Month: mars 2016

Un long voyage de solitude : mon parcours à la maîtrise

J’ai décidé de m’embarquer dans cette aventure sur un coup de tête. J’en étais à la dernière session du baccalauréat. Je ne savais pas trop si j’étais prête à me plonger dans l’enseignement à temps plein, d’autant plus que le milieu me dégoûtait à ce moment. La période de ma vie se passant au Cégep avait toujours été la plus réjouissante en ce qui a trait à l’intérêt scolaire et pédagogique. Depuis cette époque, je me voyais très bien enseigner dans l’enceinte de mon bon vieil établissement joliettain. Sur les recommandations flatteuses d’un professeur de littérature de l’université, j’ai donc décidé de faire une demande d’admission à la maîtrise en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal. Il est tout de même important de préciser que mon parcours n’est pas celui par lequel passent tous les étudiants s’inscrivant à la maîtrise en littérature. Je n’avais pas fait mon baccalauréat en études littéraires, mais bien en enseignement du français au secondaire. Par conséquent, je ne connaissais que quelques professeurs du département de littérature, dont ce …

Comme par magie d’Elizabeth Gilbert : stimuler la créativité

Depuis que je suis toute jeune, je suis fascinée par l’art. Tout ce qui y touche. C’était entourée de livres, de papier, de crayons, de couleurs et de mots que j’étais heureuse. Enfant, je passais mes temps libres à inventer des histoires, à colorier et à lire. Je pense bien humblement que la création fait partie de moi et que je suis une personne créative. C’est toutefois en vieillissant que j’ai pris conscience que la création demande d’être entretenue. J’ai longtemps négligé ma part créative et, dans mon entourage, j’ai souvent vu ce problème aussi. Voilà pourquoi Comme par magie est venu mettre un baume sur mon envie de création et surtout m’a motivée à alimenter mon imagination. Dans ce TED talk, Elizabeth Gilbert expliquait en 2009 que chaque individu à la capacité d’être créatif, et ce, dans différentes facettes. Dans son livre Comme par magie, Gilbert proclame que la créativité agit un peu comme une sorte de magie transcendante. Les idées viennent et vont, elles se logent dans nos têtes pour des raisons créatives …

Découvrir Les Six Brumes

Je ne le répéterai jamais assez : les littératures de l’imaginaire et moi, on s’entend à merveille, que ce soit dans le cadre de mon travail d’auteure ou de mes petits plaisirs de lectrice! J’aime particulièrement découvrir ce que les maisons d’édition d’ici ont à offrir à ce niveau-là… et je suis encore plus enthousiaste quand je découvre que lesdites maisons sont spécialisées dans la fantasy, le fantastique, la SF et le roman noir! J’avais envie de vous faire découvrir l’une d’entre elles, que j’ai appris à connaître progressivement au cours des dernières années : Les Six Brumes. La maison d’édition Les Six Brumes « est une entreprise spécialisée dans la publication de livres de fiction, principalement dans le domaine de la littérature de l’imaginaire. On y publie des nouvelles et des romans inédits, rédigés en français et provenant de la plume d’auteurs québécois, canadiens ou internationaux ». Elle a été fondée en 2001 par Jonathan Reynolds et Marki Saint-Germain, afin de leur permettre de mettre de l’avant le travail d’auteurs qu’ils aimaient tout particulièrement. Depuis 2005, c’est Guillaume …

Quelques suggestions de romans destinés aux adolescent.e.s

Mon intérêt pour la littérature destinée aux adolescent.e.s s’est développé au mois de janvier alors que j’avais décidé de lire Coeur de slush pour le défi littéraire. Carte-cadeau Renaud Bray en poche, j’étais partie acheter le premier roman de Sarah-Maude Beauchesne. En errant dans le rayon de la littérature jeunesse, j’ai eu l’envie soudaine d’en lire davantage. C’est donc curieuse de savoir ce que les ados d’aujourd’hui lisent que je suis repartie chez moi les bras pleins de romans jeunesse. Tout le mois de janvier, j’avais 14 ans. Les chiens, Allan Stratton Un thriller, une histoire de fantômes et de violence conjugale. Un roman pour les jeunes qui mènent une vie instable ou pour ceux qui aiment avoir une petite frousse. Résumé La valise de Cameron est toujours faite. Au moindre doute de sa mère, il fuit avec elle vers une autre ville. C’est que sa mère est persuadée que, s’il les retrouve, son ancien mari les tuera tous les deux. Avec habitude, mais à contrecœur, Cameron déménage encore, loin de tout, ayant comme seul contact …

Nos suggestions de romans écrits par des femmes : défi littéraire Je lis un livre québécois par mois

