Year: 2017

Découverte #booktube : Alice & Juliette de la chaîne Les sœurs littéraires

Récemment en me baladant sur Youtube, j’ai découvert une chaîne #Booktube qui m’a vraiment plu, il s’agit de Les sœurs littéraires. Je me suis mise à écouter en rafale l’entièreté de leur chaîne, tellement j’étais enchantée par leurs vidéos. Heureusement, elles sont au tout début de leur aventure Youtube, au moment où j’écris ces lignes elles n’ont que 10 vidéos. Autrement, je crois que je serais restée des heures à les écouter parler de leur passion sororale qu’est la littérature. J’ai craqué pour le duo en premier, deux sœurs, 7 ans les séparant : Juliette et Alice. J’aime leur complicité et je me retrouve dans leur amour pour les mots, la littérature et les livres. Je me retrouve dans Juliette, dans nos lectures souvent communes et féministes et je me revois dans Alice, lectrice de romans adolescents tellement posée et rêveuse. Elles ont eu la gentillesse de répondre à quelques-unes de mes questions et je suis vraiment heureuse de vous les faire découvrir. N’hésitez pas à vous abonner à leur chaîne YouTube; elles sauront vous inspirer …

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Entre amour, obsession et jalousie : les sœurs du Musée des espèces disparues

Ayant seulement une petite sœur, je trouvais que le premier roman de Nina Berkhout, Le musée des espèces disparues, me parlait tout particulièrement. Plus on vieillit, moins on se voit sans cette sœur qui a toujours été présente pour nous, dans les bonnes et les pires situations. On ne l’échangerait pour rien au monde et on ne lui souhaite que du bonheur. Comment se déroulerait une vie où l’on voit cette sœur, toujours près de nous, s’éloigner, s’embourber et disparaître? Comment réagirait-on? C’est ce qu’a représenté Nina Berkhout dans son roman, et ce, avec une délicatesse teintée d’espoir, mais aussi d’un peu d’amertume. Le poids familial L’idée centrale de l’œuvre est le développement de la relation entre deux sœurs que tout oppose, Vivienne et Édith (pour Vivien Leigh et Édith Piaf, vouant ces enfants à un destin difficile déjà tracé d’avance par le choix de leur prénom). L’une est semblable à la mère, l’autre au père. Une mère névrosée, nostalgique d’une vie qu’elle n’aura jamais; un père collectionneur, passif, retiré dans l’art et la création. Édith, narratrice, …

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Une auteure et son œuvre : Sophie Bienvenu

Sophie Bienvenu est une écrivaine franco-québécoise, d’origine belge et française. Elle s’installe au Québec en 2001, après avoir fait ses études à Paris. Aujourd’hui, elle s’identifie presque davantage à son pays d’adoption qu’à la France, car les Québécois lui semblent plus proches de sa culture belge. Elle œuvre dans les milieux du web, du journalisme et de la communication, mais écrire des romans demeure sa passion la plus puissante. Une passion qui se sent à travers ses mots, et qui est particulièrement contagieuse. Lucie le chien (2006)  Cette première publication de Sophie Bienvenu rassemble les meilleurs billets de son blogue du même nom. Plutôt court, écrit dans un style léger et facile à lire, ce petit livre est parfait pour les lectures à temps perdu; en attendant l’autobus, par exemple. Il annonce également un thème que l’on retrouvera souvent au cœur des œuvres de l’auteure : les chiens. Étant elle-même une grande amoureuse des animaux, Sophie Bienvenu trouve important de parler de ces bêtes souvent mal-aimées, particulièrement dans notre province. Et il ne faut pas se …

Grandir avec les livres

J’ai commencé à lire très jeune. Bien que je ne me rappelle plus le titre du premier roman que j’ai lu (faute d’avoir beaucoup cherché), je me rappelle l’immense satisfaction que j’ai ressentie. Comme l’approche du Fil Rouge le mentionne : «la lecture procure un bien-être et les œuvres littéraires peuvent nous aider à cheminer personnellement.» C’est d’ailleurs depuis plus de 22 printemps que la littérature me permet de me découvrir, en plus d’être devenue une passion incroyable. Dans cet article, je vous raconte mon parcours littéraire en vous révélant les livres qui m’ont le plus marquée jusqu’à maintenant en tant qu’enfant, adolescente et jeune adulte. Enfant Même si je ne lisais pas de romans en 1ere année du primaire, je me rappelle d’un livre au service de garde de l’école que j’aimais bien consulter, et j’en suis certaine, je ne suis pas la seule. Il s’agit d’Arc-en-ciel le plus beau poisson des océans, j’étais éblouie par la beauté du livre, tout en découvrant différentes espèces de la vie marine. Par la suite, vers la deuxième …

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Pinkerton; blâmer la musique des années ’90 pour expliquer ses échecs amoureux

Avant de lire cet article, je vous propose d’écouter cette chanson afin de vous mettre dans l’ambiance :   J’étais jeune, j’avais l’amour douloureux et une de mes activités favorites était de trouver écho à mes sentiments déprimants dans des paroles de chansons. Je faisais des mixtapes avec ma radiocassette; Nirvana, Radiohead, The Used (eh oui, notez que je suis née en 87 et non en 79) et Weezer. Mais pas n’importe quel album de Weezer; Pinkerton, le seul album de leur discographie qu’il est possible de confondre avec le journal intime d’un adolescent désillusionné en peine d’amour. Le conditionnement romantique négatif Je ne fut certainement pas la seule adolescente hyper-émotive à avoir validé ses douloureux sentiments amoureux dans la musique où l’échec et la mélancolie étaient glorifiés. Les personnages de la bande dessinée Pinkerton pensent plus loin que la simple validation des sentiments; ils croient que la musique les a conditionnés à les rendre sentimentalement malheureux. Ils nient leur responsabilité personnelle en mettant la faute sur la musique pop-rock des années ’90, qui par l’entremise de …

