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BD: La petite suceuse, épisode 3
Le client a toujours raison
Le client a toujours raison
Cet été, je suis tombée par hasard sur une vidéo qui se nommait «Le client a toujours raison», je fus immédiatement intriguée. Cette web série de huit épisodes s’écoute rapidement et se trouve à être une vraie thérapie pour toutes les personnes qui travaillent ou qui travaillaient au service à la clientèle. Trouvant l’idée ingénieuse, j’ai voulu rencontrer la conceptrice de ce projet !
Qui est Émilie Bossé ?
Émilie Bossé est une jeune femme qui a toujours su qu’elle voulait travailler dans le monde de l’art. Déjà au secondaire, elle suivait des cours de théâtre. Aujourd’hui, elle est dans la cohorte 2014-2015 aux Ateliers Danielle Fichaud en plus d’avoir fait un certificat en interprétation théâtrale à Trois-Rivières avec comme professeurs Rita Lafontaine. Elle a aussi complété un DEC à Saint-Hyacinthe en exploration théâtrale.
C’est également la première fois qu’elle est la réalisatrice, productrice, scénariste et actrice principale de Le Client a toujours raison. Nous pouvons dire qu’Émilie est une femme autodidacte !
D’où est venue l’idée de construire une websérie ?
Émilie cherchait un moyen de se faire connaître dans le monde de l’art au Québec que ce soit à la télévision, au cinéma ou au théâtre. Et pourquoi avoir choisi le thème du service à la clientèle? C’est qu’Émilie a travaillé en tout 6 ans au service à la clientèle : deux ans dans un cinéma et quatre ans en épicerie comme caissière et superviseure (ce que nous pouvons constater lors du visionnement de la websérie). Elle a voulu mettre ses drôles d’expériences sur vidéo et bien vouloir faire rire les gens. C’est pourquoi tout ce que nous pouvons voir dans les vidéos s’est passé pour de vrai. Elle me souligne que son public apprécie beaucoup la sincérité de ses vidéos (suite aux commentaires et messages reçus sur sa page facebook). Tout est proche de la réalité qu’elle a vécue. Les clients sont sa source d’inspiration.
Comment se déroule une journée de tournage ?
Le tournage s’est fait dans l’épicerie où elle travaillait à l’époque. L’exécution se faisait après ses journées de travail, donc la nuit. La fatigue était parfois au rendez-vous, mais le plaisir était toujours là! Certains épisodes laissaient également paraître plus d’émotions.
De plus, nous retrouvons cinq personnes dans l’équipe technique. Les comédiens que nous retrouvons se trouvent à être soit des ami-e-s avec qui elle fait d’autres projets, soit des comédiens qui viennent du site «Le coin des acteurs». Ce sont donc des inconnus qui ont cru en son projet et qui ont accepté d’y participer!
Quels sont ses objectifs pour la websérie ?
Emilie est satisfaite de la popularité de sa websérie. Elle ne croyait cependant pas à ce succès. Nous pouvons compter près de 5000 vues par épisode sur Youtube.
Elle souhaiterait être plus connue, donc plus partagée.
Et une saison 2 ?
Elle a pour projet de faire une saison 2. Cependant, la saison 1 s’est faite bénévolement pour l’équipe technique et le reste fut payé de sa poche. Son premier objectif pour une saison 2 serait d’avoir une ou des subventions. La saison 1 a pris un an de travail, et n’ayant pas de subvention pour la saison 2, les gens devront être patients pour voir une nouvelle saison ! Par contre, Émilie reste toujours présente sur facebook pour répondre aux questions.
J’étais curieuse de savoir si la saison 2 allait également se faire dans une épicerie. Émilie me dit croire avoir fait le tour avec les clients de ces endroits. Elle compte aller vers d’autres types de service à la clientèle.
Ses projets futurs.
Émilie termine présentement sa formation, en plus de monter un spectacle avec deux autres comédiennes (que nous pouvons retrouver dans «Le client a toujours raison») qu’elle a connues lors de ses études à Trois-Rivières. Elles ont déjà fait des spectacles avec elle dans des bars de Montréal et Sherbrooke que nous devrions les retrouver après les fêtes. Ce sont des petits spectacles d’humour dans lesquelles elle joue aux côtés de Jeanne Heckmann-Adam et Alexandra Fontaine. Le trio se nomme : Les drôles de dames ! (Je vous invite à «aimer» leur page facebook et à voir leur futur spectacle.)
