avouer d’entrée de jeu, l’univers de L’alliance …

Autour des livres : Rencontre avec Gabrielle, collaboratrice chez Le fil rouge

Connaissez-vous le questionnaire de Proust ? Il s’agit de questions posées par l’auteur Marcel Proust, principalement connu pour sa majestueuse oeuvre À la recherche du temps perdu. Celles-ci permettent de mieux comprendre ou connaitre quelqu’un. Dans ce questionnaire, on y trouve des questions telles que La fleur que j’aime ou Mes héroïnes préférées dans la fiction. L’animateur littéraire Bernard Pivot s’est inspiré de ce questionnaire pour créer le sien, qu’il faisait passer à ses invités à son émission Bouillons de culture. C’est ainsi que m’est venue l’idée de créer un questionnaire Le fil rouge où on pourrait en apprendre davantage sur une personne et ce, au sujet de ses habitudes de lecture, de création, d’organisations et au niveau de ses préférences littéraires. Pour cette édition d’Autour des livres, on vous présente une de nos collaboratrices, Gabrielle! Pour lire ses articles, cliquez ici. 1. Quel est ton premier souvenir en lien avec la lecture? J’en ai plusieurs, mais je me souviens que je « lisais » des histoires à ma sœur quand elle était toute petite… « Lisais », parce …

Bouquins et caféine au Café Sfouf

Suite à cet article article, Marjorie et moi sommes allées au Café Sfouf sur la rue Ontario. On voulait acheter la passe Indie Coffee Passeport, mais malheureusement, il en avait plus! Ce n’est que partie remise, parce qu’on habite toutes les deux dans le quartier. Ce n’est pas la première fois qu’on y allait, nous étions allées la première semaine de l’ouverture (on l’avait présenté dans le calendrier local de l’avent). La déco nous avait déjà charmées dès la première semaine, surtout le beau mur turquoise ombré. On s’est donc rendues au Café Sfouf par un beau dimanche matin automnal assez occupé, dans une ambiance toujours aussi conviviale que familiale. L’endroit est parfait pour étudier, venir discuter ou, bien sûr, lire un bon roman. La place est hyper illuminée, le décor est tout en verdure et les accents de jaune (comme la petite pâtisserie libanaise, Sfouf, qui a inspiré le nom du café) nous ont inspiré chacune une lecture à l’image de l’ambiance de l’endroit. Marjorie a bu un Americano et moi un Latté. Les deux …

Indie coffee passeport : parce que les gens heureux lisent et boivent du café

Inspiré du roman d’Agnès Martin-Lugand, Les gens heureux lisent et boivent du café (dont je vous parlerai peut-être sous peu), Marjorie et moi avons décidé de lier deux activités qu’on adore faire, ensemble et séparées : visiter des cafés montréalais et lire. Nous allons donc débuter cette nouvelle série d’articles où on visitera des cafés tout en vous faisant des suggestions littéraires à lire dans ces dits cafés. Pour les intéressés, Marjorie vous avait parlé ici de ce que sont les cafés de troisième vague. Et puis, nous avons pensé acheter l‘indie coffee passeport de Montréal. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit d’un passeport café qui permet de découvrir 29 cafés montréalais, en 7 mois, pour seulement 30$. Ainsi, on va pouvoir découvrir des nouveaux cafés, les déguster, faire des rencontres de blogue où on discutera de nos nombreux futurs projets! J’ai déjà hâte! Dans le top de mes activités préférées, j’avoue que déguster un bon latté avec des amies à discuter du Fil rouge et de littérature, c’est pas mal difficile …

La petite fille qui lisait Gabrielle Roy

Située d’un côté dans Outremont et l’autre dans le Mile-End, la rue Hutchinson est le reflet miniature d’une société. Abla Farhoud y vit depuis plus de 30 ans et ce fut, sans aucun doute, le point central de son inspiration lors de l’écriture de son roman Le sourire de la petite juive, paru en 2011. Si vous lisez le blogue régulièrement, vous vous doutez bien que c’est suite à ma lecture de Toutes celles que j’étais, sa dernière parution, que je me suis intéressée à l’oeuvre de Farhoud. Comme je l’avais écrit dans l’article commun du mois dernier, une de mes amies m’avait dit à quel point elle avait adoré Le sourire de la petite juive et j’ai enfin pu comprendre les raisons pour lesquelles cette oeuvre d’Abla Farhoud est un petit bijou, tout comme Toutes celles que j’étais. La narratrice de l’oeuvre, Françoise Camirand nous raconte son parcours d’écriture où elle écrit sur ses voisins de la rue Hutchinson. Le lecteur a donc accès aux réflexions de la narratrice et aussi, à ses écrits. …