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Quel type de lecteur es-tu ?

Vous souvenez-vous des quiz dans les magazines (comme le magazine Cool !) ? Ah… moi, je me souviens de tellement de soirées de mon adolescence où je m’amusais à en faire ! Quel genre de best es-tu? Es-tu plus du type été ou hiver ?, etc. !

Ce souvenir m’a donné envie de créer un quiz, pas sérieux pour deux sous, sur la lecture. Plus précisément, sur vos habitudes de lecture. Parce que je sais que vous avez toujours voulu le savoir! (Hum hum…)

Donc… Quel type de lecteur êtes-vous ?

Pour ce faire, j’ai créé 7 questions. À la fin du quiz, vous trouverez les réponses liées aux 3 différents types.

Armez-vous d’un papier et d’un crayon, ça commence !

1- De quelle manière classez-vous votre bibliothèque ?

A. En ordre alphabétique

B. En deux piles : les lus et les pas lus

C. Selon l’appréciation ou le genre

2- Vous arrive-t-il de relire un livre que vous avez vraiment aimé ?

A. Oui

B.Non

3- Où achetez-vous vos livres ?

A.Les grandes chaines

B. Dans les librairies usagées ou indépendantes

C. Je pige dans les bibliothèques de mes amis

4- Comment réagissez-vous en entrant dans une librairie/bibliothèque ?

A. Vous vous sentez excité(e) : tellement de choses à voir

B. Vous vous dirigez directement vers ce que vous cherchez

C. Vous touchez et sentez TOUS les livres

5- Pendant une lecture …

A. Je lis simplement

B. Je lis en soulignant certains passages

C. Je lis, je souligne et je relis ou je récite des passages qui me charment

6- Où préférez-vous lire ?

A. Peu importe, je lis PARTOUT, même dans mon bain

B. Bien confortablement chez moi

C. À ma table de travail

7- Comment choisissez-vous vos lectures ?

A. Selon des recommandations d’ami

B. Selon mes intérêts littéraires

C. Selon mes professeurs

Maintenant…Faites le calcul ! Combien de points valent vos réponses !

Question 1 : A=1  B=2  C=3

Question 2 : A=3  B=2

Question 3 : A=1  B=2  C=3

Question 4 : A=3  B=1  C=2

Question 5 : A=1  B=3  C=2

Question 6 : A=2  B=3  C=1

Question 7 : A=2  B=3  C=1

7-11 points  : Lecteur minutieux et sérieux

Vous lisez souvent des livres liés à vos études. La lecture demande de la concentration pour vous et fait appel à l’intellectuel en vous. Rigueur et sérieux sont de mise!

12-16 points : Lecteur passionné

Vous lisez des œuvres en sentant, en touchant le livre ! Vous avez une relation passionnelle avec la littérature (et avouons-le avec les livres en général!). Souvent, vous ne pouvez plus vous arrêter d’acheter des livres!

17-21 points : Lecteur rêveur et frivole

Votre amour pour les livres vient de notre enfance. Déjà, vous aimiez les lire et vous imaginiez dans des univers merveilleux! Vous êtes un lecteur rêveur et frivole parce que vous pouvez passer des jours à lire un livre sans sortir et des mois sans trouver LE livre qui vous convient !

Voilà. J’espère que ce petit test vous aura diverti, car c’était tout de même ça le but… N’oubliez jamais, chaque lecteur, comme chaque lecture, est unique !

Crédit photo : Pinterest 

Les livres de chevet

Par: Marjorie Rhéaume 

J’aime les livres de chevet parce qu’ils permettent de s’évader de la littérature. OK, ça peut sembler étrange, mais quand tu étudies en littérature et que tu ne fais que lire des romans que tu ne choisis pas, c’est à peine si tu ne rêves pas à des pages et des pages de mots qui finissent par ne plus faire de sens. Ça fait que parfois, quelques mots et bien des images c’est rafraîchissant.
Que ce soit pour prendre une pause, pour le plaisir ou pour faire changement, voici quelques idées de livres à mettre sur votre table de chevet (ou dans votre salon pour que vos invités puissent les regarder).

Les livres de déco, c’est l’exemple parfait d’un « coffee table book » c’est plein d’inspirations et, depuis les dernières années, on en retrouve plusieurs dans lesquels les propriétaires parlent de leurs inspirations et de toute la recherche esthétique derrière le décor. P.S : ça décore aussi bien une maison quand on n’a pas les moyens de faire ce qui se trouve dans le livre.

The Selby is in your place 

The nesting place: it doesn’t have to be perfect to be beautiful

Design bloggers at home : Fresh interiors inspiration for leading online trend-setters

Les livres de cuisine et d’art de la table ont aussi beaucoup évolués avec le temps, la photo a pris le premier plan et c’est elle que les gens recherchent en regardant des livres de cuisine, souvent même plus que la recette elle-même.

The kinfolk table: recipe for small gatherings 

Plenty

Trois fois par jour 

 Les essais et biographies, c’est pour quand t’as plus le goût de regarder des images, mais que t’as pas non plus le goût de te casser trop la tête. C’est peut-être une grosse généralisation, parce que je sais très bien que ce ne sont pas tous les essais et les biographies qui sont légers (loin de là) mais c’est souvent le cas de ceux qu’on lit à temps perdu, entre deux livres de Balzac.