Quel est son livre préféré.
L’univers qu’elle aime dans les livres se trouve à être la série Harry Potter de J.K. Rowling.
Traders, hippies et hamsters : du socialisme au capitalisme
Imaginez deux sexagénaires libres et extravagants qui ont vécu une grande partie de leur vie dans une commune et qui décident de se marier. Imaginez un fils qui quitte, en secret, ses études universitaires pour aller travailler à la bourse ; institut capitalisme qui comblerai de dégout ses parents. Imaginez une fille qui dédit sa vie à aider les enfants plus démunis sans essayer de s’aider elle-même. Imaginez une jeune femme trisomique qui rêve d’indépendance, d’amour et surtout de sexe. Vous avez ces images en tête ? Et bien, vous êtes prêts à embarquer dans ce roman de Marnia Lewycka.
Ce récit fait le portrait d’une famille éclectique à travers la vision de Doro, la mère hippie qui veille tant bien que mal sur tous ses proches : Clara la sœur qui ne réussit malencontreusement pas à trouver le bonheur dans l’altruisme et Serge qui s’épanouit dans des valeurs contraires à tout ce qu’il lui a été inculqué enfant. C’est avec Doro, Clara et Serge qu’on découvre comment était la vie dans une commune dans les années 60 et comment ce mode de vie a affecté le présent de Clara et Serge qui essaient tant bien que mal de vivre différemment, et celui de Doro qui s’accroche aux valeurs qui lui ont donné les plus belles années de sa vie.
Tradders, hippies et Hamsters est un roman léger et drôle qui se lit rapidement, malgré ses 611 pages. Maria Lewycka réussit à aborder une vaste gamme de sujets et de questions sur la famille, sur l’amour libre, sur le capitalisme et sur le bonheur, sans en alourdir l’histoire. On s’attache aux personnages, on comprend leurs peines, leurs joies et les raisons de leurs actions sans porter de jugement et je crois que là est la force de l’auteure. En offrant aux lecteurs trois voix plutôt qu’une, c’est le portrait complet d’une famille qui se construit devant nos yeux. On prend facilement plaisir à lire l’histoire et tous les secrets qu’elle décèle.
Bref, j’ai reçu ce roman pour les fêtes l’an passé et c’est justement une lecture parfaite pour les vacances de Noël, question de faire changement de vos lectures balzaciennes et de vous allégez la tête un peu.
Mon expérience au Salon du livre de Montréal
Depuis que j’ai 16 ans, je vais au Salon du livre de Montréal. Cet événement est une religion pour moi. Peu importe ce que je fais dans cette semaine, je dois trouver un moment pour y aller. Même si je sais qu’il va y avoir un million de personnes, que je vais me sentir frustrée car je vais être coincée, que je vais stresser car je dois arriver une heure à l’avance au kiosque de l’auteur que je veux aller voir. Eh oui, je me mets une heure à l’avance pour rencontrer un-e écrivain-e que j’aime. En fait, chaque fois que je vais au Salon du livre de Montréal, c’est principalement pour rencontrer ces personnes. Parce que pour moi, les rencontrer, c’est comme rencontrer une «Rock star». Je veux dire par là, que peu importe le roman qu’ils ont écrit, j’ai aimé leur lecture, leur écriture, leur histoire et cela représente tellement pour moi que je me dois absolument de les remercier de m’avoir droguée à la lecture.
J’ai toujours des ami-e-s qui veulent venir avec moi, mais en fin de compte, je finis toujours par être seule, car moi, j’attends. J’attends impatiemment de rencontrer mon auteur! Mon objectif: en rencontrer plusieurs. Puis, je ne sais pas pourquoi, c’est toujours à ce moment que je parle le plus à des inconnus. Parce que l’amour des livres, l’amour que nous portons à l’auteur que nous allons rencontrer nous dénoue la langue. Ensuite, lorsque je rencontre l’auteur, il m’est arrivé plusieurs fois d’être paralysée par leur simple présence… ne sachant plus quoi dire. J’ai eu de nombreuses fois l’air ridicule, mais je suis prête à vivre ce supplice, seulement pour leur dire «merci» pour leur travail.
