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Les bienfaits de lire pour le plaisir pendant ses études

Comme plusieurs d’entre vous, je suis étudiante. Étudiante à l’université, en première année de droit. Et Dieu sait qu’en droit, il y a en masse de quoi lire : les ouvrages de doctrine rédigés par des professeurs, la jurisprudence, les textes de loi, et j’en passe. Je ne peux pas parler pour les autres programmes, mais je pense bien qu’en général, on est pas mal tous et toutes dans le même bateau qui navigue sur des pages et des pages de lecture à n’en plus finir. J’ai souvent entendu des étudiants dire : « Pendant mes études, je ne lis rien d’autre que ce qui a rapport à mes cours », et ce, dans le but de se concentrer au maximum sur leurs études, ce qui est bien, dans un sens. Je comprends le rationnel de la chose, ayant également essayé d’arrêter de lire pendant ma première session de droit parce que je pensais que cela me permettrait de me concentrer davantage sur mes études. MAIS C’ÉTAIT SI DIFFICILE DE RÉSISTER. Je n’ai pas pu m’empêcher d’écouter ce bouquin …

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Quand la BD dépeint une enquête sur les relations amoureuses des jeunes iraniens

Jane Deuxard est le pseudonyme d’un couple de journalistes indépendants qui ont décidé de se rendre de manière clandestine en Iran pour recueillir les témoignages de jeunes iraniens concernant leur vie amoureuse. Leurs rencontres avec ces jeunes provenant de différents coins de l’Iran sont reproduites dans le roman graphique Love story à l’iranienne illustré par Deloupy. Ce livre, qui prend la forme d’un reportage, m’a particulièrement marquée en raison du climat politique particulier de l’Iran que l’on découvre dans ce livre. Idylles amoureuses, jeunesse et régime théocratique Le livre est divisé en plusieurs parties dont chacune est dédiée à un jeune iranien qui fait part au couple de journalistes de sa situation ainsi que de sa vision des relations amoureuses dans un pays où elles sont interdites avant le mariage et où les mariages arrangés sont fréquents. C’est très intéressant, car devant des règles aussi strictes, la question se pose : comment les jeunes iraniens vivent-ils leurs idylles amoureuses dans une société qui les interdit? Les journalistes ont fait l’effort de rencontrer des jeunes aux …

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Tulipe : la vie entrecoupée de pauses crêpes

Sous un ciel entièrement bleu, au milieu d’une étendue verte, se dresse un arbre. Adossé à son tronc, Tulipe, un ours philosophe habillé d’un débardeur rayé, somnole. Autour de lui, ses amis s’activent dans tous les sens : Crocus le serpent, Violette l’oiseau, Narcisse le tatou, Capucine la chauve-souris, Rose la poule. Tous ont des noms de fleurs, excepté l’arbre, le caillou et l’œuf, ce qui ne les empêche pas de pouvoir penser et parler comme les autres. Car c’est bien là que se situe la magie des petits ouvrages de Sophie Guerrive : dans les dialogues et les pensées de ses personnages. Entre sublime et absurde Chacun d’eux est traversé par des questionnements à la fois philosophiques et existentiels, sur l’amitié, l’amour, la mort, la confiance, la timidité, l’ennui, l’efficacité, la solitude, etc. Tous un brin névrosés, ils s’interrogent sur le sens de la vie. Ce qui donne des dialogues poétiques (parfois des monologues, mais jamais bien longtemps, tout le monde venant y mettre son grain de sel!), emprunts de mélancolie et d’humour. Ainsi, …

D’la féerie québécoise

J’avais ces deux livres entre les mains, et je voyais des points communs entre les œuvres de ces deux auteur-trice-s. Je me suis alors permis de les rassembler. « Ton tour, pige dans le lac. Le lac est profond. Des hommes, tous les jours, se noient et coulent. Tu plonges. Dans les lacs. Tu n’as pas peur. Tu es grand et fort. Tu tires sur tout ce qui bouge. La reine crie. Éclate, en pétales. Tu restes calme, concentré. De tes gestes calculés choisis une carte. Le valet, les cartes, font des châteaux. Face à découvert, tu me tiens. Je te tiens. Le premier qui rit. » Zoologies, Laurence Leduc-Primeau (p. 16-17, La Peuplade) Zoologies est le tout premier livre de Laurence Leduc-Primeau avec la maison d’édition La Peuplade. Son premier roman a un nom tout aussi intrigant : À la fin ils ont dit à tout le monde d’aller se rhabiller, aux Éditions de Ta Mère. Zoologies était ma première découverte de l’autrice et, dès les premiers micro-récits à tendance poétique, j’ai été charmée. L’univers féerique …

Un livre québécois par mois : Février : La Pastèque

En février, on lit un livre de la maison d’édition La Pastèque ! La Pastèque fut fondée par Frédéric Gauthier et Martin Brault en 1998. Elle édite principalement des romans graphiques, mais nous pouvons constater de plus en plus d’albums jeunesse. Elle est surtout connue pour être la maison d’édition qui publie les bandes dessinées de Michel Rabagliati, Paul. La Pastèque a pour objectif de nous faire tomber en amour avec des scénarios bien construits d’illustrateurs-trices québécois-es et parfois d’autres pays. Pourquoi avoir choisi La Pastèque ? Je vous avoue être sous le charme de leurs créations. Il est rare que je sois déçue de mes lectures et leurs bandes dessinées sont souvent mes coups de cœur. Voici quelques suggestions de lecture : Monsieur Vroum, Etienne Gerin L’oiseau de Colette, Isabelle Arsenault Ada la grincheuse en tutu, Élise Gravel Louis parmi les spectres, Fanny Britt et Isabelle Arsenault (que du beau) Le facteur de l’espace, Guillaume Perreault (un coup de cœur) Rose à petits pois, Amélie Callot et Geneviève Godbout (de la douceur) L’arbragan, Jacques Goldstyn (une belle morale) Le bestiaire des …

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Le genre littéraire policier: le mal-aimé?