# Girlboss

Not that king of girl

Is everyone hanging out without me ?

Le livre style table de chevet qui, à mon avis, représente le mieux le genre est probablement Humans of new york. Justement, l’auteur (et surtout photographe) vient de sortir Little humans qui est fait pour les enfants, avec des clichés d’enfants.

Crédit photo : pinterest & Amazon

Chroniques d’une anxieuse : les sautes

Belle journée qui s’annonce : le ciel est d’un bleu magnifique, le soleil laisse entrer, par la fenêtre du salon et de la cuisine, ses doux rayons qui semblent glisser sur le plancher de bois. Et, aujourd’hui, c’est ma journée de congé. Quoi demander de mieux? Je peux enfin me reposer, rester en pyjama, garder mon chignon ébouriffé et faire tout ce que je veux. TOUT.

Je me prépare des œufs miroirs avec des toasts à la confiture de fraises. Mon copain se lève, il s’avance vers moi avec ses yeux mi-clos et me donne un baiser sur la joue. Il est pressé, il doit aller travailler dans une heure à peine. Il se dépêche, prend une douche et part à la course. Je lui crie : « bonne journée ».

Enfin seule. Je décide de mettre la trame-sonore de Pulp Fiction et de me prendre pour Mia Wallace qui danse sur un air de Chuck Berry. « Ladies and gentlemen, now the moment you’ve been waiting for : the world famous Jack Rabbit Slims Twist Contest! ». Et c’est parti. Je danse jusqu’à oublier mes pieds, mes mains, mon corps, jusqu’à oublier qui je suis. J’ai l’énergie d’une personne qui partirait à la conquête du monde.

Je m’écrase sur mon divan, épuisée, laisse la musique jouer, puis mon cerveau ramolli se met en marche. Et, une fois mis en marche, il n’est plus possible de l’arrêter. C’est un flot de pensées infatigables, incontrôlables et, fréquemment, désagréables. Ça se bouscule dans ma tête, ça se chevauche et ça me crie des bêtises que j’essaie de ne pas entendre, de ne pas croire. Des petites voix, voilà, qui n’en finissent plus de rabaisser tout ce que je fais, tout ce que je suis. Je fixe mon plancher, comme tétanisée par toutes ces pensées qui se mêlent, s’entremêlent et confondent le peu d’estime qu’elles me laissent.

Ce n’est pas un secret, mon cerveau, je le déteste souvent.

Le temps passe et je m’arrache, enfin, à cette paralysie désagréable pour laisser place à un stress inattendu (mais oh combien plus agréable!). Qu’est-ce que je fais encore en pyjama? Il est bientôt une heure de l’après-midi et j’ai plein de devoirs à faire! Je n’ai pas le temps de perdre du temps. Non, non, non.

Je regarde mon agenda où j’ai minutieusement inscrit les dates des examens et de remises de travaux. Mauvaise idée. Quoi? Deux examens déjà, dans une semaine, à peine? Je n’y arriverai jamais. J’ai beaucoup trop de choses à faire, à étudier, à considérer. C’est impossible. Je n’y arriverai pas.

Il faut que je commence maintenant, mais je suis trop stressée, pas capable de me concentrer. Je ne suis pas capable. Pas capable. L’acouphène dans mes oreilles devient de plus en plus forte. Trop bruyante. Elle crie à tue-tête et j’aimerais la faire taire, mais je ne suis pas capable.

Ding Dong. Quelqu’un est à la porte… Je ne veux pas répondre et, de toute façon, je ne suis pas présentable. Si c’est un de mes amis, je lui dirai que j’étais dans la douche, simplement. Mais, pour l’instant, je me cache. Allez-vous en! Partez! Je ne veux voir personne.

Laissez-moi tranquille.

Puis, j’entends la sonnerie de mon cellulaire qui m’avertit que je viens de recevoir un message-texte. C’est mon copain qui vient de m’écrire : « je t’aime ». Je souris, je me calme, je respire. La vie n’est pas si terrible, au fond, tout dépend de comment on la perçoit. Faire une chose à la fois et tout devrait bien aller. Parce que la vie ne devrait pas être une pénible corvée ni une accablante besogne, mais bien une source incroyable de petits plaisirs qui font sourire.

Je mets, le volume au maximum, Here comes the sun. Puis, je recommence à danser.

Mes humeurs ressemblent à une boîte de chocolats : je ne sais jamais sur laquelle je vais tomber.

Quand Peter Pan rencontre Alice au pays des merveilles

THÉÂTRE DUCEPPE

Peter et Alice de John Logan (Cliquez ici pour voir la bande annonce)

Date des représentations : jusqu’au 18 octobre.

