All posts tagged: Blogue

Une fille pas si louche

Une fille louche, de Sylvianne Blanchette, est un recueil de textes tiré du blogue portant le même nom. Plusieurs billets y sont regroupés, sans ordre chronologique, dans le but de créer le magnifique et touchant roman qui s’est retrouvé entre mes mains, un après-midi, fin août. L’auteure a débuté ce journal virtuel à la suite d’une rupture amoureuse particulièrement éprouvante. Dans ce carnet, on la suit tout au long de la vingtaine, alors qu’elle tente de survivre au passage à l’âge adulte, à la dépression chronique, aux peines d’amour, aux relations qui vont et viennent, aux idées noires et aux paradoxes de la vie et de sa propre tête. Elle partage également des moments d’extase, de questionnements existentiels et de tendres banalités. À travers une écriture authentique parfois poétique, elle se livre avec une pointe d’humour et beaucoup d’émotions. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas autant retrouvée dans les mots de quelqu’un d’autre. Peut-être est-ce là tout le pouvoir des écrits si personnels, de l’autocritique et de la mise en mots de ses propres …

S’initier au zéro déchet

On entend de plus en plus parler du mouvement zéro déchet, mais peu de gens s’imaginent vivre selon les règles de ce mode de vie. C’est plutôt un truc de hippie qu’on se dit, je vis en ville/en campagne, c’est trop compliqué. Et si elles n’existaient pas, ces « règles »? Si c’était en fait bien facile, mais qu’on n’osait pas s’y intéresser par peur d’être marginaux? Je vous invite à en connaître un peu plus sur ce mode de vie pas-trop-hippie et je vous conseille même des lectures pour vous convaincre que c’est bien moins compliqué que vous le croyez, le tout en un seul article! C’est assez simple ça, non? Premièrement, pourquoi? Questionnement légitime, on est en droit de se demander pourquoi il nous serait favorable de changer nos habitudes de vie, qui perdurent depuis des générations. Eh bien… justement parce qu’elles ne datent pas de bien longtemps et en à peine quelques décennies, nous avons accéléré le processus de dépérissement de la planète et fait évoluer le réchauffement climatique beaucoup plus rapidement. …

Musique d’ici: Safia Nolin

Si vous avez manqué ma découverte musicale du mois d’Août, c’est par ici. En Septembre, on écoute Safia Nolin. J’ai découvert Safia l’année dernière avec sa chanson « Valse à l’envers » publiée sur la chaîne de BRBR. J’ai tout de suite adoré son style folk et me suis empressée d’aller en découvrir davantage dans les entrailles du merveilleux monde de YouTube. Avec sa voix douce et ses textes inspirés de sa propre réalité, elle nous fait entrer dans son univers parfois sombre, mais toujours apaisant. À l’âge de dix-sept ans, Safia Nolin décide d’apprendre à jouer de la guitare par elle-même. Sage décision puisque, un peu plus tard, elle remporte le prix SOCAN de la chanson primée à la 44e édition du Festival International de la Chanson de Granby avec sa composition « Igloo », que l’on pourra entendre sur son premier album. D’ailleurs, celui-ci sort… aujourd’hui! Inutile de dire que j’ai très hâte de me le procurer pour faire profiter mes oreilles de son talent. Safia a déjà un beau parcours musical. En mars dernier, l’excellent artiste Pierre Lapointe …

Musique d’ici: Peter Henry Phillips

Si vous avez manqué ma découverte musicale québécoise du mois de Juillet, c’est par ici. En Août, on écoute Peter Henry Phillips. Originaire de Saint-Adrien, Pierre-Philippe Côté (de son vrai nom) s’est lancé récemment dans un projet anglophone et a sorti son premier EP cet hiver sous le nom de Peter Henry Phillips. Je suis tombée en amour avec sa chanson « Secret » la première fois qu’je l’ai entendue. Depuis, elle joue sans arrêt dans mes oreilles. Elle agit comme un plaster sur le cœur quand il va moins bien. On a juste besoin de fermer ses yeux et de l’écouter pour aller un peu mieux. Sa musique a un son planant, un peu comme celui de William Fitzsimmons ou celui des ballades de City and Colour. Je vous donne un p’tit avant-goût de son travail (attention, vous risquez de devenir accro comme moi). Le mois dernier, il a fait la première partie de Coco Méliès (ça vous dit quelque chose?). C’était sûrement un excellent spectacle! J’aurai la chance de me reprendre. Il revient le 4 octobre prochain, à …

Le fil rouge fête sa première année et Marjorie et Martine ont quelques mots pour vous…

Notre bébé blogue a un an, plus de 500 articles, 300 commentaires et une vingtaine de collaboratrices! Outre les chiffres, ce n’est pas si simple de faire le bilan d’un an de travail sur le blogue, ce fut une année ponctuée d’ajustements, de questionnements, de projets, d’idées et de beaucoup de paninis et de cafés. Ce fut un an pour apprendre à se connaitre,  découvrir nos  forces,  travailler en équipe et  rencontrer de bien belles personnes, lire des livres marquants et en découvrir plein d’autres. Se laisser inspirer par les découvertes des collaboratrices, faire nos recherches pour des sujets, être curieuses de tout ce qu’on lit. Une année pour apprendre plus en profondeur  sur ce que c’est d’avoir un blogue et d’exposer des parcelles de sa vie sur les internets. Cette année a été une des plus belles, simplement parce qu’ainsi on s’est rapprochées un peu plus de tout ce qu’on rêve déjà pour Le fil rouge. Avant même que Le fil rouge prenne vie, il y a eu la courte vie de Boucle et noeud papillon, …