En ce troisième mois de l’année, il allait de soi pour l’équipe du Fil rouge de consacrer le défi du mois à la littérature écrite par des femmes. Ça peut sembler anodin, mais c’est tout le contraire. Les femmes sont encore sous-représentées en littérature (et dans tant de domaines). Suffit de penser aux prix littéraires (Le fait qu’il n’avait aucune femme en nomination cette année lors du Festival Angoulême, par exemple), aux corpus enseignés et aux anthologies littéraires, les femmes sont constamment en minorité et la littérature dite classique est presque inclusivement masculine. Pour continuer la réflexion, je vous propose le texte de Catherine Dussault-Frenette Les classique et les femmes sur Littéraires après tout. D’autant plus que le 8 mars, la journée internationale des femmes, arrive sous peu, il était évident pour nous d’inciter les gens à lire des écrivaines. Et même si cela est d’un naturel évident pour nous, il en est malheureusement pas ainsi dans le monde littéraire. Mon choix s’arrête donc sur Le parfum de la tubéreuse d’Élise Turcotte, ça fait déjà …

Le livre est roi sur Instagram

Malgré l’annonce prématurée que les livres papier seraient remplacés par les liseuses et les tablettes, on ne peut nier que le livre jouit d’une visibilité nouvelle, et ce, grâce aux médias sociaux, aux chaines YouTube et aux blogues littéraires qui se font de plus en plus présents et de plus en plus populaires. Par le fait même, de plus en plus d’initiatives et de projets littéraires se déroulent sur le web et plus spécifiquement sur Instagram. On va se le dire, Instagram c’est une communauté qui a fait sa place, qui porte et qui permet vraiment de créer des liens. La preuve est qu’on y a contacté plusieurs personnes pour la série Autour des livres. C’est aussi comme ça qu’on a connu quelques-unes de nos collaboratrices (Allô Stéphanie @chatouilleska, Allô Marie-Hélène @la.racine et @panique.poesie, Allô Marjorie @marjoriebelis, Allô Kim @kimononfilsduvietnam) Puisque je trouve que Instagram  une belle façon de conjuguer littérature et web et aussi une manière de cultiver une communauté, j’ai décidé de faire un petit recensement des meilleurs comptes Instagram à suivre, à mon …

Le fil rouge dévoile enfin son nouveau projet

  C’est avec beaucoup de joie et de nervosité qu’on vous présente le projet sur lequel on travaille depuis plusieurs mois. En terminant nos bac en études littéraires le printemps dernier, on prenait la décision de se consacrer entièrement à une idée qui ne quittait plus nos têtes. Suite à de multiples rencontres dans de trop nombreux cafés de Montréal, une formation en démarrage d’entreprise au SAJE et des discussions passionnées et inspirantes, voilà le moment de vous dévoiler ce qu’on mijotait. Nous sommes si heureuses de vous annoncer qu’à partir de ce printemps, une boutique en ligne verra le jour et qu’on offrira des coffrets littéraires à abonnement Le fil rouge. On vous en dit pas plus pour aujourd’hui, mais restez à l’affût tout au long du mois de mars, nous allons vous révéler notre beau projet. On en profite pour remercier tous ceux et celles qui nous soutiennent et nous motivent dans cette aventure, principalement nos collaboratrices d’amour! Martine & Marjorie

K : Un t’es-pas-tout-seul, format papier

À l’adolescence, je passais mon temps à lire, à errer dans les bibliothèques en quête de la nouvelle lecture qui changerait ma vie. Des frissons, des gorges nouées, des mains qui shakent. Des mots qui me transperceraient mieux qu’un regard. L’amour des mots, je l’ai cultivé très tôt. Peut-être que je me sentais tellement différente pis hors de tout que l’endroit où je me retrouvais le mieux, c’était avec les livres, dans les allées de bouquins vieux et plus intéressants que ces quelques jeunes qui les parcouraient. J’associe l’adolescence avec un tel moment de doutes et de craintes, de revirements et de sursauts, que j’admire peu d’auteurs comme les auteurs jeunesse. J’admire ceux qui prennent la plume pour dire aux ados qui se sentent tous mêlés-fuckés-pas-pareils-pas-beaux que ça va être correct. Qu’on est peut-être mêlé, mais qu’on n’est pas tout seul. C’est ça qu’on veut, au fond. On veut pas ressembler à la masse, ni plaire à tout le monde, on veut savoir qu’on est pas tout seul à vivre dans le tourbillon. Sophie Bienvenu …

Ce qu’on a pensé de nos lectures « Roman d’amour »

01Le mois dernier, dans le cadre du défi littéraire et du genre Roman d’amour, j’ai décidé de lire deux romans qui mettent en scène le deuil amoureux. Le premier qui a attiré mon regard depuis déjà quelques années est Les cascadeurs de l’amour n’ont pas droit au doublage de Martine Delvaux. Ce petit bouquin publié chez Héliotrope me fascinait bien entendu par le titre fortement inspirant et ludique. Or, rien n’est drôle dans ce court roman de Delvaux. On y suit une femme blessée par un amour qui lui a menti. Son amoureux, un Européen, s’est avéré une déception immense dans ses prises de décisions, d’opinions et dans sa façon constante de rabaisser celle qu’il dit aimer. La femme passionnée est attirée par cet amour plus grand que nature qui lui fait vivre les plus grandes émotions et tourments. Elle décide donc de quitter cet amour néfaste, et ce, malgré la douleur intense de se séparer de celui qui a été une promesse d’amour à ses yeux. Elle part toute seule à Rome, histoire de …