Mise en scène : Hugo Bélanger

Traduction : Maryse Warda

Acteurs / Rôle(s) :

Béatrice Picard : Alice Liddell Hargreaves

Carl Poliquin : Peter Llewelyn Davies

Félix Beaulieu-Duchesneau : Lewis Carroll (Révérend Dodson)

Marie-Ève Milot : Alice au pays des merveilles

Éric Paulhus : Arthur Davies, Reginald Hargreaves, Michael Davies

Sébastien René : Peter Pan

Jean-Guy Viau : James Barrie

Résumé :  Chaque fois qu’un enfant dit : « Je ne crois pas aux fées », il y a quelque part une petite fée qui meurt. – James Barrie

Les années 30. Dans une librairie de Londres, une vieille dame et un jeune homme se rencontrent. Qu’ont-ils en commun? Ils ont inspiré, lorsqu’ils étaient enfants, les auteurs des personnages célèbres d’Alice au pays des merveilles et de Peter Pan. Un héritage lourd qui laisse des traces à tout jamais dans la vie de ces deux êtres fragilisés par les icônes qu’ils ont représentées. Contre leur gré, leurs destins auront été chamboulés par des auteurs qui ont mis leur enfance sous une cloche de verre afin de garder intactes leur pureté et leur innocence.

Fasciné par la réelle rencontre de ces deux muses, l’auteur américain John Logan a ima­giné ce qu’ils se sont raconté. Lequel a souffert le plus du rapport étrange que les auteurs eurent avec leur héros? La sagesse de l’âge permettra-t-elle une résilience et une délivrance salutaire? Peter et Alice, une fable qui explore avec délicatesse le sort des enfants qui deviennent des faire-valoir et qui ont à vivre toute leur vie dans l’ombre de personnages mythiques.

Je ne le cacherai pas, je suis une grande fan des univers d’enfants. Les histoires à la Alice et à la Peter Pan viennent me chercher et je m’y reconnais… Car qui voudrait grandir ?

Pour moi, aller au théâtre, ce n’est pas seulement regarder des acteurs jouer des personnages, non, c’est retrouver le même sentiment que lorsque j’ouvre un livre. C’est entrer dans un autre monde et me laisser emporter.

«Mais je n’ai nulle envie d’aller chez les fous», fit remarquer Alice.

«Oh ! vous ne sauriez faire autrement, dit le Chat : Ici, tout le monde est fou. Je suis fou. Vous êtes folle.»

«Comment savez-vous que je suis folle?» demanda Alice.

«Il faut croire que vous l’êtes, répondit le Chat ; sinon, vous ne seriez pas venue ici.»

-L. Carroll

Puis, que dire de cette pièce ? Un vrai petit bijou ! Déjà, simplement par le jeu des acteurs. Voir Mme Béatrice Picard jouer une gamine de 10 ans, on y croit ! Cette femme est remarquable, elle est Alice, têtue, téméraire et une grande enfant. Quant à l’acteur qui interprète Peter Pan, Carl Poliquin, il m’a fait pleurer, l’histoire de sa personne est bouleversante.

Oui, oui… parce qu’il y a vraiment eu une vraie Alice et un vrai Peter.

« – Maintenant, je suis une grande personne, ma chérie. Quand on grandit, on désapprend à voler.

– Pourquoi désapprend-on ?

– Parce qu’on n’est plus assez joyeux, innocent et sans cœur. Seuls les sans-cœur joyeux et innocents savent voler. »

-J. Barrie

Ce que j’ai surtout apprécié lorsque j’ai quitté la salle du théâtre, c’est d’en apprendre plus sur les auteurs des œuvres. Charles Lutwidge Dodgson, aussi nommé Lewis Carroll était un homme amoureux de la jeunesse, de l’innocence et de la coquette Alice. Même si cela peut sembler étrange, car il était un adulte et elle, une jeune fille de 10 ans. Mais à cette époque, dès 13 ans, les filles étaient en âge de se marier.

Rencontrer Barrie était également intéressant, cela donnait une autre image de cette enfance qui semble rêvée. On constate que, pour les deux auteurs de cette pièce, la peur de vieillir est toujours présente et c’est ce que reflète leur œuvre. La Reine de Cœur et le Capitaine Crochet représentant les peurs de ses adultes qu’ils ont transmises à leurs personnages.

Ce qui m’a le plus impressionnée (mis à part les acteurs), ce sont les décors. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment ils ont fait certains effets. Disons que ça rendait la pièce encore plus magique. Les jeux de miroirs étaient impressionnants et faisaient un très beau lien avec l’univers d’Alice de l’autre côté du miroir.

L’idée de faire revenir la jeune Alice et le jeune Peter était merveilleuse ! Ces jeunes enfants toujours prêts à rire des responsabilités des adultes et de leurs peurs.

Ceux-ci nous semblaient invincibles et éternels.

Et ils le sont.

Ça fait tellement pinterest

Bien oui, au risque d’avoir l’air ridicule, je vous parle aujourd’hui de ce fameux site qui s’est presque transformé en adjectif du langage courant.

«  Haaa le mariage de Marilou et Alexandre Champagne faisait tellllllllememnt Pinterest ! »

«  Les cactus, c’est tellement la mode sur Pinterest »

«  Wow, ton appart est vraiment Pinterest »

Sur cette plateforme, il y a des tendances prédominantes et les gens qui sont y vraiment actifs finissent souvent pas re-piner le même style et, souvent, les mêmes photos.

