Comme une princesse — Pour aller au-delà des stéréotypes de genre
«Une histoire charmante sur l’acceptation de soi, de ce qu’il y a d’unique et de beau au cœur d’une relation fille-père.»
«Une histoire charmante sur l’acceptation de soi, de ce qu’il y a d’unique et de beau au cœur d’une relation fille-père.»
Depuis ma lecture de L’abragan de Jacques Goldstyn, je suis rendue «fan» de son art. Ce que j’apprécie le plus de cet auteur-illustrateur est son amour pour la liberté d’expression, des enfants et le fait qu’il soit un homme engagé. J’ai pu retrouver tout cet amour dans son p’tit dernier : Azadah, qui raconte l’histoire d’amitié entre cette enfant et la photographe Anja. Azadah apprend que sa nouvelle amie quitte le pays. C’est la panique! Elle la supplie de l’emmener avec elle, dans son pays où les femmes ont plus de chances de réussite, où les écoles ne sont pas détruites et où son avenir n’est pas tracé. Azadah rêve de devenir elle aussi une Anja, une femme libre qui a la chance de pouvoir faire un métier qu’elle aime et surtout de pouvoir voyager. Elle rêve d’une vie à l’occidentale. Mais, malheureusement ce n’est pas possible, Anja doit quitter le pays. Elle prend un taxi et laisse derrière elle son sac à dos et une Azadah en larmes. Découvrant le trésor que son amie lui …
Premier roman de Jonathan Bécotte, Souffler dans la cassette est un roman poétique imprégné de magie. Cette ode à l’amitié et à la jeunesse nous transporte au temps de l’enfance où le simple fait de passer du temps avec son meilleur ami est l’unique plaisir de la vie. C’est l’histoire d’une amitié fusionnelle entre deux jeunes garçons qui insuffle en nous une nostalgie, celle de l’apprentissage de la vie, de l’apprentissage de ces sentiments qui sont si près de l’amour que le monde s’arrête. On les découvre lors des dernières semaines de classe : J’ai retrouvé un vieux coin-coin Qu’on avait fait en catéchèse. J’avais mémorisé quelle combinaison …
«Je déteste le ballet.» «Je déteste les samedis.» «J’ai mal au cœur en voiture.» «Les arabesques, c’est grotesque.» Ada est une petite fille grincheuse, surtout le samedi, parce que c’est le jour de son cours de ballet… et elle DÉTESTE LE BALLET ! Alors qu’elle tente de reproduire une pirouette demandée par sa professeure de danse, elle dévale malencontreusement, tchah, tchah, BOOM, clang, PFOUF (!) jusqu’à l’extérieur de la salle pour finalement heurter un homme qui lui semble porter un drôle de pyjama. L’homme en question, épaté par ses pirouettes spectaculaires, lui demande de venir en faire la démonstration dans son cours. Les enfants présents sont impressionnés par ses prouesses car il faut bien l’avouer, c’est du grand karaté! Et voilà qu’un sourire se dessine enfin sur le visage de l’attachante petite râleuse… Publié aux Éditions La Pastèque, cet album d’Élise Gravel fait tomber les barrières des stéréotypes de genre. Loin de l’image de la petite fille douce et calme, Ada est boudeuse, râleuse et explosive! L’histoire démontre aux enfants l’importance de faire ce que l’on …
Je ne sais pas pour vous, mais lorsqu’un auteur me marque particulièrement, c’est comme s’il faisait partie intégrante de ma famille. Le tout est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un auteur qui m’a marquée pendant ma jeunesse, car on dirait que les récits que nous lisons lors de notre âge formateur nous marquent au fer rouge. C’était le cas d’Anique Poitras et de sa sublime série « Le Roman de Sara ». C’est probablement pourquoi j’étais si troublée d’apprendre sa mort en décembre dernier. J’étais secouée, et, pour faire mon deuil, j’ai décidé de relire sa trilogie qui avait marqué ma préadolescence : La Lumière blanche, La Deuxième Vie et La Chambre D’éden.
