Month: août 2017

Nos suggestions de lecture (et d’achat!) pour le #12août j’achète un livre québécois du défi #jelisunlivrequébécoisparmois

Je pourrais vous dire que le thème du mois d’août est tout simplement la littérature québécoise. En fait, le livre sera votre choix. Pour le mois d’août, il n’y a pas de « contrainte », de thème. Tout simplement parce que le #12août est la journée officielle pour encourager la littérature québécoise, parce que Le 12 août j’achète un livre québécois. Voici le lien de l’événement Facebook : ICI. Ainsi, c’est le mois où vous pouvez lire le genre qui vous plaît! De vous permettre de retrouver un vieux livre qui traîne dans votre bibliothèque depuis trop longtemps ou encore d’aller vous en procurer un tout nouveau pour l’événement! Je vous annonce également que Le fil rouge sera présent à la Librairie de Verdun (une de mes librairies chouchou) pour souligner l’événement. Quelques fileuses seront présentes sur place, ça sera le moment idéal pour parler de notre amour pour les livres! Nos suggestions / lectures À l’occasion du #12août, j’en profite pour lire le roman de l’une de nos fileuses : Petite laine d’Amélie Panneton. …

Le fil rouge; Le fil rouge lit; Bibliothérapie; Littérature; Lecture; Livres; Les livres qui font du bien; Les Aveugles; Bi Feiyu; Chine; Éditions Philippe Picquier; Littérature étrangère;

Plongeon dans l’univers des Aveugles, par Bi Feiyu

Des fois, la ligne est mince entre la sociologie et la littérature. Un bon ouvrage sociologique peut se lire comme un roman policier avec un mystère, l’observation d’une anomalie et une enquête pour en découvrir la source. De même, certains romans sont tellement précis dans leur représentation de l’univers dans lequel évoluent les personnages et le type d’interaction qu’il y a entre ceux-ci, que l’on dirait de l’observation sociologique. Il ne manque plus qu’une question de recherche et une analyse des données! C’est pour ça que je crois que certains auteurs, comme Léon Tolstoï, Virginia Woolf et Annie Ernaux, auraient aussi fait de bons sociologues. C’est aussi le cas de l’auteur qui nous occupe dans cet article : Bi Feiyu. Bi Feiyu est un auteur chinois qui écrit à la fin du XXe siècle, alors que la Chine connaît un début d’ouverture sur le reste du monde et que les écrivains sont à la recherche de leurs racines culturelles. Dès ses premières publications, il connaîtra une grande popularité, autant chez les critiques que parmi les …

Ce qu’on a lu comme recueils de poésie pendant le mois de juillet #Jelisunlivrequébécoisparmois

Lorsque j’étais au secondaire, j’écrivais beaucoup de poèmes, mais avec le temps j’ai arrêté. Ça me manque parfois, je retrouve mes vieux poèmes et je me trouve bien naïve. Le mois de juillet était parfait pour me rendre un peu nostalgique. J’espère que dans votre lecture vous avez croisé un poème, des mots qui vous ont touché et qui vous ont fait du bien. Nos lectures  Ma première lecture fut Testament de naissance de David Goudreault. Je crois que j’ai bien fait d’aller avec une valeur sûre. Je réalise de plus en plus que l’écriture de David Goudreault, et cela peu importe sa forme, me correspond. Dans ce recueil de poèmes, Goudreault nous parle de l’arrivée de son premier enfant, sa petite fille. Il y a la grossesse, l’accouchement, les premières fois. Il nous partage d’une manière franche ses peurs, ses désirs, son amour. En fait, il semble découvrir pour la première fois le vrai amour. Ce que j’apprécie dans les oeuvres de Goudreault est son écriture imagée. Il n’y va pas par quatre chemins. …

#lefilrouge #lefilrougelit #bibliothérapie #lecture #livres #Ukraine #guerre #LaPeuplade #récit #récitdeguerre

« Ukraine à fragmentation », ou des morceaux de guerre

À en croire les critiques, Ukraine à fragmentation est LE livre qu’il fallait avoir lu pour comprendre le conflit ukrainien. Je n’en avais entendu parler que brièvement, pourtant, mais assez pour me dire qu’il était temps que je me mette aux faits de cette guerre. Jusqu’alors, la Crimée, Viktor Ianoukovitch et la place Maïdan n’étaient que langage lointain, termes qui ne m’appartenaient pas. Désormais, je ne comprends pas pourquoi, justement, personne ne sait de quoi il s’agit… Là réside le tour de force de l’auteur et journaliste, Frédérick Lavoie : le conflit est expliqué de manière claire, mais surtout, humaine. C’est qu’il l’explique à Artyom Bobrychev, petit garçon de 8 ans, mort collatéral de cette guerre. Petit homme dont il a lui-même entendu parler alors qu’il était sur les lieux du conflit, en 2015. « Je vais t’expliquer pourquoi le 18 janvier 2015 à 8 h 10 du matin, au 5, rue Ilinskaïa à Donetsk, ta vie a pu t’être interrompue à quatre ans, quatre mois et quatorze jours par une erreur de trajectoire d’une roquette Grad sans que cela altère le moins du monde le cours …

le fil rouge,lefilrougelit, bibliothérapie, bouquinerie thérapie, les livres qui font du bien, Tout doit partir, Johanne Fournier, deuil, création, passage des saisons, deuil père, leméac éditeur, littérature québécoise, littqc