Lors de mes nombreuses participations au Salon du livre j’ai eu la chance de rencontrer :
Patrick Senécal: Première surprise du maître de l’horreur québécois: il zozote. Personnellement ça m’a surprise, parce que j’avais l’image d’un homme fort et sur de lui (reste qu’il l’est!!!), mais disons que ça m’a surprise. C’est un homme sympathique qui aime «jaser» avec ses lecteurs, il prend le temps de nous écouter. Ce qui est amusant avec Monsieur Senécal, c’est que pour chacun de ses romans, il y a une petite dédicace, une petite phrase qui est en lien avec le roman. Malheureusement, ça fait un peu impersonnel, mais l’idée est bonne.
Michel Tremblay : Un grand auteur québécois! J’étais heureuse de le rencontrer pour pouvoir lui dire en personne que j’adore sa pièce de théâtre «À toi pour toujours, ta Marie-Lou» qui me rappelle de beaux souvenirs. Je n’ai malheureusement pas lu beaucoup de ses romans, mais c’est toujours une excellente lecture.
Anne Robillard + ses acteurs : Anne Robillard est l’une des premières raisons du pourquoi j’allais au Salon du livre, j’avais 15 ans et j’étais fan de ses Chevaliers d’émeraude. J’ai eu la chance de la rencontrer près de 5 fois et c’est une femme vraiment sympathique. C’est une auteure qui prend beaucoup de temps avec ses fans. De plus, lorsque nous la rencontrons dans ce genre d’événement, nous rencontrons des acteurs qui jouaient ses personnages! Eh oui ! Aujourd’hui, je ne prends plus le temps de lire toutes ses séries, car je suis passée à autre chose disons… mais je l’adore quand même.
Bruno Blanchet : Ce fut ma plus belle rencontre l’année dernière; j’en avais les larmes aux yeux et surtout… je l’ai presque manqué, mais ça serait trop long à expliquer (maudite organisation du Salon). Bruno a une douce voix, prend le temps de nous écouter et surtout de rire avec nous. Nous sentons que c’est un homme nostalgique qui aime partager ses expériences de vies et raconter des histoires. Vraiment, cet homme est un vrai coup de cœur.
Éric Emanuel Schmitt : Je l’ai rencontré il y a deux ans, je crois, et c’est une des rencontres dont je suis la plus heureuse. C’est un auteur dont j’admire l’écriture et que je ne croyais pas avoir la chance de rencontrer un jour. Je garde précieusement son roman autographié : «La Part de l’autre».
Marc Levy & Guillaume Musso: Je les mets ensemble parce que, pour moi, ils ont le même style d’écriture. Je les ai aimé! Aujourd’hui, leurs histoires se ressemblent un peu trop à mon goût. Il reste que ce sont deux hommes qui semblent très timides (ont-ils peur de notre accent ?), mais ils restent très attentionné. Après tout, après avoir lu leurs livres, on se rend bien compte qu’ils doivent être romantiques, non ?
Kathy Reichs : Je l’ai rencontré pour ma mère et la chose que je peux dire de cette femme c’est qu’elle est efficace. Lorsque nous allons dans la file d’attente, il a des gens qui travaillent au Salon pour prendre en note le nom que nous allons faire dédicacé dans notre livre. Par la suite, le post-it avec le nom est collé sur le livre. Une fois devant Madame Reichs, elle n’a qu’à regarder le nom l’écrire dans le livre. C’est, disons, très impersonnel… mais bon, au moins, avec elle, nous n’attendons pas des heures.
Michel Rabagliati : Homme attachant par son écriture et ses dessins. Monsieur Rabagliati prend le temps de nous faire un petit dessin de Paul pour dédicace. Il est sympathique et vraiment facile d’approche!
Iris & Zviane : Les deux auteures de la série de BD «L’ostie d’chat» sont deux femmes vraiment gentilles et attentionnées. Elles prendront le temps de t’écouter, de savoir ce que vous aimez de leur BD, si vous aimez les dessins et si vous faites aussi des BD. Vraiment, elles sont charmantes et nous avons aussi la chance d’avoir des dessins personnalisés de leur personnage.
Cette année j’ai eu la chance de rencontrer mon idole de jeunesse Dominique Demers, Geneviève Pettersen et d’autres écrivains déjà cités plus haut. À chaque fois que je vais à cet événement je sors avec le sourire.