J’ai toujours affectionné le genre littéraire policier, et ce, depuis le jour où ma mère m’a acheté une boîte pleine de romans d’Agatha Christie à la bouquinerie de la Terrasse Dufferin alors que j’étais âgée de dix ans. En vieillissant, toutefois, je me suis rendu compte que mon genre littéraire «chouchou» était plutôt mal aimé, comme un sous-genre peu appréciable. Souvent, le genre policier est considéré comme de la paralittérature. Est-ce que ce genre littéraire a moins de sens esthétique pour l’exclure des œuvres faisant partie de la littérature?  Cela m’a parfois amené à être complexée d’aimer tant ce genre.

Et vous, avez-vous un genre littéraire dont vous êtes mal à l’aise de dévoiler votre passion pour celui-ci?

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Après l’insubmersible, une peine insurmontable

Je ne suis assurément pas une grande adepte de films. Rares sont les films que j’ai écoutés, et presque mythiques sont ceux que j’ai écoutés plus d’une fois. Le film Titanic fait partie de cette dernière catégorie. Film culte, je l’aime bien entendu pour son histoire d’amour dramatique, mais également pour tout le côté historique. Le début du XXème siècle est certainement l’époque sur laquelle j’aime le plus lire et apprendre, notamment grâce à des fictions. Le roman Les survivantes du Titanic, d’Amy H. Turner, a donc piqué ma curiosité. Cependant, seule une petite partie de l’histoire relatée se déroule sur le paquebot. Les deux tiers expliquent plutôt ce qui se passe dans la vie des personnages après la nuit fatidique du 14 au 15 avril 1912. Vie paisible L’histoire est celle de la famille Lindley, composée de Aidan, riche commerçant ayant fait fortune dans le milieu de la chaussure, Kathleen, son épouse, et Helen et Jane, leurs filles jumelles de 16 ans. Ils vivent dans des conditions très confortables à Norwich, dans le Norfolk, au Royaume-Uni. Aidan, …

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Ör d’Auður Ava Ólafsdóttir ou découverte de la littérature islandaise

Tout en douceur et tout en simplicité, Auður Ava Ólafsdóttir offre un roman d’une grande délicatesse avec Ör. Court récit d’une fluidité considérable qui se parcourt en une lecture, l’œuvre traite avec sensibilité de la mort, des blessures, des cicatrices et de tout ce que cela signifie pour chaque individu. « L’idée m’a traversé comme un éclair : je vais disparaître. Ainsi n’aurai-je pas à craindre que Nymphéa trouve mon corps. Comme un oiseau qui descend en tourbillonnant, plane à l’horizontale sur quelques mètres, puis s’abat et périt. Un dernier battement d’ailes avant la faille béante, dernier point de mire, et les os blanchis serviront de repère au voyageur. » (Ólafsdóttir, 2017, p. 67) La mort, la vie et ce qui mène de l’un à l’autre Ör, c’est avant tout Jónas Ebeneser, homme à la fin de la quarantaine pour qui la vie n’a plus de sens et pour qui le suicide est la fin qui s’impose. Homme divorcé, il quittera son pays, son île, pour aller se perdre dans un pays inconnu où la …

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La vraie mort avec Caitlin Doughty

La mort a déjà fait couler beaucoup d’encre chez les philosophes et chez les théologiens, mais aussi dans les journaux intimes du commun des mortels, des plus ésotériques aux plus terre-à-terre. Ce sujet est réfléchi encore aujourd’hui en Occident, mais ses aboutissants ne sont-ils pas tout de même tabous dans la société? Quel est notre rapport contemporain à la mort? Questions de prime abord lugubres, mais ô surprise, Caitlin Doughty tente d’y répondre (et réussi) avec humour, légèreté et précision dans Chroniques de mon crématorium. Faire la paix avec la mort Permettre aux gens de faire la paix avec la mort, tel est l’objectif ultime de Caitlin, personnage principal du roman, mais également son auteure. Cependant, ce but ne s’atteint pas si facilement étant donné qu’aujourd’hui, le vieillissement est médicalisé et se passe plus souvent qu’autrement à l’écart des vivants (hôpitaux, maisons de retraite), tout comme c’est le cas des processus entourant la mort, qui se sont littéralement industrialisés. Ces stratégies modernes, fondées sur le déni de la mort, sont censées aider les gens en deuil …

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Le brasier poétique de Jean-Marc La Frenière

Le Salon du livre de Montréal a pour moi toujours été une expérience surréelle. Voir tant de gens réunis pour une industrie qui peine à subsister me remplit toujours de fierté. Cette année, fidèle à mon habitude, je me suis pitchée dans le tas et je me suis laissée guider par ce que j’appelle mon instinct littéraire – instinct qui, disons-le, m’a rarement déçue. Au tournant d’un kiosque, j’ai reconnu au loin l’esthétique de Lino, l’un de mes illustrateurs préférés. En quatrième de couverte, cette phrase : « J’apprends aux pierres le mot aimer. »  J’étais conquise. La haute gastronomie littéraire Un feu me hante de Jean-Marc La Frenière et illustré par nul autre que Lino fait partie de ces recueils qui changent une vie. Il se doit d’être lu lentement et chaque mot doit être dégusté comme on dégusterait chaque bouchée d’un mets gastronomique. Je vous laisse ici un extrait qui saura, je l’espère, vous mettre l’eau à la bouche. « Il y a trop d’hommes avec la tête en majuscule et puis le cœur …