Sur Pinterest, les gens auraient assez d’idées de déco pour décorer l’ensemble des maisons de l’île de Montréal (presque, j’en suis sure), assez de linges pour remplir au moins une de ces maisons et assez de citations pour en remplir un dictionnaire. Ça, c’est sans compter les mille et un mariages et photos d’hommes à barbe. Pinterest c’est le rêve, c’est la consommation, mais TSÉ… c’est aussi bien le fun !

Je n’ai pas ici l’intention de faire un essai sociologique sur les effets de pinterest, malgré que je trouve ça super intéressant et que je pense vraiment que certains aspects peuvent avoir des effets négatives, il y a aussi un côté inspiration, un côté créatif et un petit plaisir à découvrir toutes ces images, à faire des listes de photos de pays à visiter, à ne plus jamais être à court d’idées de repas.

Je crois que, outre la nourriture, les vêtements et la déco, pinterest a aussi beaucoup à offrir.

Les guides

Sur pinterest, on peut trouver plein de guides intéressants et très esthétiques, sur une panoplie de sujets.

Comment la mémoire fonctionne

La Déclaration des droits de l’homme

La pensée critique

La psychologie des couleurs

Les vitamines dans les légumes

Vos projets

Quand je parle de projets, je parle de projets un peu plus réalistes que de refaire le design intérieur de Montréal au complet. Pinterest, c’est la plateforme parfaite pour trouver toute l’inspiration pour vos projets, que ce soit pour créer des bijoux, faire des coussins ou se construire une «  tiny house » .

La nourriture

Que ce soit pour vos lunchs, vos soupées ou vos dessert, vous serez servis avec Pinterest ! Ce que j’aime, c’est que plusieurs blogues culinaires ont aussi des comptes Pinterest avec des images de toutes leurs recettes qu’on peut ainsi facilement retrouver. Vous pouvez toruver un panoplie de recettes, puisque plusieurs personnes pinnent des recettes qui se trouvent ailleurs sur le web, on peut tout retrouver sur le même site web à l’aide de quelques mots clés. Wow!

Recette de soupe tonkinoise super simple (que j’ai essayé à la maison)

Salade pour vos lunchs froid

Recette de Ramen (pas ceux en sac… là!) qui à l’air plus que délicieuse

Gâteau au chocolat, bananes et café

Ce ne sont que quelques exemples de ce que vous pouvez faire avec Pinterest. C’est vrai que ça peut rapidement devenir une perte de temps (ou une pause… parfois trop longue… dans vos travaux), mais il y a réellement moyen de trouver des trucs intéressants, utiles et inspirants sur ce site, jetez-y un coup d’œil.

Ma petite soeur est plus grande que moi : l’égalité

Ma grande sœur, c’est elle qui m’a appris à me tenir la tête à l’envers, les jambes accrochées sur ces espèces d’échelles horizontales que notre gardienne avait dans sa cour. Ma grande sœur, c’est avec elle que j’avais décidé de déménager, à tout jamais, dans ma chambre, en apportant une boîte de biscuits et nos brosses à dents.  C’est dans ces moments de mon enfance qu’elle fut ma grande sœur et moi sa petite. Elle et moi, on avait un langage presque secret, en fait c’est elle qui en connaissait les codes et moi qui les déchiffrais. J’étais l’interprète de son langage, de ses mots qui s’enfargeaient dans sa langue et qui y ressortaient mâchés et un peu baveux. Puis, un jour, les rôles se sont inversés… Quand j’ai pris, sans lui dire, le rôle de la grande sœur. Quand j’ai rencontré mon copain actuel et que je suis tombée en amour, ma sœur a dit à ma mère qu’elle avait commencé à regarder les poussettes dans le catalogue Sears; quand je bois du vin, elle trouve ça bien drôle parce qu’elle ne comprend pas que je suis assez grande pour ça; quand on parle de nos chums (qui s’appellent tous les deux David), elle me raconte qu’elle dort collé avec lui, en pyjama. « Ohhh nonnn, ohhh nonnn pas tout nu! Voyons Marjorie, t’es drôle », qu’elle me dit. C’est clair qu’à ses yeux, je suis la petite et elle la grande.

C’est drôle parce que quand je parle de ma sœur, je ne sais pas trop par où commencer… Et je pense que même en écrivant ceci, je ne sais pas plus. Alors, soyez patient, on va commencer par le début.

Ma mère a eu ma sœur à 23 ans, elle était maman monoparentale et coiffeuse quand elle a décidé de retourner à l’université. Chaque matin, elle allait porter ma sœur à la garderie et se rendait à l’université.  Elle habitait seule avec ma sœur, elle menait sa vie du mieux qu’elle le pouvait et je pense que je ne comprendrai jamais toute l’ampleur de son courage et de sa force. Elle rencontra mon père, qui éleva ma sœur comme sa propre fille et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants… ou presque.

Bon, maintenant que vous savez et que, peut-être, vous comprenez un peu mieux la dynamique, je voulais vous parler de l’égalité.