Chroniques d’une anxieuse : Chez le psy
La première fois qu’on m’a dit que je devrais peut-être aller consulter, je l’ai un peu (beaucoup) mal pris. Je me disais : « Ben voyons donc! J’suis pas si folle que ça! ». Et ce n’est que cinq ans plus tard que je me suis retrouvée assise dans une chaise longue, face à Monsieur M., dans un silence des plus complets, pendant que lui notait le peu qui sortait de ma bouche. J’étais tétanisée par le simple fait de raconter ma vie, dans ses moindres détails, à un inconnu.
Je ne savais pas, moi, comment faire ça… « raconter ma vie »! Je la trouvais pas tellement intéressante et je me demandais ce qui était pertinent ou non à dire à un psychologue. Je me censurais moi-même avant même d’avoir dit quoi que ce soit. Je me posais trop de questions et ça tournait à cent mille à l’heure dans ma tête.
Pis j’avais les mains moites.
J’essayais de les essuyer subtilement sur mes pantalons en espérant que Monsieur M. ne s’en rende pas compte. Mais il s’en rendait compte. Il en avait vu d’autres. Beaucoup d’autres. Des anxieux à la tonne. Il savait comment ça fonctionnait, dans ma tête et il respectait mes lourds silences, mes mains moites, mes regards fuyants et mes gigotements incessants parce que j’avais chaud et que je trouvais la chaise vraiment inconfortable.
La veille de ma première rencontre avec Monsieur M. (guess what?), j’avais fait de l’insomnie toute la nuit. J’étais anxieuse à l’idée d’aller consulter un psy pour mon anxiété. Ben oui, je sais, c’est niaiseux.
J’étais arrivée vingt minutes avant mon rendez-vous, question de me laisser le temps de stresser encore plus, dans une minuscule salle d’attente où la seule distraction possible était les quelques revues de cuisine posées sur une table à côté de moi. Et, pendant que je démystifiais comment faire un délicieux clafoutis aux bleuets, avec les ingrédients, les étapes pis toute, j’ai légèrement levé mes yeux pour regarder une dame, assise en face de moi. Elle buvait (comme moi) trop de café et ses mains tremblaient à n’en plus finir. Et je me suis dit : « une semblable! ».
J’étais au paradis des anxieux! J’exagère peut-être un peu (à peine), mais quand même, je me rendais compte que je n’étais pas seule avec tout ce poids parfois trop lourd à porter et ça me donnait un goût nouveau d’espérance.
C’est à ce moment que Monsieur M. m’a sorti de ma rêverie. Il est arrivé comme un petit bonheur, dans la salle d’attente, le sourire aux lèvres, tout joyeux, les yeux pétillants, la voix rieuse.
Madame Girard! Comment ça va aujourd’hui?
Et à cette simple question j’avais déjà le goût de pleurer. Ça commençait bien. Mais, oui, comment j’allais en fait? Comme réponse, j’ai balbutié quelques mots avec ma maladresse hors du commun. On est entré dans son bureau. On a commencé à parler. Il m’a fait des jokes un peu niaiseuses. J’ai ri. Ça m’a détendu. Ça m’a fait du bien.
Ce n’était pas un psy comme les autres. Ou, en tout cas, l’idée que je me faisais du psy. Il n’était pas frette pantoute. Quand je pleurais, je voyais qu’il avait envie de pleurer avec moi, de me consoler. Il me disait qu’il fallait que je vive ma jeunesse, aller boire jusqu’aux petites heures du matin, me faire du fun au lieu d’angoisser comme je le faisais. Il me disait « couler un examen, c’est tu si pire que ça? Changer d’emploi, c’est tu vraiment la fin du monde? ». Il me disait que je devais profiter du moment présent. Profiter de maintenant.
Il me disait que j’étais belle et que je devais le croire parce que c’était vraiment vrai. Et il me disait que déjà, sans me connaître réellement, il savait que j’allais avoir une belle vie. Et sa certitude me contaminait un instant, je le croyais, oui, j’allais avoir une belle vie.
On parlait de mon enfance, de ma famille, de mes amis, de ma phobie du téléphone, de mes crises de panique, de mon besoin incessant de me faire rassurer, de ma paranoïa, de ma peur de me faire juger. On parlait, parlait, parlait. De mes obsessions, de mes angoisses. Parce que j’en ai un tas d’angoisses.
Pis, BAM!, l’heure avait passé. C’était fini.