Une des émissions pour enfants à avoir le plus marqué mon imaginaire fut les Moomins. Quand j’étais petite, je n’étais pas tellement une enfant qui aimait être vissée devant la télévision : je préférais de loin regarder des livres ou jouer à des jeux de rôles avec mes amis et ma famille. J’avais une imagination plutôt débordante (pour le meilleur et pour le pire) et un sérieux presque adulte dans mes mises en scène. Cette famille d’hippopotames blancs finlandais et leurs amis m’ont séduite par leur singularité, et par le fait que les morales qui résonnaient dans leurs histoires n’infantilisaient jamais le public. Là où la majorité des séries pour enfants misaient sur le grotesque, les Moomins, eux, misaient sur la philosophie.
Lorsque j’avais le plaisir d’être une enfant, j’avais développé un intérêt grandissant pour la lecture de séries. J’adorais le sentiment de pouvoir débuter et terminer un livre sans que l’histoire, elle, ne soit arrivée à terme. Je ne voulais pas voir la fin. Ou du moins, je tenais à prendre mon temps. Vous savez, cette chose que vous avez en quantité phénoménale lorsque vous êtes jeunes. La jeune lectrice que j’étais suivait une règle bien rigoureuse, celle de ne jamais fermer un livre avant de l’avoir terminé. Même si je le détestais, je me devais de le finir. J’aurais dû rencontrer Pennac plus tôt dans mon existence, mais la vie en a voulu autrement. Je respectais la littérature à ce point que je ne voulais pas la froisser. Pas question que je laisse des orphelins derrière, des abandonnés, des délaissés, des oubliés. Bref, j’avais le cœur d’une enfant fragile et amoureuse d’un monde, le plus beau, celui des livres. À l’époque, j’avais passé à travers les divers tomes de Harry Potter, ceux d’Amos d’Aragon et …
Pourquoi ne pas apprivoiser cette lenteur avec trois magnifiques albums empreints de délicatesse et de douceur tant dans les mots que dans les illustrations.
La sortie d’un livre de la série Harry Potter fait partie de mes plus beaux souvenirs d’enfance. Je passais absolument toutes mes vacances de Noël emmitouflée sous les couvertures en compagnie de mon trio d’humains fictifs favori. Je sais pertinemment que plusieurs personnes de ma génération ont été exactement dans la même position, c’est-à-dire dans l’attente interminable de la suite des aventures à Poudlard. Or, apparemment toute bonne chose à une fin et un jour le septième livre est apparu. Pour être franche, j’étais tout à fait satisfaite de la série de A à Z. Dans ce cas, pourquoi vouloir aller remettre du glaçage sur un gâteau où se trouve déjà la cerise? Les Potterheads comme moi auront déjà compris que je fais allusion à la pièce de théâtre Harry Potter et l’enfant maudit qui a été publiée en français il y a quelques semaines. D’abord présentée sur scène à Londres, le texte de la pièce a été publié le 31 juillet 2016 (certains auront compris l’importance de cette date) dans sa version originale en …
Pour faire suite à un article écrit par Gloria en janvier dernier et pour relancer la discussion et le ressassement de souvenirs de jeunesse, j’ai décidé de vous présenter ici d’autres héroïnes littéraires qui nous inspirent. Fanie propose Harriet l’espionne. Paru en 1964, ce roman, écrit et illustré par Louise Fitzhugh, présente une jeune fille de onze ans qui vit dans l’Upper-East-End de New York et veut devenir écrivaine. Une fille de routine qui refuse de manger autre chose que des sandwichs aux tomates, Harriet espionne ses amis et camarades de classe, prenant soigneusement des notes dans son carnet chéri. Têtue, imaginative et honnête, Harriet est un modèle de persévérance quand tout semble aller mal. Martine propose Matilda et Fifi Brindacier, sur lesquelles elle a d’ailleurs déjà consacré un article chacune. Héroïne du roman éponyme paru en 1988, Matilda est une petite fille douée d’une intelligence hors pair qui adore jouer des tours et lire des livres. Parents peu présents et directrice d’école tyrannique n’arrêtent pas l’enthousiasme et les pouvoirs de télékinésie de cette petite fille, qui …