Un jour, quelqu’un m’a dit : « ça du être dur, pareil, que ta sœur ait toujours plus d’attention que toi quand vous avez grandi! ». C’est drôle parce que, dans la tête de cette personne, ce n’était même pas une question, mais simplement une affirmation. Comme s’il était évident que j’avais été négligée et que ma sœur avait toujours été au premier plan.  Je ne peux que parler pour moi et de mon expérience, mais jamais je n’ai senti cette inégalité, peut-être que je ne m’en suis tout simplement jamais rendu compte, mais je pense plutôt que mes parents nous ont toujours mis d’égal à égal, jusqu’à un certain point. Ce que je veux dire par là c’est que, si ma sœur était capable d’avoir les mêmes réflexions que moi, elle vous dirait peut-être le contraire. Elle dirait peut-être que j’ai eu toute l’attention, que j’ai été traitée différemment… Mais puisque j’ai toujours été celle qui pouvait « comprendre » et  faire les nuances, j’ai peut-être bien eu quelques avantages sur elle, des privilèges qu’elle n’a pas et n’aura jamais, mais tout cela sans jamais vraiment affecter l’égalité. C’est difficile de rendre compte de cette relation d’égalité qui se joue avec tant de niveaux et de différences.

C’est difficile d’essayer de rendre juste au regard extérieur toute la complexité du rapport d’égalité qu’on peut retrouver entre moi et ma sœur. Nous sommes toutes les deux la petite sœur de l’autre, nous sommes deux grandes sœurs,  nous sommes deux êtres égaux qui ne s’équivalent nul par ailleurs que dans nos cœurs.

P.S : je me suis rendu compte que j’avais beaucoup à dire sur ma sœur , sur notre relation et j’ai l’intention d’en faire une petite série traitant de différents aspects , ça vous intéresse ? laissez le moi savoir dans les commentaires!

Les grandes entrevues : Martin Page

Martin Page est un brillant auteur français qu’on connaît également sous le pseudonyme de Pit Agarmen (vous découvrirez pourquoi un peu plus tard dans cette entrevue !). Il a écrit plusieurs romans dont : Comment je suis devenu stupide, Une parfaite journée parfaite (dont nous avons déjà parlé dans un autre article), La libellule de ses huit ans, On s’habitue aux fins du monde, Peut-être une histoire d’amour ainsi que des romans s’adressant principalement aux plus jeunes tels que : Le garçon de toutes les couleurs, Juke-Box, Conversation avec un gâteau au chocolat et plusieurs autres que nous vous invitons fortement à aller chercher à toute vitesse et à dévorer, toute en lenteur.

C’est avec une gentillesse hors du commun qu’il a accepté de nous donner une entrevue exclusive. Cet homme est un véritable magicien de la langue française et de la création. Son écriture a réellement le pouvoir de nous sortir de nos moments gris ! C’est  donc avec une immense fierté que nous vous présentons cette entrevue.

Q1 : Depuis quand savez-vous que vous êtes doué(e) pour écrire et quand avez-vous su que c’est ce que vous vouliez faire de votre vie ?

J’espère qu’on ne sait jamais si on est doué, sinon on est mort comme artiste et écrivain. On sait qu’on travaille sérieusement, beaucoup, avec passion. Mais doué, non. Avec le temps, les publications, on gagne un peu en confiance, mais ce n’est pas de la confiance dans l’exécution, c’est de la confiance dans l’impulsion. On sait que c’est possible, on peut créer, on l’a déjà fait, on a du mal à y croire tellement on se sent démuni malgré notre désir, mais c’est un fait, alors même si ça semble incroyable, on se lance dans un nouveau projet comme on se jetterait dans le vide avec cette prière pour que des ailes nous viennent.

Ensuite : méfiance aussi du complexe d’infériorité.

Il faudrait ne pas savoir qu’on est doué, ne pas se poser la question, et dans le même temps avoir une haute opinion de ce qu’on est en train d’essayer de créer. Un mélange d’arrogance et d’humilité, d’une certaine façon. Il faut être fier de notre art, sinon on prend des coups, sinon on se laisse imposer des choses par d’autres, sinon on n’est pas capable de se battre pour avoir une belle couverture, par exemple.

Il y a un va-et-vient constant entre la certitude de faire quelque chose d’important et de beau et le doute total. C’est une vie de navigation entre dépression, désespoir, et enthousiasme, exaltation.

J’ai su très jeune que je voulais raconter des histoires, et être écrivain. Un livre est un objet magique et je voulais créer cette magie. Parce que ça compte, parce que ça sauve, c’est un moyen de résister à la part violente du monde, et de donner du plaisir.

Q2 : Y a-t-il un écrivain ou un livre en particulier qui vous a donné l’envie d’écrire ?

Deux. Oscar Wilde et William Shakespeare.

Des écrivains qui ne se sont pas embarrassés de limites. Ce sont deux artistes tragiques et comiques, intellectuels et populaires, accessibles et complexes.

Wilde a écrit des essais, du théâtre, des contes pour enfants, un roman, de la poésie. Shakespeare, quant à lui, a écrit des pièces sublimes, drôles, puissantes, profondes, légères.

Ils ne font partie d’aucun mouvement, d’aucun clan. Ce sont des modèles d’écrivains pour moi.

Mais j’aurais aussi pu citer Montaigne et Rabelais.

Q3 : Avez-vous un rituel d’écriture particulier ?

Prendre mon stylo-plume. Allumer mon ordinateur.