Pendant qu’on se disait au revoir, j’ai eu une soudaine envie de pleurer (ben oui encore!). Je ne comprenais pas moi-même d’où ça venait. Peut-être parce que je sentais que j’avais enfin l’aide que j’avais toujours rêvé d’avoir, que quelqu’un m’écoutait, mais surtout me comprenait. Il n’était plus question de « Arrête donc, Alex! Tu capotes pour rien! ». Mais là on me donnait des solutions, des moyens pour que je puisse mieux vivre. Mais je sentais que ça allait me prendre une coupe de rencontres avant d’être vraiment bien… et ça me faisait peur.
Dès que j’ai eu tourné le dos à Monsieur M., les larmes ont commencé à couler doucement sur mes joues. Je me suis précipitée vers la sortie et j’ai pleuré la grosse boule qui était coincée dans ma gorge. J’haletais. J’essayais de retrouver mon souffle. J’étais peut-être vraiment folle, j’allais peut-être devoir consulter pour le reste de ma vie, peut-être que je n’allais jamais être capable d’être heureuse.
Pis là, j’ai senti une main sur mon épaule.
Je me suis retournée. Monsieur M. me regardait, stupéfait, en me tendant ma sacoche que j’avais oubliée dans son bureau (big fail!). Et, là, il voyait mon visage en pleurs, notre séance terminée, il ne me devait plus rien, mais il m’a tout de même serrée dans ses bras en me disant « ça va bien aller ». Parce qu’il savait. Il savait tout ce qui se passait en moi.
C’est tout simple un « ça va bien aller », mais ça change tout. Ça donne espoir. Ça soulage le cœur. Ça allège les pensées dans la tête. C’est réconfortant.
Je suis partie en me répétant « ça va bien aller » à chaque pas que je faisais. Parce que je voulais que ça me rentre dans la tête. Parce que je voulais y croire. Parce que, même si ce n’est pas toujours facile, on y arrive toujours.
Tout allait bien aller.
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La petite, c’est Hélène, une jeune fille, qui rêve d’être Lady Oscar, une héroïne de dessins animés. Le vieux, c’est Roger, homme qui attend la mort, assis sur son balcon, à boire une bière. Ces deux-là vont développer une amitié sincère et franche, malgré les années qui les séparent. Le roman décrit avec brio le passage de l’enfance à l’adolescence et les difficultés que provoque ce changement. Lire la Suite
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Il y a quelques semaines, j’ai fait un article sur les chaines Youtube pour les « foodies », j’ai décidé de récidiver cette semaine en vous proposant quatre femmes qui tiennent des chaines Youtube parlant de féminisme, d’identité et de sexualité.
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Laci Green se décrit elle-même comme une activiste de l’éducation sexuelle. C’est une des premières à avoir fait des vidéos parlant de la sexualité des femmes, dans une perspective féministe, sur Youtube et avec plus d’un million d’abonnés, on ne peut pas vraiment questionner sa pertinence. C’est vraiment un incontournable sur Youtube .
Marina et Marinashutup
Marina, c’est ma nouvelle découverte. En plus de faire des vlogs sur une multitude de sujets, elle fait, à tous les vendredis, feminist fridays. Chaque semaine, elle propose un sujet touchant les femmes et donne son opinion, toujours bien construite et réfléchie sur ce même sujet.
Lindsay de Sexplanations
Sexplanations est une chaine semblable à celle de Laci Green, mais faite par une sexologue. Elle y couvre plusieurs sujets, dont celui du consentement et du spectrum des genres, pour ne nommer que ceux-ci.
Taylor de Tadelesmith
Taylor est vraiment une de mes chouchous de ce type de vidéos. Son ton humoristique et sarcastique est vraiment drôle. Elle ne parle pas toujours de féminisme, ni de ses convictions, mais lorsqu’elle le fait, c’est souvent en faisant des fausses vidéos de maquillage du genre feminist makeup tutorial ou encore anti-friendzone makeup tutorial.
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Il y a de ça un an et demi, j’ai fait ce que bien des jeunes adultes en quête d’aventure font: j’ai paqueté mon sac à dos et je suis allée me perdre dans les Europes. Mon voyage était relativement planifié d’avance: mon amie et moi avions déjà réservé nos auberges, on était un peu dans la ouate. Quand j’y repense, je me rappelle à quel point j’étais fière d’être partie 1 mois (dont deux semaines seule), mais je me dis aussi que c’était un voyage de novice dans un chemin mille fois tapé… Mais ça, j’essaie de pas trop y penser, question de ne pas enlever toute la beauté à mon voyage.






