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Éloge du « pavé », ou comment lire à l’infini sans que ça soit fini

Quand j’étais jeune, je dévorais les livres à une telle vitesse que si on ne m’avait pas vue les lire, installée soit dans la cuisine, le salon ou ma chambre – je lisais PARTOUT – on aurait pu facilement croire que je ne disais pas la vérité, que je ne les lisais pas vraiment. Mais il a fallu se rendre à l’évidence: malgré mon jeune âge, je passais à travers des livres et des livres, et même si ceux-ci étaient gigantesques. En fait, mes livres préférés étaient justement ces briques volumineuses, souvent de style « fantastique » ou fantasy que je dévorais avidement, et dont Harry Potter, Le seigneur des anneaux, À la croisée des Mondes, Narnia et Les Chevaliers d’Émeraude faisaient partie. Ces temps-ci, à cause des lectures obligatoires, du temps incroyable que je passe devant mon ordinateur à écrire ou lire des textes, ou juste à cause des horaires mélangeant pas toujours harmonieusement les études, le travail et le social, je préfère largement écouter des films, le soir, afin de me changer les …

Bibliothérapie pour coeur en miettes : les choix des fileuses

On a tous déjà eu le coeur brisé (et si non, tant mieux !) C’est jamais facile, même si on en ressort toujours plus fort. Pour mettre un petit baume sur un coeur brisé, il y a toujours la littérature, les livres et leurs mots qui savent ce qu’on ressent sans qu’on le sache parfois nous-même. Ils deviennent un refuge où tout est possible et dans lequel une phrase peut nous happer et nous faire comprendre, nous aider à faire face ou bien simplement nous faire du bien. Nous avons donc demandé aux fileuses quels étaient, selon elles, les livres à lire lors d’une rupture. Marie-Charlotte conseille : Tous les livres de Steve Gagnon (Montagne rouge (sang)), Maxime Olivier Moutier (Marie-Hélène au mois de mars) et Matthieu Simard (La tendresse attendra)   Amélie conseille :  Journal de Julie Delporte, je pense que c’est d’une belle douceur pour les cœurs amochés. Marie-Lou conseille : je pense à Lori Lansens (Un si joli visage). À mon souvenir, le conjoint du personnage principal disparait sans laisser de trace. Dépendante, elle commence …

Lachine, ma belle

Salut Lachine. C’est moi, Geneviève. Oui, je sais que ça fait plusieurs années que je te rends rarement visite, mais ça ne veut pas dire que je t’aime moins. Je suis un peu la fille ingrate qui semble venir te voir afin de se soulager l’âme, mais sache que c’est loin d’être le cas. Je suis toujours la petite Lachinoise que tu as vue grandir. Tu fais partie de moi. Tu fais partie de tout un chacun qui a grandi avec toi ou que tu as adopté. Voilà pourquoi j’ai voulu faire ton éloge en ce 375e de Montréal. Tu mérites aussi qu’on te fête. Tu souffles tout de même tes 350 bougies cette année, toi aussi! De tes débuts modestes dans le commerce de la fourrure à aujourd’hui, tu en as vu passer des années d’histoire. Lachine. Ton nom sent le bord de l’eau : ces soirées passées à nourrir les canards au quai de la 32e avenue, après être allés nous chercher une crème glacée au Dairy Queen de l’autre côté de la rue. …

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Passion menstrues : le grand mystère des règles vu par Jack Parker

Connaissez-vous Jack Parker, la blogueuse derrière le blogue Passion Menstrues ? Dans ce blogue qui se veut totalement anti-complexes, elle aborde tout ce qui touche aux menstruations. Son but est vraiment de détruire les tabous, les croyances populaires et la honte qui découle (!) des menstruations. Détruire un tabou un mois à la fois…  Depuis 2015, Jack Parker informe les lectrices sur son blogue et souhaite les décomplexer vis-à-vis de leurs menstruations. Son livre aborde plusieurs questions d’un point de vue féministe qui font réellement comprendre toute l’importance de parler des menstruations avec naturel et simplicité. C’est facile en vieillissant d’oublier les tourments et les complexes que causait le fait d’avoir ses règles. Il suffit que je me souvienne de ma phobie de tacher mon pantalon au secondaire ou qu’on entende le plastique de ma serviette sanitaire lorsque je la changeais dans les toilettes publiques pour me souvenir que oui, il existe une sorte de honte dans notre société à être menstruée. Il faut que cela reste caché et ce, même entre filles. Pensons aux …

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Nous avons tous une dépendance

Il existe différents types de dépendances… les petites, les fortes, les dangereuses, les bénignes, celles que l’on cache aux autres, celles contre lesquelles on se bat… Et une addiction, aussi minime soit-elle, peut changer une vie à tout jamais. Surtout si vous en perdez le contrôle. Addiction, cette bande dessinée française, est parue en avril dernier chez Akileos. Je venais tout juste de terminer ma lecture du premier roman de Stéphane Larue, Le plongeur, et le sujet de la dépendance me semblait encore une fois un choix de lecture à explorer. Avec Josep Busquet au scénario et Pedro J. Colombo aux illustrations, Addiction attire le regard par sa première de couverture, une femme nue coincée dans un labyrinthe qui s’effrite. Une métaphore toute bleue de l’addiction, représentative de l’oeuvre, car déjà, l’absence d’issues de l’illustration est flagrante. Chacun sa dépendance La bande dessinée représente la vie de six personnages piégés, dépendants, intoxiqués. Ils ont tous perdu le contrôle de leur addiction, au point où la lecture de l’oeuvre ne nous fait que suivre leur longue descente aux …