Mon rituel, c’est le désir de créer et la conscience que le temps passe, qu’il faut agir, vivre, créer avant d’être englouti. Disons que j’ai quatre rituels : le désir de créer, le plaisir qu’il y a à écrire, penser à la mort et l’angoisse de finir clochard.

J’écris partout, chez moi, dans les cafés, les trains, seul, avec du monde autour de moi.

Q4 : Quel est, parmi l’ensemble de votre œuvre, votre livre chouchou ? Ou celui dont vous êtes le plus fier(e) ? Pourquoi ?

Je ne veux pas choisir de livre parmi mes livres. Ce ne serait pas juste, car à chaque fois, j’ai écrit sincèrement, du mieux que j’ai pu. Je ne veux pas juger l’écrivain que j’étais il y a 10 ans avec les yeux de l’écrivain que je suis aujourd’hui.

Je peux citer On s’habitue aux fins du monde, car c’est mon livre qui est sans doute passé le plus inaperçu. J’ai à coeur de le défendre.

Q5 : Si la lecture d’un seul livre (sauf un des vôtres) était obligatoire, quel serait ce livre ?

Ah non. Pas de lecture obligatoire. Un livre ne devrait jamais être obligatoire et aucun livre ne devrait avoir pour conséquence une mauvaise note en classe. C’est ce qui tue la littérature.

Q6 : Cet été,  Le Ministre de l’éducation du Québec, a fait une déclaration qui a fait des vagues en disant qu’il y avait assez de livres dans les bibliothèques des écoles et que ces dernières ne vont pas mourir s’il n’y en a pas assez. Vous qui êtes écrivain autant adulte que jeunesse, vous devez comme nous être scandalisé! Que pensez-vous de cela?

Peu d’institutions et de responsables se préoccupent des enfants, des écoles, des artistes et des écrivains. Ce n’est pas nouveau. Les êtres humains font des choix de vie collective que je trouve destructeurs, mais apparemment, ils y trouvent du plaisir. C’est leur problème. À nous d’agir contre ça, de proposer des ripostes, des rencontres, des inventions, des liens. L’adversité a toujours été là. Nos adversaires sont toujours puissants. À nous de relever le défi.

Q7 : Avec Le banc de touche, vous avez expérimenté la bande dessinée. Allez-vous répéter l’expérience?

Je ne sais pas. Ça dépendra des conditions. Clément Fabre et moi avons mis plusieurs années pour faire cette BD. Trouver un éditeur a été difficile. Beaucoup de rejets. Heureusement, Wandrille Leroy des éditions Warum nous a soutenus.

Je me souviens que nous avons envoyé le livre à des auteurs BD que nous aimions, une quinzaine de personnes. Un seul nous a adressé un signe.

C’est un milieu dur et peu accueillant. Peut-être parce que je suis romancier, je ne sais pas.

Je suis lecteur de BD (à la maison, nous avons tous les Paul, de Michel R., et je découvre Zviane), en tout cas, et bien sûr j’aimerais en faire d’autres.

On verra.

Q8 : Vos livres sont traduits dans plusieurs pays. Dans quelle langue êtes-vous le plus étonner de voir vos livres ?

En coréen, car ils font des livres magnifiques. Le papier, la couv, sont superbes. Ils font travailler des graphistes et des illustrateurs talentueux. Ce devrait être un modèle pour les éditeurs français. Un livre comme objet devrait être prétexte à création.

Q9 : Avez-vous des projets d’adaptation cinématographique ?

Des producteurs et des metteurs en scène sont intéressés par plusieurs de mes livres. Mais tout ça prend du temps. C’est un milieu de réunions.

Q10 : Dans Le club des inadaptés (romans jeunesse), vos personnages subissent de l’intimidation. C’est un sujet dont on parle de plus en plus. Est-ce important pour vous de dénoncer ce genre de sujet dans vos romans qui s’adressent surtout aux plus jeunes?

Je parle des sujets qui m’ont touché et qui me touchent encore. Mon attitude n’est pas différente quand j’écris mes livres pour adultes. Je ne crois pas « dénoncer », je constate, je parle de ça, et j’essaye d’inventer des solutions, des ruses. Je crois que la littérature est une forme d’action. Elle concerne notre vie. Elle peut donner du plaisir, et des armes, des armes intellectuelles pour ne pas se laisser soumettre et continuer à se créer soi-même.

Q11 : Vous dites que vous n’aimez pas les foules. Aura-t-on la chance de vous voir au Salon du livre de Montréal un jour ?

J’aimerais beaucoup. Je ne suis venu qu’une  fois à Montréal et j’ai beaucoup aimé. Il y avait une tempête de neige. Je n’aime pas la foule, mais j’ai mis au point des mécanismes compensatoires pour m’en sortir. Dans la foule, on trouve toujours quelques individus avec qui s’entendre.

Q12 : Vous écrivez aussi sous le pseudonyme Pit Agarmen. Qu’ est-ce qu’un pseudonyme peut vous faire écrire que vous n’écririez pas autrement?

Le masque est fertile. Il provoque un phénomène psychologique troublant et passionnant. Les livres sous le masque transparent de Pit Agarmen ne seraient pas nés sans ce masque. Ensuite, mes livres sous mon nom et sous celui de Pit ont beaucoup de points communs. Mais il y a une variation, un intérêt pour d’autres sujets. C’est une chance, deux identités.