Musique d’ici: Saratoga

Si vous avez manqué ma découverte musicale québécoise du mois de juin, c’est par ici. En Juillet, on écoute Saratoga. Je connaissais déjà la musique de Chantal Archambault. Par contre, je n’étais pas au courant qu’elle et Michel-Olivier Gasse s’étaient récemment créés un groupe du nom de « Saratoga ». C’est mon amie qui m’a parlé d’eux après les avoir entendu à Tadoussac, le mois dernier. Gros coup d’coeur pour elle et moi. Les deux mots qui me viennent en tête en écoutant leur mini-album sont «douceur» et «simplicité», autant par rapport à leurs voix qu’à leurs mélodies et leurs paroles. Ils ne font pas que chanter; ils nous racontent des histoires. « Tu sais ç’qui est beau avec le soir? J’m’en vais m’coucher comme pour te voir. En attendant toi dans mes bras, même pas couché je rêve déjà. » – Les bourgeons pis le gazon Avec son style folk, Saratoga est parfait pour l’été. Leur musique est un bon remède contre la grisaille que nous apporte la pluie! J’vous laisse avec un p’tit teaser. Ils se produiront prochainement sur scène dans le coin …

Musique d’ici : Emilie & Ogden

Si vous avez manqué l’article du mois de Mai de ma série « Musique d’ici », c’est par ici. En Juin, on écoute Emilie & Ogden. J’ai découvert la chanson What Happened en creusant dans YouTube, comme j’fais tout l’temps (c’est sûrement une de mes activités préférées). Quatre minutes plus tard, j’étais tombée sous l’charme de la musique d’Emilie Kahn. Quand j’ai commencé à l’écouter, j’cherchais qui était Ogden. J’ai fini par comprendre qu’Emilie formait un duo hors du commun avec sa harpe, qu’elle avait baptisée ainsi. En fait, « duo » serait presque un mot mal choisi puisque je trouve qu’elle ne fait qu’un avec son instrument. Son style étant plutôt folk, Emilie a une voix angélique et délicate qui s’harmonise parfaitement avec son jeu à la harpe. Elle me fait penser à un mélange entre Anna McLuckie et Joanna Newsom, mais version québécoise. Les harpistes ne courent pas les rues, malgré la beauté du son de cet instrument. Elle est un vent de fraîcheur dans la culture de notre belle province. Emilie & Ogden joue parfois en formule trio avec Jesse Mac Cormack, à la guitare, …

« What I eat in a day» ou construction d’une identité alimentaire sur Youtube et Instagram

« Dis-moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es » comme on dit. Cela n’aura jamais été plus vrai qu’avec les vidéos intitulés « What I eat today », qui envahissent littéralement le web à l’heure actuelle. Regardons ces festins de plus près… Je ne suis certainement pas la seule à avoir remarqué la prolifération et la popularité grandissante de ces vidéos « What I eat in a day » (ou « What I ate today» ou « What I eat Wednesday », appelez-les comme vous le voulez) sur Youtube ou encore des séries de photos alimentaires sur Instagram. Remarque, peut-être que c’est juste moi aussi qui se tient trop sur ces sites-là. Quoi qu’il en soit, le concept est très simple, voire trivial : la personne filme ou photographie tout ce qu’elle mange en une journée, souvent en commentant ses repas (ou même en les cuisinant devant la caméra) et en intégrant (ou non) les recettes qu’elle prépare et mangera (eh oui, aussi parfois devant la caméra). À quoi ça rime tout …

Derrière le poisson rouge (partie 2)

Dernièrement, j’ai eu la chance de m’entretenir avec la pétillante Mélissa Verreault, auteure du livre «L’angoisse du poisson rouge», duquel j’ai rédigé une courte critique le mois dernier. Suite à notre rencontre, je peux vous dire une chose: Mélissa a un parcours impressionnant. Mélissa Verreault est née à Montréal, mais a résidé sur la Rive-Sud de Québec tout au long de son enfance. À l’âge de 19 ans, elle est partie étudier à Montréal, où elle a complété sa maîtrise en Création littéraire. Elle s’est ensuite éloignée de ses racines en allant vivre en Italie pendant quelques mois avec son mari, durant lesquels elle a tenu le blogue «Chroniques italiennes», maintenant appelé «Chroniques lévisiennes» depuis qu’elle est revenue habiter là où elle a grandi: à Lévis. L’auteure dit être passionnée par l’écriture depuis longtemps et admet avoir toujours été davantage attirée par le papier et le crayon que par la lecture. Déjà à sept ans, elle écrivait des petits recueils de poèmes pour le plaisir. Ses expériences dans le monde littéraire se sont ensuite multipliées au fil …

Tout commence avec un poisson rouge (partie 1)

Récemment, j’ai eu un coup d’cœur pour le dernier roman de Mélissa Verreault, « L’angoisse du poisson rouge », paru en 2014. J’ai lu beaucoup d’articles et entendu plusieurs critiques positives au sujet de ce livre qui m’ont donné envie de le lire à mon tour ! J’suis une fille curieuse (et légèrement influençable). Bref, j’ai pas été déçue. Le roman est divisé en trois parties. Dans la première, on apprend à connaître Manue, jeune femme moderne persuadée que sa vie n’est qu’une série de drames et de catastrophes. La deuxième partie raconte l’histoire de Sergio, soldat de la Seconde Guerre mondiale. La troisième (et dernière) est davantage axée sur Fabio, jeune homme italien venu habiter à Montréal. Ce qui m’a le plus impressionnée est le lien qui existe entre ces trois personnages, pourtant chacun si différent l’un de l’autre. Leurs chemins se croisent grâce à Hector, le poisson rouge de Manue. Plus précisément, après sa disparition mystérieuse. Il est le «personnage» le plus important du livre, celui qui les relie tous. Parce que, sans lui, les 446 …