All posts filed under: Au-delà des livres

«Flexitarisme» ou le besoin de tout étiqueter

Un peu à la manière de Fanie, la fille végétale, et de Marie-Ève, la végane autrement, j’avais envie de partager les détails de mon mode de vie alimentaire. Pourquoi? Je ne sais pas trop… Parce que les gens ne comprennent souvent pas trop où je me situe dans la chaine omnivore de la vie, je pense. Je me demandais comment introduire mon article, lorsque je suis tombée sur un article du Nutritionniste urbain, qui a plus ou moins rapport à mon sujet, mais dont le passage suivant m’a fait réagir : Derrière cette phrase [Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es.] reprise ad nauseam, se cache un fait qui m’a toujours fasciné. L’alimentation est liée à l’identité. Ce qu’on décide de mettre en bouche nous définit, et ce, d’une façon aussi importante que la musique qu’on écoute, les vêtements que l’on porte, la langue que l’on parle ou notre origine culturelle. Et voilà, c’est ça! J’ai besoin de parler de mes habitudes alimentaires parce que les gens veulent comprendre qui je …

La joie d’être…humain!

Je l’avoue : je suis une perfectionniste. Bon, okay, je ne le suis pas du tout en ce qui concerne le ménage, la cuisine ou « insérez ici toute tâche qui m’exaspère et me donne envie de crier » ; cependant, en ce qui concerne mes relations avec les autres, mon écriture, mes travaux académiques ou mon travail, j’ai tendance à toujours me mettre la barre haute. Si vous êtes comme moi, lire ici « exigeant envers vous-mêmes », vous avez peut-être tendance à culpabiliser lorsque vous pensez à certaines choses, agissez d’une certaine façon ou brûlez d’envie d’adopter un comportement qui ne cadre pas du tout avec ce que les autres perçoivent de vous. Vous vous sentez peut-être menacé par une personne que vous aimez beaucoup qui tente d’entrer dans votre cercle d’amis ; vous entretenez peut-être de l’agressivité ou du ressentiment à l’égard d’un proche pour qui, en temps normal, vous éprouvez une grande affection ; vous vous considérez peut-être comme une personne pacifique et vous ne comprenez pas pourquoi il vous prend …

Je pense le contraire

J’avais déjà annoncé la date de sa mort à ma conscience. Après quelques contes de fées illusoires et plusieurs coups de couteau, j’ai jeté les armes. Je n’ai jamais voulu que ce soit une bataille. La guerre, elle se nourrit de haine et de jalousie. C’est la raison pour laquelle j’en étais venue à la conclusion que l’amour, ce n’était pas pour moi. Puisque qu’apparemment l’un n’allait pas sans l’autre. Puis, il y a eu lui… Celui qui s’est avéré être le bouleversement de tout mon univers. Je ne mentirai pas. L’époque des commencements amoureux fut marquée par l’empressement. La chasse à l’amour était ouverte. Si ce n’était pas celui-là, ce serait celui-ci. Humains interchangeables, poupées de peau à volonté. C’était à en perdre la tête, à en perdre les sens, à ne plus comprendre. Selon les dires de nos médias sociaux et les derniers hashtags, nous sommes une cohorte de va-vite, de consomme et déguerpis. Aujourd’hui, maintenant, demain et alors? Tinder et ses semblables figureraient comme l’unique héritage d’une génération Y écartellée entre deux …

« The true cost » : qui paie pour tes vêtements ?

Ce documentaire produit par Andrew Morgan ne changera pas les choses, mais pose des questions. N’est-il pas là le but des documentaires, susciter des réflexions? Essayer de percevoir les choses d’un autre oeil, tenter d’entrevoir d’autres possibilités? The true cost s’intéresse à l’industrie du textile, aux producteurs, aux consommateurs, aux travailleurs et aux créateurs. Chacune des échelles du monde du textile/de la mode a une responsabilité face aux fléaux qui ont lieu dans les usines de textiles partout autour du monde. Depuis les 15 à 20 derrières années, le monde de l’industrie textile a complètement changé, les compagnies se sont mises à embaucher de la main d’oeuvre dans des pays défavorisés. Au départ, on pouvait même se dire, Wow quelle générosité, cela crée des emplois. Erreur, ces emplois ne font que condamner les travailleurs à des conditions sociales et de sécurité inexistantes, un salaire d’esclave et une extrême dépendance vis-à-vis l’industrie. Ce monde, où le profit est le seul pion respectable, a révolutionné entièrement notre façon de consommer. On achète constamment et ce, sans jamais être …

Rentrée 2015: Renouveler sa boîte à lunch

Parce que « retour à l’école » est synonyme de « faire des lunchs ». Parce qu’on est déjà pus capable du classique sandwich beurre-de-pinottes-confiture. Je me suis donc donnée comme défi de m’improviser cuisinière de vous offrir une semaine de nouvelles recettes, soit cinq repas super santé, super faciles et super rapides à cuisiner, inspirés du contenu de ma propre boîte à lunch d’étudiante et réalisés avec ce que j’avais dans l’fond d’mon frigo. À noter que ce sont des dîners froids pour ceux qui, comme moi, sont beaucoup trop lâches d’aller faire la file pour les micro-ondes (c’est tellement long, pas l’temps d’attendre quarante-cinq minutes pour manger, j’ai trop faim). LUNDI : Salade de mangues et d’avocats INGRÉDIENTS: (je n’indique aucune quantité, puisque c’est vraiment au goût) Laitue frisée Épinards Mangue, coupée en cubes Avocat, coupé en tranches Tranches de concombre, coupées en quatre Noix de Grenoble Un oeuf cuit dur, coupé en tranches VINAIGRETTE: (mélanger avec un fouet) Vinaigre balsamique Moutarde de dijon (ou moutarde au curcuma) Jus de citron Sirop d’érable Huile d’olive Disposer tous les ingrédients dans le plat. …

