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3 suggestions de séries manga à découvrir

Quand je suis en panne de lecture, que ma capacité d’attention me fait défaut et que les romans me semblent être des projets interminables, lire un manga est un excellent remède à mes maux de lectrice. Puisqu’il se lit rapidement et qu’il ne m’épuise pas mentalement, il me fait du bien et ma motivation à lire se réactive comme par magie ! Il m’est donc venu à l’idée de vous proposer trois séries manga différentes, qui m’ont toutes permis de m’évader et de continuer à lire. Le mari de mon frère, Gengoroh Tagame Yaichi habite seul avec sa fille Kana. Un jour, un homme se présente à lui comme étant le mari de son frère jumeau qui a refait sa vie au Canada et qui est maintenant décédé. Il héberge donc Mike, son beau-frère venu d’Amérique du Nord pour découvrir le Japon, le pays qui a vu grandir son défunt frère. Vivant dans un pays où le mariage entre personnes de même sexe n’est pas encore légalisé, Yaichi, marqué par des préjugés homophobes, ouvrira tranquillement …

S’approprier ce qui nous appartient déjà

En tant que biologiste, je croyais que la seule façon de sensibiliser les gens à l’importance de protéger la nature, c’était d’énumérer les faits scientifiquement prouvés : « Un nombre X d’espèces est disparu dans le golfe du Saint-Laurent depuis cette année-là. » Ou encore « Après un déversement, un nombre Y de Québécois pourrait ne plus avoir accès à l’eau potable. » Le recueil J’écris fleuve m’a prouvé qu’on pouvait faire autrement : faire ressurgir nos sentiments pour la nature grâce à la beauté des mots et à la force de la littérature. Trente-cinq textes sur le même thème, mais sous des angles complètement différents. Certains abordent des souvenirs d’enfance sur les rives du fleuve, les châteaux de sable, les pique-niques et la première sortie de pêche père-fils. D’autres traitent de l’importance du Saint-Laurent dans leur processus d’écriture et leur vie d’auteur. Certains dénoncent ce qu’on lui fait subir avec ironie et insolence. On fait souvent référence à son histoire, à ses explorateurs et à ses appellations, mais on est loin du manuel scolaire. On a …

Écolo de la racine à la pointe

Stratégies d’écolos Depuis l’inexistant bogue de l’an 2000, l’homme semble plus consciencieux de son environnement et de sa planète. L’écologie est à la mode les amis, ce qui est tout à notre honneur. Certains posent de petits gestes en se prêtant aux joies du compost et des jardins communautaires. D’autres plus déterminés et audacieux, comme mon admirable amie Ariane Pilon, deviendront végétaliens ou végétariens. Moi, j’ai choisi une autre alternative. Il y a un peu plus de deux ans, j’ai eu la chance de travailler avec un jeune homme impliqué, engagé et intelligent dans une multinationale aux valeurs très controversées. Ce cher PP fabriquait son propre savon, participait à plusieurs groupes militants et ce qui me dégoûta profondément sur le moment, ne se lavait plus les cheveux depuis déjà un mois. Lorsque celui-ci m’annonça cette décision prise de façon consciente et lucide, je ne comprenais pas ce choix. Tes cheveux doivent puer? Tes cheveux ne sont pas gras? Ça ne te pique pas au fond de la tête? Etc, etc, etc. Quelques mois plus tard, j’avais complètement …

Le phénomène des tiny houses

Depuis quelques mois, j’ai découvert le phénomène des tiny houses et j’ai été curieuse d’en apprendre davantage. Dans une ère où les maisons sont excessivement plus grosses qu’il y a cinquante ans et ce, pour aucune raison, je me questionne chaque fois que je passe devant ces « cabanes » comme on les appelle, combien de gens peuvent habiter dans tant de pièces? Les familles étant souvent de 4, voire 5 personnes, j’arrive difficilement à comprendre la possession d’une maison à 15 pièces. Ces questionnements me mènent encore à des éléments de réponse tels que surconsommation, paraître et possession. On le sait, les possessions matérielles nous ont souvent vendu le rêve d’un bonheur ultime, mais j’en reviens à me demander pourquoi posséder tant de choses et tant d’espaces ? C’est un peu pour toutes ces raisons que je m’intéresse à ce phénomène ainsi que pour des raisons minimalistes, économiques et aussi de design. Derrière une optique de contrer le rêve américain beaucoup trop axé sur un monde de (sur)consommation, le mouvement des Tiny houses (ou des micromaisons en français) gagne de …

L’affaire Keurig

Quand j’étais en colocation, on avait une cafetière Keurig. Une de mes colocataires l’avait rapportée de chez ses parents et je suis vite tombée sous le charme. Du café vite fait, en portion simple; l’idée du siècle. J’avais ma presse française pour les jours normaux et la keurig pour me gâter, parce que laissez-moi vous dire que mon budget d’étudiante était loin de subvenir à un achat régulier de boites de k-cup. Jamais je ne me suis posée de questions d’ordre environnemental face à ce produit. Je jetais le petit pot de plastique à la poubelle dans un automatisme qui, maintenant, me semble alarmant. Quand  je suis déménagée, mon copain m’a offert une petite cafetière italienne et je n’ai plus vraiment repensé à la Keurig. Ce n’est que cette année que j’ai commencé à me poser des questions sur le fameux système à utilisation unique  de cette cafetière. Au nombre de gens qui l’utilisent, au nombre de cups qui se vendent, ça ne peut faire autrement que de polluer, non? Pour en savoir plus, je me suis mise à …

La nouvelle revue vegane Versus

Le végétalisme (sans produit d’origine animale) et le véganisme (refus de l’exploitation animale) prennent beaucoup d’ampleur à Montréal ces derniers mois. Plus qu’un simple régime alimentaire, il s’agit d’un véritable mode de vie. J’ai eu l’occasion d’aller récemment à une conférence chez Crudessence (gratuite une fois par mois, je vous la conseille) où un membre de cette belle équipe nous a invité à répondre à la question: Pourquoi mange-t-on? Une question bien simple, qu’on oublie trop souvent de se poser. Après avoir entendu dans le public la réponse « pour avoir de l’énergie », on nous apprend que certains aliments nous demandent plus d’énergie pour les digérer qu’ils ne nous en apporte en bout de ligne… résultat, on se retrouve plus fatigué après avoir mangé (!?!). Il est donc important de revenir à l’essentiel. Le plaisir, le goût, la transformation des aliments dans la cuisine, OUI! mais pas au détriment des réels apports et bienfaits des aliments. Ce que j’ai aimé dans cette conférence, c’est qu’ils ne sont pas là pour révolutionner l’alimentation de quiconque. Ils nous conseillent d’ajouter …