Un journal de création pour mieux saisir les départs

Un tout petit livre qui raconte pourtant de bien grandes histoires. Tout doit partir de Johanne Fournier se lit avec lenteur, délectation et douceur. Il laisse place aux changements des saisons, au charme lourd et puissant d’un fleuve qui devient le phare d’un deuil. Il s’agit d’une oeuvre collage, collage entre le journal, la création, la poésie et le cinéma. Johanne Fournier est une cinéaste, c’est la première fois qu’elle prend le crayon et elle le fait nettement bien. Elle dira en entrevue que ce livre est le film qu’elle n’a pas fait concernant le décès de son père. Le temps qui file et les saisons qui bercent… Il y a quelque chose de très franc dans ce récit, on sent dès les premières pages l’authenticité de la voix qui nous raconte, de nombreuses façons et moments, la vie de son père. Essayant de faire du sens de cette perte, de ce deuil qu’elle se doit d’apprivoiser comme nouveau quotidien, Johanne Fournier fait preuve d’une grande vulnérabilité et parallèlement, elle nous dévoile ses racines. Les saisons …

Making-of Claire Legendre Hamac

Autour du roman Making-of avec Claire Legendre

Nous sommes à Nice en 1998. Claire Legendre, dix-neuf ans, vit le rêve de tout.e jeune écrivain.e lorsque son roman Making-of, fraîchement publié, devient un succès. Dix-neuf ans plus tard (rapport de symétrie?), l’auteure, qui réside aujourd’hui à Montréal et y enseigne la création littéraire (UdeM), s’est replongée dans cette première publication. Depuis, elle a publié une dizaine de textes, dont Viande (1999), La méthode Stanislavski (2006), L’écorchée vive (2009), Vérité et amour (2013) et Le nénuphar et l’araignée (2015). Sous-titré « roman noir », Making-of suit les traces du jeune journaliste français Bastien Salamandre dont le mandat est d’interviewer l’obscur cinéaste Caïn Shoeshine, qui semble s’adonner à des pratiques artistiques plus ou moins rassurantes… « Peut-on faire semblant de tuer? » lance la quatrième de couverture. S’il se présente comme un roman « d’images » (Legendre, 2009) et d’ambiances, le livre remet en doute la validité de l’image en exposant la fabrique des performances. Petite incursion dans les coulisses de Making-of par l’entremise de quelques questions adressées à Claire Legendre.    À mes yeux, Making-of pose un regard assez développé sur la …

la bande des quatre francois gravel johanne mercier martine latulippe alain m. bergeron série littérature jeunesse littérature québécoise camp de vacances

Les étés de camp

Étrange comme les étés de camp nous semblent uniques et plus grands que tout ce qu’on aura vécu, plus tôt. Ancienne animatrice, je suis revenue de camp à de nombreuses reprises, en ayant l’impression d’avoir vécu dans l’ailleurs. À l’extérieur des lieux et des choses, dans un endroit inconnu qui ne semblait exister que pour ces adeptes de noms colorés et de chants de ralliement clamés en chœur. En ayant l’impression également d’avoir réussi à construire un monde, nouveau, à l’abri des événements du quotidien, un monde sans limites, aux frontières de la folie, où l’on s’épuise à divertir les enfants et où nos collègues deviennent notre véritable raison d’être. C’est d’ailleurs ce que racontent les personnages mis en scène dans La bande des quatre. En me procurant les romans de la série La bande des quatre, co-écrits par Martine Latulippe, Alain M. Bergeron, Johanne Mercier et François Gravel pour ma classe, j’ai immédiatement été charmée par le sujet que l’on y proposait; celui de découvrir l’univers de quatre jeunes aspirants-moniteurs qui se quittent à …

Coffret de mai : Entrevue avec Valérie Forgues

Voici l’entrevue que nous avons réalisée avec Valérie Forgues, auteure de Janvier tous les jours, notre livre du mois de mai. Janvier est malade, depuis toujours. Depuis aussi longtemps qu’il est ami avec Anaïs. Anaïs qui lui survivra, tant bien que mal, après sa mort. Janvier tous les jours est un roman qui nous hante, une fois refermé. Dont la poésie et la beauté nous happent, dont l’histoire meurt à petit feu en soi, un peu comme Janvier, mais ne cesse de nous rester en tête, longtemps après avoir terminé la dernière page. C’est d’une douceur dont il n’y a d’équivalent que sa tristesse. L’écriture joue un rôle salvateur dans le deuil d’Anaïs. De quelle façon l’art, l’écriture et la création en général, sont des façons de se guérir ou du moins d’apposer un baume sur une douleur qui semble insurmontable? C’est vrai que pour Anaïs, écrire est un geste qui la sauve. C’est là qu’elle trouve de quoi supporter l’idée de ne plus revoir Janvier et le courage d’apprendre à vivre sans lui. Anaïs …