Q13 : Vous parlez beaucoup de vos angoisses dans vos livres. Est-ce qu’à l’aube de la quarantaine elles sont moins présentent, ces angoisses, ou elles vous aident à écrire et vous exprimer?

De nouvelles naissent. Elles sont rusées. J’imagine que ça fait partie de la panoplie d’être humain. Ma personnalité explique peut-être que j’y suis particulièrement sensible. J’ai un corps hyperesthésique. Ce n’est pas simple, mais on en tire de la richesse et de l’invention.

Q14 : Que souhaitez-vous à la littérature québécoise ?

J’aimerais qu’elle soit encore mieux distribuée sur le territoire français. J’aimerais que les liens soient plus forts avec La France, que le dialogue soit plus régulier. Comme avec le reste du monde d’ailleurs. Je ne sais pas si c’est offensant pour vous (excusez-moi si ça l’est), mais j’ai du mal à penser à la littérature québécoise en tant que telle. Quand je lis Nelly Arcan, Poulin, Anne Hébert, ou d’autres, je pense à eux comme écrivains, ils ne sont pas classés dans un coin à part de ma bibliothèque. La question des nationalités ne se pose pas pour moi. Mais peut-être justement en raison de ma nationalité ?

Il reste que la littérature française s’enrichit de la littérature de tous les écrivains qui écrivent en français et qui n’habitent pas sur le territoire métropolitain. On a besoin de ça. On a besoin des autres. D’autres rapports à la langue, à la géographie.

Q15 : Quel est votre mot préféré, parmi l’ensemble des mots de la langue française ?

Création.

L’équipe du Fil Rouge tient à remercier de tout cœur Monsieur Martin Page d’avoir pris le temps de nous offrir une si belle entrevue et vous souhaite de découvrir cet auteur merveilleux et de vous laisser charmer par sa plume unique et ses univers complètement enveloppants.

Critique littéraire : Mémoire d’une enfant manquée

C’est il y a deux ans, au Salon du livre, que j’ai remarqué ce livre pour la première fois. Je trouvais la couverture vraiment belle et ça m’a tout de suite attirée (oui, oui je fais partie de cette gang de gens-là!). Malgré la tentation, il m’a fallu un an de plus pour finalement me décider à l’acheter, un Salon du livre plus tard. Comme si ce n’était pas assez long, il m’a bien fallu six mois avant de m’y mettre, faute de temps. Mais bon, tout ça, c’est du passé, tout autant que la lecture de ce premier roman de l’auteure Brigitte Pilote (qui a aussi écrit Motel Lauraine ).

Même si c’est dans le passé, je n’ai pas totalement oublié l’existence de ce roman: c’est bon signe! C’est court (156 pages), alors ça se lit facilement en une soirée. Dans le cas de cette œuvre, la longueur n’est aucunement signe d’un manque de péripéties,  il aurait été plus long que j’aurais probablement perdu le souffle avant de l’avoir terminé.

Voici la quatrième de couverture, question d’avoir une petite idée de ce dans quoi vous vous embarquez .

1974. Jeanne, fillette dotée d’un verbe coloré et d’une impitoyable lucidité, refuse d’être une enfant, le nom que les adultes donnent à leur progéniture « pour nous rapetisser au lieu de nous élever » elle aspire à devenir un grand homme comme Jésus Christ et Jacques Cartier, avec qui elle partage ses initiales, ou encore comme ce rescapé des camps venu libérer les femmes d’ici. Confrontée aux adultes peu responsables qui peuplent son univers, Jeanne apprendra à oublier sa petite personne pour cultiver le devoir de mémoire.

C’est donc l’histoire de Jeanne, une enfant qui nous raconte sa vie de façon à la fois ludique et naïve, elle n’arrête pas deux secondes et aspire à de grandes choses.. Ses interrogations sur la vie, sa vision et son histoire apportent nous donnent le sourire de par la grandiose caricature utilisée par l’auteure, il n’est aucunement question de demi-mesure. Alors que la première partie du roman nous plonge dans le quotidien de Jeanne et de sa famille; dans la deuxième, on change complètement d’univers quand ses parents décident d’aménager dans une commune un peu sectaire à tendances très « new age ».  Plus le roman avance, plus l’histoire devient rocambolesque,  plus on a le souffle court et plus on entre dans la vision de Jeanne qui, avec son regard d’enfant, nous fait entrer dans son monde comme si tout était normal, alors que rien ne l’est.  Dans la troisième partie, ça devient un peu trop absurde. Un cinéaste américain vient faire un reportage sur Jeanne, elle devient alors enfin connue, du moins c’est ce qu’elle espère.. Pourrait-elle enfin être un grand homme?

Je crois que c’est un livre à lire lorsque vous voulez prendre une pause, le temps d’une soirée. C’est un livre qui amuse, qui captive, et ce, même s’il essouffle et s’il se perd un peu dans une absurdité narrative qui n’est, à mon avis, pas nécessaire .