L’indépendance du Québec : le clan du peut-être

Je suis née de parents franco-québécois, la plupart de mon entourage est souverainiste et la majorité de mes idéaux politiques sont de gauche. Il n’en faut pas plus pour que les gens me classent dans la catégorie  »Oui ». Comme ça, sans me demander mon opinion, on insinue que je suis pour l’indépendance du Québec. Ce n’est pas vrai… Mais ce n’est pas totalement faux non plus. Le problème avec le débat sur la souveraineté, c’est que ce n’est pas un débat. Chacun est convaincu d’avoir raison et tente d’écraser les opinions opposées plutôt que de les écouter.  Les partis politiques qui s’expriment sur la question semblent penser que l’on nait souverainiste ou non, that’s it. Que la solution est de provoquer les partisans du oui pour qu’ils crient plus fort que ceux du non, et vice-versa. En aucun cas, on tente de convaincre les indécis. Parce que personne ne semble penser qu’il y a des indécis! Bien sûr, si la possibilité d’un référendum se concrétise, et ça ne devrait pas trop tarder, je vais m’informer, …

Quand tu deviens une adulte trop vite

Je n’ai jamais été de ceux qui ont eu tout cru dans le bec. Je n’ai pas de parents riches. Je ne suis pas enfant unique. Il y a dix ans, on aurait pu me regarder en pensant que je n’irais pas très loin dans la vie. Heureusement, j’ai de l’ambition. Lorsqu’il m’arrive de dire que je suis la première universitaire de ma famille, j’ai droit à diverses réactions. Les gens sont étonnés, admiratifs et/ou outrés. C’est qu’à 17 ans, j’ai quitté le cocon familial pour voler de mes propres ailes. J’en connais très peu des comme-moi et pour ceux et celles qui en font partie, je vous lève mon chapeau. Combien de fois m’a-t-on dit: Tous les jeunes que je connais qui ont quitté la maison aussi rapidement reviennent inévitablement chez leurs parents la queue entre les jambes? Il y a sept ans, je me suis promise que ce ne serait pas mon cas. À 24 ans, je suis donc totalement indépendante et fière d’être la seule responsable de ma réussite. Durant toutes ces années, …

Le meilleur est tellement à venir !

C’est la phrase que je me dis très souvent ces temps-ci, Courage, le meilleur est tellement à venir Caro! Oui, je me parle toute seule parfois et ça m’aide beaucoup (haha, pas de jugement svp!). La semaine dernière, pour votre information et vous mettre un peu dans l’ambiance, j’ai quitté mon emploi des 5 dernières années, ma petite famille, mes «girls», ma petite sécurité, pour me lancer dans le vide dans une nouvelle carrière, un nouveau projet, une nouvelle vie. Je vais être bien honnête avec vous, je suis terrifiée et tellement excitée en même temps! Ça faisait longtemps que je m’étais sentie aussi vivante en-dedans. C’est vraiment étrange le sentiment qui me parcours présentement. Je réalise cette année, pour la première fois, l’importance de suivre son cœur, l’importance de suivre ses rêves et l’importance de suivre son intuition, même si ça implique d’avoir peur à en crever ! J’ai écrit plusieurs articles dans les derniers mois sur les projets de vie, l’intuition, les rêves, les livres de croissance personnelle, les livres sur le courage et c’est justement …

Lizzie Velásquez, ou la détermination d’être heureux

J’aime beaucoup écouter les Ted Talks. Pour ceux qui ne connaissent pas cela, il s’agit de conférences visant à répandre des idées non conventionnelles, des messages inspirants ou des idéologies qui en valent la peine (« ideas worth spreading »), qui peuvent par la suite être visionnées gratuitement sur le site web http://www.ted.com. Je ne me souviens pas exactement comment je suis tombée sur cette conférence-là, mais je vais toujours me rappeler de son message et, surtout, de celle qui l’a énoncé. Elizabeth Ann Velásquez, surnommée Lizzie, est née en mars 1989. Comme moi, elle a 26 ans, une famille qui l’aime et la soutient, des rêves, des objectifs, des aspirations profondes. Mais contrairement à moi, elle est affligée par un syndrome extrêmement rare – seules trois personnes, incluant elle-même, en sont atteintes – qui l’empêche d’accumuler la moindre graisse dans son corps. Pour survivre, elle doit grignoter constamment. Ce syndrome, qui la touche depuis sa naissance, a beaucoup contribué à l’altération de son apparence physique: peau à l’aspect vieillissant, traits très fins, nez pointu, cécité totale …

Une immersion dans l’Ouest Canadien

Mine de rien, Vancouver a changé ma vie. Comment une simple ville canadienne peut m’avoir changée? Mais, n’est-ce pas dans les voyages que nous apprenons à savoir qui nous sommes réellement? Lorsque je suis allée à Vancouver avec le programme Explore, je n’étais qu’une jeune adulte naïve et sans réelle expérience de vie. J’ai donc passé un mois dans cette ville canadienne. L’objectif étant de créer une immersion pour pratiquer mon anglais. Le fait, est que mon seul vrai souvenir est d’avoir fait la rencontre de gens géniaux. Je suis allée dans ce coin du Canada, ma première conquête de l’Ouest, j’étais prête à tout pour vivre toutes les aventures qui m’étais possibles. Au cours de ce programme, nous avions des heures dans notre semaine qui étaient assignées à des cours d’anglais. Par la suite, nous étions libres de faire ce qu’il nous plaisait. Je me retrouvais sur le campus de l’University British Comlumbia (UBC)! C’est une université qui a bonne réputation, qui est riche et qui a une superbe vue sur les montagnes (le rêve!). …