Le personnage de Jeanne est attachant et ses réflexions sont à la fois matures, perspicaces, mais appartiennent tout de même à une enfant. Jeanne ne comprend pas tout, bien qu’elle aimerait le nous le faire croire, et certains sujets plus lourds sont abordés avec une telle naïveté et une incompréhension qui les rendent presque moins lourds.

Les deux premières parties avaient si bien débuté que j’ai été un peu déçue de la tournure lors de la troisième. J’ai eu l’impression que le cinéaste sortait de nulle part et qu’il y aurait eu bien d’autres façons de finir l’histoire de Jeanne. Par contre, l’écriture est, à mon avis, rafraichissante. Le ton et la construction des mots redonnent au récit le petit coup de pouce dont il avait besoin.

P.S : Juste un petit clin d’œil , je suis présentement en pleine lecture du roman Mémoire d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir et, en refeuilletant ce livre pour cette critique, je n’ai pas plus m’empêcher de sourire aux nombreux clins d’œil que Brigitte Pilote fait au roman de De Beauvoir. Le titre, la structuration du roman en partie, la soif de connaissance des deux personnages et, plus que tout, le fait que les deux personnages ne se considèrent pas, et ne veulent pas être considérés, comme des enfants.

De  plus, le roman de Brigitte Pilote commence avec cette célèbre phrase: « On ne naît pas enfant, on le devient »! Je trouve que ce sont de très beaux liens, peut-être même mis pour faire un certain hommage à Simone de Beauvoir ?

Vivre à crédit ; une histoire de conditionnement

La carte de crédit, ça peut-être une allié quand tu sais t’en servir et la pire des ennemies quand tu la prends pour une banque à pitons pour combler tous tes «  besoins ». Tsé veux dire.

Un des problèmes du crédit, qui s’applique même avec l’argent qui se trouve réellement dans votre compte, c’est son utilisation à des fins de gratification immédiate.

Des fois, j’ai l’impression de m’auto-conditionner comme on le fait avec un chien, de me donner une gâterie à chaque fois que je donne la patte, ou que j’ai une bonne note dans un examen.  On se félicite en dépensant, mais on finit par se sentir plus mal parce que, souvent, on dépense de l’argent qu’on n’a pas . Bon, se récompenser une fois de temps en temps, pour de vraies bonnes raisons, il n’y a rien de mal à ça, ce qui dérange plus, c’est acheter quand on se sent comme de la bouette pour se faire sentir mieux.

Exemple : si je suis vraiment anxieuse ou bien triste, ou bien si je me sens mal et je ne sais pas trop pourquoi, je vais aller m’acheter quelque chose, une nouvelle sacoche, des beaux cahiers, un nouveau livre que je n’aurai pas le temps de lire et je vais me sentir mieux, l’espace d’un instant.

Plus on embarque dans ce cercle, moins la gratification est longue et plus le sentiment de culpabilité prend de la place. Un jour, on s’en rend compte, on se dit qu’on va faire attention, et on recommence, on se sent encore plus mal, car on a compris le « pattern » , mais on ne peut pas

s’en empêcher, parce que ça nous fait sentir mieux et que ça donne l’impression d’avoir un peu de contrôle sur la situation, sur nos émotions .

Pour m’aider, je me suis trouvé quelques trucs pour essayer de déconditionner cette mauvaise habitude et d’avoir une relation ( oui, oui, je suis rendue à cet âge-là) plus saine avec mon argent.

Se récompenser sans le matériel. Ce n’est pas parce que j’ai eu une bonne note dans un travail, ou que j’ai passé une mauvaise journée au boulot, que je mérite de m’acheter un nouveau livre à chaque fois. Des fois oui, mais pas pour tout et pour rien. Alors, quand vous vous arrêtez pour rationaliser et réaliser que l’occasion ne mérite pas l’achat, dites-vous que vous pourriez plutôt prendre le temps d’écouter un bon film, de laisser les travaux de coté pour une soirée, de faire une activité avec des amies? Le but, c’est pas nécessairement que ça ne coûte rien, c’est que ça ne soit pas une gratification instantanée qui ne durera pas.

Ne pas faire attacher sa carte de débit à sa carte de crédit . Je parle ici en connaissance de cause, c’est comme si on avait toujours de l’argent, jamais de stop, c’est facile dans ce temps-là de ce dire, ah et bien j’ai plus d’argent, mais ma carte de crédit me le permet alors je peux bien m’acheter cette paire de bottes à talons que je ne porterai qu’une seule fois. Le pire, c’est que des fois, si on ne fait pas attention , on ne peut ne pas s’en rendre compte et embarquer sur la carte de crédit en croyant avoir encore de l’argent dans son compte bancaire .

Se concentrer sur l’émotion  et non sur la satisfaction de l’achat . La gratification qu’on a en achetant quelque chose ne dure pas longtemps pas seulement pour des raisons d’argent et de culpabilité, mais, car elle ne vient souvent que boucher un trou. Pourquoi pas se concentrer sur le pourquoi de l’émotion en essayant de comprendre et de régler le conflit intérieur, c’est plus long, mais c’est certain, vous vous sentirez mieux.

Au courant du mois d’octobre, Martine écrira un article sur « comment tenir son budget » , ne manquez pas ça si, comme moi, vous avez des difficultés à bien gérer votre argent.